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Dead to Rights Retribution

Dead to Rights Retribution

Si le premier Dead to Rights avait su se faire une place dans l’ombre de Max Payne, la médiocrité du second opus semblait clouer le cercueil de cette série naissante. Que peut-on attendre de cette résurrection ?
La qualité première de Dead To Rights Retribution est de connaître ses limites. Visiblement pourvu d’un petit budget, Volatile Games se fait un devoir d’utiliser ses ressources à bon escient pour renouer avec les fondamentaux de la série et ça marche.

Minimum Payne

La narration n’a aucune prétention, l’intrigue aussi subtile qu’un téléfilm de Chuck Norris (un politicien corrompu utilisant des gangs pour semer la terreur afin d’imposer une nouvelle police) se contentant d’une mise en scène sobre et expéditive. Le moteur graphique n’est pas un monstre de puissance, loin de là, mais le rendu à l’écran demeure très correct, grâce à des choix judicieux. Les personnages, que l’on voit systématiquement de près, sont ainsi finement modélisés tandis que les décors profitent de l’obscurité de cette aventure nocturne pour dissimuler leurs pauvres textures.C’est en fait sur l’action que le studio a focalisé ses efforts. Le gameplay s’axe autour de trois éléments. Les fusillades reprennent le désormais classique système de mise à couvert, qui malgré quelques petites approximations, fonctionne bien. L’arsenal s’étoffe régulièrement (flingue, pistolet-mitrailleur, fusil à pompe, lance-roquettes…), on peut utiliser un adversaire comme bouclier et la gestion des impacts comme la localisation des dégâts s’avèrent excellentes. Les ennemis se comportent de façon plutôt agressive, n’hésitant pas à lancer quelques grenades ou à venir vous déloger et la jauge de Bullet Time, emblématique de la série, vous sauvera plus d’une fois la vie. Néanmoins, les munitions s’épuisent rapidement, vous obligeant systématiquement à récupérer les armes de vos adversaires.

Ca va craquer un peu…

Le combat à mains nues repose sur des bases simples (deux boutons d’attaque, un de contre/défense) permettant pourtant de réaliser de nombreux combos. On demeure néanmoins plus proche d’un Batman Arkham Asylum que d’un Bayonetta, et s’il faut parfois lutter avec la caméra trop rapprochée, les sensations sont une fois encore au rendez-vous. Cela tient essentiellement à la qualité des animations illustrant les traditionnels désarmements et exécutions. Ridiculement violentes, ces actions procurent un plaisir aussi indécent qu’indéniable. Dernier élément : Shadow. Le monstrueux canidé qui accompagne Jack Slate depuis le tout premier DtR répond à des ordres simples (attaquer, protéger, rapporter une arme) et fournit une aide non négligeable en cours d’action.

Tu ne comptais pas avoir d’enfant ?

Mais surtout, on peut l’incarner durant des phases d’infiltration. S’appuyant sur ses sens aiguisés pour repérer les gardes, Shadow rampe discrètement jusqu’à l’infortunée victime avant de le trucider délicatement (émasculation, égorgement…) et de traîner le corps dans un recoin obscur. Il peut même attirer sa proie d’un petit gémissement. Une fois encore, les mécaniques sont très basiques mais satisfaisantes. Retribution incarne l’archétype du "petit jeu sympa mais générique". Il remplit son contrat en se montrant efficace, mais aucune idée originale, aucune prouesse technique ou artistique ne lui permet de se distinguer dans le raz-de-marée de hits qui déferlent actuellement.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux amateurs d’action brute
- Aux nostalgiques du premier Dead to Rights

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