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Hitman Absolution

Hitman Absolution

Six ans. Pour tous les fans du chauve qui ne sourit pas, l’attente fut Longue. L’assassin 47 peut-il encore rivaliser avec Sam Fisher, Connor Kenway et autre Corvo Attano, ou est-il bon pour la retraite ?
Certaines pages se tournent, d’autres s’arrachent. Diana, votre contact, votre informatrice, celle qui se rapprochait le plus de ce que l’on nomme amie, a trahi l’Agence. Elle est désormais votre contrat et 47 ne faillit jamais. Dans son dernier souffle, elle vous demande cependant un ultime service lourd de conséquences.

Reviens Léon

L’intrigue occupe une place centrale dans Absolution, s’appuyant sur des cinématiques soignées et un casting très charismatique. Le résultat, plutôt réussi, altère cependant la structure du jeu. La notion de contrat et de sélection d’arsenal disparaît au profit d’un enchainement de missions dont la continuité fait parfois défaut. Perdre son déguisement ou ses armes précieusement amassées sans raison s’avère irritant. Et surtout, 47 se retrouve ponctuellement dans le rôle de la proie, traquée inlassablement par la police lors de séquences fortes mais assez linéaires. On a alors la sensation d’être devant un Splinter Cell, en bien plus rigide, prenant son mal en patience le temps de redevenir le prédateur, de retrouver ce que l’on aime dans la série Hitman.Quand et comment

Observer posément des environnements somptueux et variés, identifier les cibles, discerner les dangers et repérer les opportunités puis passer à l’action, tel est le credo de 47. Que vous affectionniez l’approche violente ou préfériez dissimulez les corps pour rester discret, que vous favorisiez les exécutions publiques ou les accidents organisés, vous trouverez votre bonheur dans Hitman. La grosse nouveauté de cet opus est l’instinct. Cette ressource sert à analyser les alentours, deviner la présence d’adversaires à travers les murs, anticiper leurs rondes, ralentir le temps pour marquer et exécuter un groupe (merci Sam) ou encore tromper la vigilance d’un garde soupçonneux. Que les puristes se rassurent, cinq modes de difficulté permettent de limiter ces assistances. Le système de déguisement a aussi évolué. Les zones abritent généralement deux groupes susceptibles de vous identifier. Les vêtements du groupe A permettent de naviguer sans problème dans le groupe B mais éveillent les soupçons du groupe A, et inversement. Il faut donc jongler constamment entre les tenues ou se servir de la foule lorsqu’elle est présente.

La marche était trop haute

Malheureusement, aucun progrès n’a été fait sur les déplacements. Après un Dishonored permettant d’aller n’importe où, voir 47 ne franchir que de rares barrières ou murets prédéfinis se révèle terriblement frustrant. Hitman Absolution est un jeu très mécanique. Les niveaux sont construits avec la précision d’une horlogerie suisse. Lorsque l’on apprend à lire le "mouvement", à déceler les interstices, on peut s’engouffrer dans les rouages et enchainer les actions de façon jouissive mais un pas de travers et cela part en vrille. L’intelligence artificielle, bien que parfois erratique, se montre très agressive et cela vire au massacre. Une approche très binaire qui n’est pas pour autant rédhibitoire car à défaut de liberté, le jeu offre dans ses phases prédateur un nombre considérable de possibilités, à tel point que rejouer un niveau différemment vaut vraiment le coup. Mieux encore, l’excellent mode Contrats permet de créer des défis en désignant des cibles (n’importe qui dans un niveau) et des contraintes (armes, déguisements) pour ensuite les partager en ligne. Du coup, même s’il ne satisfait pas sur toute la ligne, Absolution remplit… son contrat.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux amoureux de 47, Corvo, Sam, Léon et consort.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Hitman Blood Money
- Dishonored
- Splinter Cell Conviction