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Driver San Francisco

Driver San Francisco

Prince of Persia, Might & Magic… Ubisoft ne manque d’expérience lorsqu’il s’agit de revigorer une licence moribonde mais est-il judicieux pour ce Driver de laisser le studio Reflections au volant ?
Dans un jeu de course, il est important de démarrer sur les chapeaux de roues. Driver appuie immédiatement sur le champignon : le grand méchant Jéricho profite d’un transfert pour s’évader de prison, déclenchant une violente course-poursuite qui envoie l’officier Tanner dans le coma. Notre super flic se découvre alors une nouvelle aptitude, le Shift, qui lui permet de quitter son corps pour prendre possession de n’importe quel autre conducteur. Jéricho n’a qu’à bien se tenir…

Dernières volontés
Si ce virage vers le fantastique risque de semer quelques vétérans de la série, on ne peut reprocher à Reflections de tenter d’apporter un concept novateur. Il en va néanmoins autrement de son implémentation dans le jeu, qui se fait en dépit de toute cohérence. Qui conduit la voiture de Tanner lorsqu’il "s’absente" ? Pourquoi peut-il prendre possession de n’importe qui sauf ceux qu’il doit arrêter ? Pourquoi un flic utilise les citoyens, qu’il doit servir et protéger, comme des voitures-béliers que l’on peut sacrifier ? Pourquoi les points de Volonté obtenus en réalisant des missions permettent non seulement d’améliorer ses pouvoirs (turbo, détection d’objets, etc.) mais aussi d’acheter de vraies voitures dans un garage ?

Flic ou voyou

On peut bien sûr rouler sur ces questions sans s’arrêter mais le vrai problème, c’est que la série perd son identité en route. Les missions relatives à l’enquête de Tanner ne représentent guère plus de 5% du contenu. Le reste du temps, on survole la ville, un peu comme avec la vue satellite de Test Drive Unlimited, pour trouver des objets à collecter et un nombre astronomique de missions annexes brèves au contexte minimaliste. Ici, on se glisse dans la peau de flics cherchant à interrompre une course de rue, là on participe à une course illégale, un coup on escorte un témoin à l’abri, un coup on aide des voleurs à s’échapper, tantôt on doit faire sauter des taxis par-dessus un camion, tantôt faire se percuter de face deux innocents citoyens pour le plaisir d’un réalisateur. C’est sûr, les activités sont variées, mais quel rapport avec l’histoire d’un flic infiltré caractérisant Driver ? Aucun.

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

DSF parvient à éviter la sortie de route en se raccrochant aux fondamentaux. Le pilotage procure d’excellentes sensations et c’est un plaisir d’expérimenter les nombreux véhicules disponibles. Malgré une réalisation inégale, ce San Francisco plongé dans un perpétuel soleil couchant s’avère un terrain de jeu vaste et fendard grâce à ses dénivelés délirants. La bande-son est une petite merveille qui renforce les poursuites comme les balades. Il y a énormément de situation rendant hommage à des films d’anthologie. Et puis ponctuellement, si l’on cesse de se poser des questions, le Shift fonctionne. C’est le cas en solo lorsque l’on utilise des véhicules pour défoncer des fuyards ou protéger un camion. Et que dire du multijoueur. C’est le joker de DSF, la dose de nitro qui propulse à fond le joueur sur les sentiers de la joie. Les modes de jeu sont nombreux, variés et la capacité de Shift change radicalement la donne. Il apporte à la fois une dimension tactique aux épreuves et des situations imprévues souvent hilarantes. Driver n’est plus, vive Driver.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans.
- A ceux qui veulent un jeu de course fun.

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- Burnout Paradise
- Test Drive Unlimited 2