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Dragon’s Dogma Dark Arisen

Dragon’s Dogma Dark Arisen

Parfois abusif dans sa politique de contenu téléchargeable, Capcom sait se montrer généreux lorsqu’il remet le couvert sur un jeu récent. La preuve avec Dark Arisen qui vient enrichir le monde déjà foisonnant de Dragon’s Dogma.
Sorti l’année dernière, Dragon’s Dogma s’était avéré une excellente surprise. Certes, le monde ouvert de cet action-RPG souffrait de quelques ratés mais la partie action transcendait l’expérience.

Séance de rattrapage

L’aventure de Dark Arisen s’axe sur les mystérieux Récifs de l’amertume. Un véritable labyrinthe souterrain regorgeant de créatures monstrueuses conçu pour mettre vos talents à l’épreuve. Néanmoins, plutôt que d’opter pour une extension ou un stand alone, Capcom inclut tout simplement le jeu de base dans son intégralité ! En prime, on bénéficie du pack de textures HD, des doublages japonais et de quelques ajustements de gameplay très appréciables (notamment la gestion des téléportations). Une opportunité en or pour tous les joueurs qui seraient passés à côté de cet excellent titre. Petite piqûre de rappel : désigné par la griffe aiguisée d’un dragon venu ravager le monde, votre avatar devient l’insurgé, un être capable de diriger d’étranges combattants nommés les pions. A quelle fin ? Détruire le dragon, bien sûr ! Bizarre ? Vous avez dit bizarre ? L’intrigue du jeu ne manque pas d’intérêt même si elle reste avant tout un prétexte pour nettoyer le continent de Gransys, infesté de créatures démoniaques.Ce qui est dehors…

Visiter le vaste monde, rendre service aux habitants, affronter de redoutables ennemis, accumuler de l’expérience, faire évoluer son héros, améliorer son équipement… La boucle de jeu est efficace bien que familière. Néanmoins, Dragon’s Dogma se distingue par ses affrontements hyper dynamiques. Très orientés action, ils offrent la possibilité d’escalader les créatures, comme dans Shadow of the Colossus, pour un résultat souvent spectaculaire. La dimension tactique demeure omniprésente à travers les choix de compétences, la sélection de ses équipiers (on change régulièrement de pions) et le système d’ordres en cours de combat. On s’attend forcément à retrouver ces ingrédients plaisants lorsque l’on arpente les souterrains des Récifs de l’amertume, infestés de nouveaux monstres, gorgés d’équipements surpuissants et de compétences inédites à acquérir. Seulement voilà, la sauce ne prend pas aussi bien.

...n’est pas dedans

Cela tient en partie à cet environnement claustrophobe aux architectures répétitives, qui tranche singulièrement avec les vastes extérieurs des terres de Gransys. Pas de ville, deux PNJ plutôt avares en paroles. La narration et l’environnement souffrent d’une aridité un peu décevante. De plus, il y a un réel problème d’équilibrage. Bien qu’accessible aux joueurs de niveaux 50, ce labyrinthe se révèle rapidement dangereux pour des héros de niveau 75. Lorsqu’ils ne vous tuent pas d’une simple chiquenaude, les boss particulièrement résistants mettent à l’épreuve votre équipe et révèlent les faiblesses latentes de l’intelligence artificielle. Les vétérans risquent d’être déçus et ne voudront pas forcément investir pour un donjon offrant une expérience finalement très basique, et un challenge confinant parfois au masochisme.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux amateurs d’action-RPG qui auraient loupé Dragon’s Dogma à sa sortie.
- Aux vétérans masochistes.

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