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Dead Space 3

Dead Space 3

Les cauchemars d’Isaac Clarke sont devenus la réalité de l’humanité. Le virus Nécromorph affecte toutes les colonies et pour l’endiguer, notre héros n’a d’autres choix que de remonter à la source : la planète Tau Volantis.
Dans les jeux comme dans la société, la tradition pèse lourd. La différence est que personne n’oblige les développeurs et les éditeurs à se confronter aux attentes qu’engendre une suite. Nommer un jeu Dead Space 3 est une question de choix.

Dans l’espace, on ne vous entend pas hurler

Passé son introduction dispensable, ce nouvel opus semble vouloir opérer un retour aux sources salvateur. On se retrouve rapidement à flotter en apesanteur dans l’espace, à arpenter seul les couloirs obscurs et étriqués de vaisseaux fantômes tandis que les râles inquiétants des Necromorphs résonnent dans les conduits d’aérations. Malheureusement, l’illusion se dissipe rapidement. Réduisant la mise en scène à sa plus simple expression et adoptant le rythme de 3 pas – 3 ennemis (voire plus), Dead Space 3 délaisse définitivement son étiquette de survival-horror. Même les plus trouillards vous le diront : quand on croise un monstre pour la 47ème fois en 15 minutes, on ne se fait plus pipi dessus. Ce revirement fera hurler certains fans de la première heure, mais cela ne fait pas pour autant de DS3 un mauvais jeu.Le mythe de Sisyphe

La maniabilité ajustée et les mécaniques de démembrement restent efficaces dans ce contexte. Le problème, c’est que l’action comme la structure du jeu tournent en rond. Que ce soit lors d’une mission principale ou d’une quête annexe, que ce soit dans un vaisseau ou à la surface gelée de Tau Volantis, les situations se répètent. Malgré quelques trop rares puzzles et des transitions cinématiques spectaculaires, l’action repose toujours les mêmes schémas : des Necromorphs familiers qui vous chargent voracement, encore et encore et encore. Même l’apparition des fanatiques de l’Unitologie, armés et posés, ne parvient pas à empêcher la monotonie de s’installer. Il faut dire qu’au lieu d’approfondir ses mécaniques phares (télékinésie, gravité, stase) ou d’en développer de nouvelles, le jeu part sur de fausses bonnes idées. Par exemple l’établi qui permet d’assembler et modifier son arsenal à partir de différentes pièces. Une interface rédhibitoire transforme cette profusion en confusion et incitera bien des joueurs à se contenter de qu’on leur donne. Par exemple les munitions uniques qui proscrivent l’utilisation des armes automatiques, grillant votre précieuse réserve en 5-6 rafales. Des choix qui, paradoxalement appauvrissent, le gameplay. On regrette l’élégante simplicité des précédents opus.

A deux, c’est mieux

Redondante, rarement surprenante, avare dans son exploitation d’un univers pourtant riche, cette campagne culmine à trois étoiles. Elle ne doit son salut qu’au mode coopération, introduisant le personnage de John Carver. Comme dans bien d’autres action-shooter, cette option dynamise les fusillades. Coordonner ses efforts contre les hordes de Necromorphs, se protéger, utiliser des équipements affectant les deux personnages, profiter de leurs discussions et de leurs délires… tout cela réinjecte de la vie dans une aventure un peu moribonde. Encore faut-il pouvoir ou vouloir en profiter. Dans tous les cas, on ne peut s’empêcher de se demander ce qui a poussé Dead Space à venir glisser sur la même pente savonneuse que celle empruntée par la série des Resident Evil.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- A ceux qui préfèrent l’action au survival-horror.
- Aux pleutres qui n’ont pas eu le courage de jouer aux précédents Dead Space.

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