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Football Manager 2014

Football Manager 2014

Véritable chef-d’œuvre d’austérité à l’esthétisme aussi épuré qu’une chambre d’étudiant, Football Manager ne manquerait pour rien son rendez-vous annuel. Niveau améliorations, la franchise semble reprendre son rythme de sénateur.
Dans ses deux dernières éditions, Football Manager avait su introduire de nouvelles fonctionnalités clés, notamment en replaçant le relationnel au cœur du gameplay. L’entraîneur se retrouvait donc coincé entre ses footballeurs, avec autant d’égos à gérer, et ses dirigeants. Refonte de l’interface et meilleure gestion du staff technique et des entraînements agrémentaient le tout. Cette année, les développeurs renforcent essentiellement les points forts sans apporter de gros changements. Ce qui donne l’impression plus ou moins trompeuse de stagner.Améliorer les mécaniques
Le studio Sports Interactive a donc peaufiné le fonctionnement de son rejeton. Il y a bien quelques améliorations d’interface, avec notamment une meilleure gestion des flux d’information reçus, identifiés par des codes couleurs en fonction de leur contenu. L’aspect tactique subit des retouches avec de nouvelles instructions pour vos joueurs et la possibilité de définir des rôles précis pour chaque poste attribué à un même footballeur. C’est avant tout sur la cohérence des relations entre vous, vos joueurs et votre staff que le studio a œuvré. Les interactions deviennent plus nombreuses, vous pouvez demander à un cadre de l’équipe de recadrer un joueur. Les réunions avec votre équipe dirigeante permettent l’échange d’idées (quel entraînement adopter pour un joueur, quels éléments placer sur la liste de prêt ou libérer de tout contrat). Certaines de vos décisions peuvent être retoquées par le conseil d’administration. Un de vos souhaits n’est pas exaucé ? Balancez vos dirigeants dans la presse. Mais vous avez intérêt à avoir des billes en réserve sous peine de prendre rapidement la porte. Vous accumulez les succès ? Allez donc demander une revalorisation salariale, en menaçant d’accepter la proposition d’entraîner un autre club. La négociation des contrats gagne aussi en réalisme avec l’ajout de nouvelles closes et des réactions plus crédibles de la partie adverse par rapport aux offres que vous émettez.

Une technique de… folie ?
Par contre, une fois sur le terrain, l’ambiance est toujours aussi soporifique. Le public n’a définitivement qu’une façon monocorde d’exprimer toute son admiration pour ce qu’il se passe sur le terrain. Nous l’avons dit et redit, nous aimerions un peu d’efforts sur cet aspect du jeu qui n’est pas négligeable. Oui, le moteur 3D a été amélioré, mais tellement peu que nous maintenons notre revendication. Pour souligner ce qui est positif, il faut avouer que les actions paraissent tout de même plus cohérentes. Il y a moins de mouvements et de passes fantaisistes que l’an passé. Les attaquants ont quand même tendance à joyeusement arroser les tribunes. Autre point important : les entraîneurs adverses, dirigés par l’intelligence artificielle, réalisent plus volontiers des remaniements tactiques. Votre entraîneur adjoint n’est pas, non plus, avide de conseils en plein match. Les écouter peut parfois aider, même s’il arrive de se prendre des corrections sans qu’on ne sache très bien pourquoi. L’inverse est tout aussi vrai. Football Manager est donc cette année entré dans une logique de subtiles améliorations. Il se destine donc aux fans acharnés qui apprécieront cet effort. Les autres risquent de moins voir les évolutions. Mais, de toute façon, ce jeu concerne-t-il un autre public que celui des aficionados ?

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 12 ans
- Aux fidèles de la saga
- A ceux qui comprennent les coulisses du football
- Aux gestionnaires confirmés

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