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Fist of the North Star : Ken's Rage

Fist of the North Star : Ken's Rage

Véritable martyr du décalage culturel entre la France et le Japon, Ken le survivant s’est longtemps fait discret sous nos latitudes. Heureusement, les choses ont changé ces dernières années : réédition du manga, nouveaux OAV, il ne manquait plus qu’un jeu vidéo.
Comme il l’a fait récemment pour Gundam, Koei habille d’une licence plus ou moins connue sa sempiternelle série Dynasty Warriors. Certainement une bonne idée pour vendre plus de jeux, mais le fan doit-il vraiment s’en réjouir ? "Non" est la réponse qui s’impose d’elle-même lorsque l’on pose les yeux sur Ken’s Rage pour la première fois. Si la modélisation des personnages s’avère à peu près correcte, le reste est d’une laideur affligeante, avec des décors ternes désespérément répétitifs, des ennemis génériques clonés à la volé et un clipping tout bonnement ahurissant (vive les murs qui apparaissent à 10 mètres !). Les mouvements brutaux de la caméra, qui décroche dès que l’on se retrouve dans un recoin (mais où suis-je ?) n’arrangent rien. Et plutôt que de peaufiner un système de combat un peu lourd et basique, Koei intègre des éléments de plateforme ou de conduite à moto complètement ratés. Soyons honnêtes, le "squelette" de Fist of the North Star est celui d’un jeu à 2 étoiles, bien en deçà du sympathique Sengoku Basara sorti récemment. Mais voilà : il s’agit de Ken.Déjà mort ?

Et au premier "Atatatatatatatatatah" qui résonne, la nostalgie opère à plein régime. Car si le jeu dispose d’une qualité inaliénable, c’est bien sa retranscription ultra-fidèle de l’univers crée par Hara & Buronson. Que ce soit au niveau des doublages, des bruitages, des cinématiques, de l’histoire, des techniques de combat ou de l’ultraviolence non censurée, on se retrouve immergé en plein manga et pour le fan, c’est tout simplement jouissif. Du coup, on persévère, on se raccroche au système d’évolution permettant d’acquérir moult compétences et attaques spéciales joliment mises en scène, aux nombreux personnages (Raoh, Toki, Shin, Thouzer, Rei, Mamiya…) que l’on peut débloquer afin de vivre leur histoire, voire au mode 2 joueurs en écran divisé, pourtant bien limité. Et au bout du compte, même si Ken’ Rage demeure un beat’em all médiocre, à des années-lumière d’un Bayonetta, le fan de Ken –et lui seul- peut s’y amuser.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux fans absolus de Hokuto No Ken

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Bayonetta, à choisir si vous chercher le meilleur beat’em all.
- Sengoku Basara : Samurai Heroes, dans le même genre mais mieux.