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Dirt Showdown

Dirt Showdown

Après un DiRT 3 qui semblait vouloir revenir un peu vers les premiers amours de la série, le rallye, Codemasters fait tout l’inverse cette fois avec Showdown, une ode à la tôle froissée et au stock-car.
Depuis le premier DiRT, la série de courses de Codemasters change de recette quasiment à chaque nouvel opus. Les deuxième et troisième épisodes étaient plutôt réussis, en proposant un mélange de disciplines intéressant en termes de sensations de pilotage. Cette année, changement de recette avec Showdown, un spin-off dédié au stock-car et au carnage de carrosseries qui s’avère en définitive plus proche d’une édition moderne de Destruction Derby que des précédents DiRT. Un positionnement qui risque d’avoir du mal à séduire en dehors du marché américain malgré des atouts techniques évidents.

Destruction Derby 2012
Le contenu de DiRT Showdown pourrait se résumer à deux modes. Le premier est connu : le gymkhana, pas forcément à sa place ici, directement repris de DiRT 3 avec deux environnements différents, Battersea et Yokohama. Le second est beaucoup plus costaud : le mode Showdown, une carrière déguisée qui vous traîne de ville en ville au travers d’une dizaine de types de challenges qui finissent pourtant par tous se ressembler. D’abord, vous avez des courses sur des circuits urbains ou en 8. Ensuite, vous avez les épreuves issues du gymkhana. Enfin, le gros morceau du jeu : les courses de destruction et d’auto-tamponneuses. Plusieurs variantes sont proposées mais le but est toujours le même : détruire les autres bolides présents dans une arène fermée et survivre. A chaque accident que vous créez, vous inscrivez des points et celui qui a le plus de points quand le chrono tombe à zéro est le vainqueur du massacre. Si votre bolide est détruit, vous repartez du haut de votre rampe comme si de rien n’était avec une voiture flambant neuve pour retourner au combat. Il y a même un challenge où vous jouez à chat, et où vous devez survivre le plus longtemps possible aux assauts de 7 autres fous furieux. Destruction Derby aurait-il trouvé son fils spirituel en DiRT Showdown ?

Un DiRT sans identité

Niveau gameplay, le jeu s’est aussi adapté à ce positionnement complètement arcade. Les voitures répondent au doigt et à l’œil et les challenges sont immédiatement accessibles à tous, à l’exception peut-être du gymkhana, un peu plus technique. Là où le bât blesse, c’est que les bolides que l’on utilise n’ont aucune masse, et qu’ils manquent cruellement de personnalité. Il n’y a pas de grande différence entre un buggy et une voiture de stock-car. Résultat : on parcourt les différentes épreuves sans grande émotion, car tous les défis procurent des sensations quasi-identiques à chaque fois. DiRT Showdown manque clairement d’une identité propre, car en l’état, il n’est qu’un jeu de course arcade sympathique parmi tant d’autres. A part peut-être au niveau graphique, avec des décors qui ont de la gueule et des voitures bien modélisées, l’EGO Engine faisant encore des merveilles ici. Ce spin-off de la série est pour faire simple le moins intéressant de tous car le public visé par ce DiRT est clairement situé de l’autre côté de l’Atlantique. Quand on connaît la qualité des précédents DiRT, difficile de justifier un investissement au prix fort dans Showdown, à moins d’être amateur de jeux de course où la science de la trajectoire n’est pas un atout nécessaire à la victoire finale.

Test réalisé par Romain Mabil.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de 7 ans et plus.
- Aux nostalgiques de Destruction Derby.
- A ceux qui aiment les jeux de course "très arcade".

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