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Goblin Commander : Unleash The Horde

Goblin Commander : Unleash The Horde

Goblin Commander nous invite à un exercice de style peu employé sur console, le jeu de stratégie temps réel. Comment s’en sortent les Gobelins sur PlayStation 2 ?
La stratégie temps réel fait partie des genres les moins visités sur console, et pourtant on a déjà eu droit à de bons titres comme l’adaptation d’
Age of Empires 2. Cela dit, une manette, aussi évoluée soit-elle, peine à être parfaitement fonctionnelle, à l’image du combo clavier-souris. Mais quand on sait que des anciens de Blizzard ont travaillé sur Goblin Commander, on pouvait s’attendre à du tout bon.

Commandeur Gobelin au rapport !

Comme son nom l’indique, le jeu propose de prendre le contrôle de cinq clans de Gobelins. Chaque clan possède ses forces et faiblesses, et dispose d’unités spécifiques. Incarnant Grommel, le commandant Gobelin à la tête du clan Stonekrusher, vous allez devoir réunir la horde et ses cinq tribus au travers d’une vingtaine de missions solo. Une faction peut contenir un maximum de 10 unités, un titan, ainsi que trois tourelles déployées simultanément. Deux ressources servent à constituer vos troupes : l’or que l’on récupère en démolissant les éléments de décor et les âmes que l’on récolte à chaque ennemi tombé et à l’aide de puits des âmes.
A mesure que l’on progresse dans la campagne, on débloque unités et structures supplémentaires à envoyer au carton sur le champ de bataille. La progression se fait sans encombre de missions en missions. Mais pour cela, il faudra avant tout maîtriser l’interface.
Une interface console à apprivoiser

Passer d’une interface PC à une interface console n’est pas une mince affaire. Et à ce niveau, les développeurs ne s’en sortent pas trop mal, même si du coup on se retrouve une peu limité dans les actions à entreprendre. Car qui dit console dit gameplay simplifié lorsqu’il s’agit de stratégie temps réel. Un arbre des technologies sommaire, pas de construction de bâtiments hormis les tourelles de défense, une gestion simpliste des titans ou encore des cartes très limitées font partie des restrictions adoptées pour rendre le genre plus assimilable sur PS2. En dehors de cela, on s’y retrouve à force de pratique. Il est possible de prendre directement le contrôle des unités ou de les envoyer à destination par système de waypoints. On guide le curseur au stick analogique, les gâchettes servent à utiliser les fonctions spéciales. L’interface a le mérite d’être efficace.

Je parle un peu Gobelin sous la torture

Certes, le joueur occasionnel aura son compte côté gameplay, mais la réalisation laisse à désirer.
L’environnement de jeu en 3D n’a rien d’exceptionnel, tandis que la caméra libre remplit son office tant qu’on ne la pousse pas dans ses derniers retranchements. Par contre la bande-son reste fade avec des dialogues et des bruitages que l’on aurait aimé plus percutants. Ensuite, le mode deux joueurs sur écran partagé n’a que peu d’intérêt et aucun mode réseau n’est présent.
Pour résumé, Goblin Commander, s’il propose de bonnes idées en matière d’interface, affiche une vision très allégée du genre, qui contentera les joueurs occasionnels sans accrocher les habitués.


Test réalisé par Frédéric Pam.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux stratèges débutants
- Aux amis des Gobelins
- Aux joueurs déchaînés

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- Alien vs Predator : Extinction