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Ghosthunter

Ghosthunter

Avec Ghosthunter, les studios Sony de Cambridge, pères de l’inoubliable Primal, viennent une nouvelle fois nous démontrer les prouesses techniques dont est capable la doyenne des consoles de salon.
Bientôt un an après le succès de Primal, les studios Sony de Cambridge s’attaquent à une autre catégorie de jeu : le survival-horror. En trame de fond de Ghosthunter, deux flics : Lazarus Jones et Anna Steele, dépêchés dans un lycée abandonné qui a été le théâtre d’événements surnaturels. Arrivé sur les lieux, le duo se sépare, il fallait s’en douter. Et là, patatras ! La catastrophe se produit. Lazarus libère par mégarde une armée de revenants, et dans la foulée, l’un d’eux enlève sa coéquipière. Voilà comment d’une simple bavure, un flic sans histoire devient chasseur de fantômes.

Frayeur en pente douce

Ainsi, Lazarus passe du statut de flic à celui de ghostbuster. En plus de son 9mm, il acquiert l’arsenal allant de paire avec son nouveau job : fusil à impulsions, sniper, pseudo frisbees pour capturer les fantômes, etc. Et même un corps astral permettant d’atteindre des zones inaccessibles (sous l’eau, par exemple). Combinez la rigidité du gameplay, à laquelle on finit par s’habituer, au décor de maison hantée, et les premiers pas dans le jeu se révèlent oppressants à souhait.
On évolue au son des "sauvez-nous", "libérez-nous", on s’attend à voir apparaître un revenant derrière chaque voilure, etc. Mais hélas, là où le sentiment de terreur aurait dû monter en puissance comme dans n’importe quel survival-horror, à peine a-t-on capturé ses premiers spectres, que l’ambiance tombe subitement à plat.
Lazarus Vs Predator

Dès lors que Lazarus quitte le cadre de la maison hantée pour visiter d’autres lieux (marrais, mines, forêts, villages désertés, etc. ), la progression tient davantage d’un remake de Predator que d’un Resident Evil ou d’un Project Zero. Equipé de son sniper et de ses lunettes spectrales, on avance à pas furtif pour zigouiller apparitions fantomatiques en tous genres : soldats en embuscade, crocodiles armés de tronçonneuse, mollusques à la bouche pleine de dents, etc. Les phases de shoot alternent avec les phases d’exploration et de résolution d’énigmes globalement abordables : objets à récupérer (clef, pied de biche), interrupteurs, rochers à dynamiter, mélodies à reproduire en tirant sur des boîtes de conserve, etc. Résultat, la sensation d’angoisse disparaît totalement, le scénario, comme l’action, piétinent, et nous, on s’impatiente.

Encore un jeu où il faut persévérer

Le véritable défaut de Ghosthunter est de ne pas fournir en temps et en heure ce que l’on attend d’un bon survival-horror. En effet, ça n’est qu’au bout de plusieurs heures que le jeu commence enfin à révéler un autre aspect de sa personnalité :
une ambiance plus "Silent Hillienne", moins malsaine que dans la série de Konami, mais tout de même assez glauque avec un manoir insalubre peuplé de gamins possédés, d’ours en peluche décharnés tentant de se remplumer pendant qu’on les canarde, etc.
Sil’excellence de la réalisation (visuellement, le jeu compte parmi ce qui se fait de mieux sur PS2 et le doublage français de Lazarus par Vincent Cassel confère au héros un certain crédit) permettra aux plus persévérants de prendre leur mal en patience, il n’est pas évident que tous les fans de survival-horror l’entendent de la même oreille.

Test réalisé par Carine Larsen

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- A ceux qui cherchent un Survival horror moins flippant qu’un Silent Hill ou un Resident Evil
- Aux joueurs persévérants
- A ceux pour qui la réalisation est un critère de sélection


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