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Gears of War 2

Gears of War 2

Facile à produire, facile à vendre, la "suite" constitue une irrésistible tentation pour le développeur, l’éditeur et le fan avide. C’est aussi le plus redoutable des pièges, la fainéantise pouvant tuer une licence…
Loin de mettre un terme à la guerre, la bombe lumière détonnée par l’escouade Delta a juste donnée un coup dans la fourmilière. Les Locustes redoublent de férocité dans leurs assauts et l’humanité, retranchée dans la capitale Jacinto, voit se profiler le spectre de l’extinction. Le président décide de tenter le tout pour le tout lors d’un assaut final visant à porter le combat chez les Locustes : sous terre.

Voyage au centre de la terre

A défaut d’être original, le scénario plus cohérant rebondit de façon intéressante sur les éléments suggérés dans le précédent opus. L’ambiance demeure celle d’un "buddy movie" refoulant la testostérone et l’amitié virile avec des répliques caricaturales qui parviennent cependant à nous arracher quelques sourires. On trouve même une ou deux séquences "émotion" qui touchent juste, mais c’est avant tout la poudre que fait parler le jeu.
Après un prologue volontairement timide qui se charge de nous rappeler ce qu’était l’expérience du premier épisode, le logo Gears of War 2 apparaît et Epic passe à la vitesse supérieure.

Le moteur, assez familier de prime abord, déroule soudainement de vastes paysages et une multitude d’unités. Les locustes surgissent du sol par grappes de vingt ou trente, tandis que les tanks dessoudent d’énormes Brumaks et que les hélicoptères affrontent des Reavers. L’immersion est aussi immédiate que puissante. Mais plus encore que sur le plan technique, c’est du point de vue artistique qu’Epic progresse : certains niveaux souterrains donnent l’impression d’évoluer dans une peinture et les compositions musicales atteignent des sommets. Chaque chapitre dégage une identité, une ambiance propre. On passe d’un champ de bataille balayé par les explosions aux entrailles répugnantes d’un vers géant avant d’explorer un inquiétant centre de recherche fantôme (type Umbrella) hanté par une intelligence artificielle dérangée puis d’arpenter les allées d’une citée cyclopéenne enfouie.

Tout beau, tout nouveau

Mais surtout, Epic ne cède pas au piège de la facilité et injecte à intervalles réguliers des éléments de gameplay qui renouvellent constamment l’action. Il peut s’agir d’armes (mortier, lance-flammes, bouclier), de véhicules (terrestres et aériens), d’ennemis comme les Tickers (sortes de rats kamikazes) ou les prêtres (qui ressuscitent les Locustes) et de nombreuses mécaniques ponctuelles. Porter une bombe qui vous lie à Dom et ne laisse que le flingue pour se défendre, déjouer un système de défense automatisé, survivre à des sucs digestifs, fuir un éboulement, défendre un véhicule, faire avancer un ver blindé utile comme couverture, se protéger d’une tempête de grêle tranchante… On retrouve aussi les embranchements, surtout intéressants lorsque l’on joue à deux, qui impliquent de se couvrir mutuellement et de déclencher des mécanismes de façon coordonnée.
Plus généralement, les niveaux recèlent souvent plusieurs chemins que l’on peut emprunter librement pour contourner des adversaires et les soumettre à un feu croisé. Bref, la campagne de GeoW 2 est un concentré d’action explosive et exaltante, l’authentique archétype de la bonne suite.
La horde sauvage

C’est néanmoins grâce à ses modes multijoueurs qu’il décroche la timbale. Après des mois passés sur les serveurs du premier épisode, le potentiel de cette suite ne faisait aucun doute et Epic ne déçoit pas. Les cartes (nouvelles et anciennes) sont nombreuses, variées avec parfois quelques éléments interactifs. Les modes de jeu sont vraiment prenants, qu’il s’agisse des classiques (Zone de Guerre, Exécution, Leader, Annexion) ou d’inédits (Ailier, Fugitif, roi de la colline). Mais la nouvelle superstar du jeu est le mode Horde. GeoW n’est pas le premier titre demandant à un groupe de joueurs (ici cinq) de survivre à des vagues d’ennemis, mais il le fait avec une incroyable maestria. La combinaison des armes, du système de couverture, de soin, la diversité des adversaires, le soin avec lequel chaque groupe adverse est composé pour offrir une difficulté croissante en fait une expérience exceptionnelle. Facile du coup de pardonner les petits bugs, l’affichage parfois tardif des textures ou l’IA un peu limitée (bien qu’améliorée). Gears of War 2 se pose sans mal comme la nouvelle référence du Third Person Shooter et l’un des blockbusters de cette fin d’année.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- A tous les fans d’action explosive.


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