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Eternal Darkness : Sanity's Requiem

Eternal Darkness : Sanity's Requiem

Les créateurs de Legacy of Kain ne sont pas souvent sous le feu des projecteurs, mais quand ils reviennent, c'est pour nous offrir de la nouveauté, avec, dans le cas d'Eternal Darkness, frayeur et paranoïa à la clef.
Impatiente de découvrir le dernier-né des développeurs de Silicon Knights, j'insère le CD dans ma GameCube, j'éteins les lumières et je me campe devant ma télé. Un dénommé Edward Roivas m'annonce que les forces du mal sont à l'oeuvre et que l'humanité est (encore) au bord de l'extinction. Selon lui, le seul espoir des générations à venir serait Alexandra, sa petite-fille. On fait ensuite la connaissance d'Alex dans la demeure du narrateur. Cette dernière est venue enquêter sur le décès de son aïeul, dont le corps vient d'être retrouvé décapité et gisant dans une mare de sang.

La machine à remonter le temps

Tout commence par une exploration du manoir. Très vite, Alex tombe sur un étrange manuscrit. Les parchemins ouvrent des portails sur différents lieux, différentes époques (Perse Antique, France moyenâgeuse, Amérique du XIXe siècle, Cambodge contemporain, etc.) et propose d'incarner de nouveaux personnages (onze en plus de l'héroïne principale). A l'instar d'Alex, tous ignorent qu'ils ont été choisis pour sauver l'humanité.
Ils poursuivent donc des objectifs tout autre : Karim doit trouver un trésor pour gagner le coeur d'une princesse, Ellia est en manque d'action (elle va être servie la chérie), Anthony tente de déjouer le complot se tramant contre l'empereur Charlemagne, etc. Et c'est bien malgré eux qu'ils se trouvent mêlés à la lutte du bien contre le mal.
Mortelles les hallucinations

Au fil de l'aventure, les élus combattent de monstrueuses créatures, récoltent des runes pour acquérir des pouvoirs magiques et résolvent des énigmes. Toujours à base de clefs, de sorts, d'objets à placer à un endroit précis, etc. Les énigmes n'ont rien de compliqué. Quant aux incantations runiques, on assimile peu à peu la signification des symboles et les différentes possibilités d'alignement. Et comme on peut assigner les plus fréquemment utilisées aux touches du pad, leur utilisation est d'une simplicité enfantine. Mais l'innovation majeure réside dans l'apparition d'une jauge de santé mentale. A chaque fois qu'un élu rencontre un zombi, sa jauge diminue. A moins de zigouiller le spectre illico presto, c'est la folie qui le guette : sol qui tremble, murs ensanglantés, cris atroces, corps mutilés, etc. Difficile de garder la tête froide tant les visions s'intègrent bien au jeu.

A mi-chemin entre GameCube et N64

Le système de combat est aussi assez original. On lock le zombi avec la gâchette, on choisit une partie du corps avec le stick, et après seulement on taillade dans la joie et dans la bonne humeur. Zouip... une tête qui vole ! Slash... un bras en moins ! Il faut donc s'y reprendre à maintes reprises avant d'achever un ennemi. Dans l'absolu, je n'ai rien contre, sauf que le stick est si sensible qu'on change parfois de cible sans le vouloir. De plus, les persos étant un peu mous et les angles de caméra (trop fixes dans les couloirs exigus, trop éloignés dans les espaces vastes) peu adéquats, on est vite submergé par le nombre.
Au niveau du graphisme, la réalisation est très en-deçà de Resident Evil (rappelons qu'au départ le jeu devait sortir sur N64). Les décors sont assez réussis mais la modélisation des persos est vraiment moyenne.
Malgré ces quelques défauts, grâce à la richesse de son scénario et ses visions délirantes, Eternal Darkness parvient quand même à captiver du début à la fin.

Test réalisé par Carine Larsen

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- A ceux qui cherchent de la nouveauté en matière de survival horror
- A un public averti
- A ceux qui privilégient l'intrigue au graphisme


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- Resident Evil