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Darksiders II

Darksiders II

Death, le redoutable cavalier de l’apocalypse, exporte ses talents sur Wii U. Portage réussi ? Gameplay totalement remanié ? On vous dit tout sur le deuxième épisode de la saga Darksiders.
Pour Death, c’est une certitude : son frère War est innocent. Cette apocalypse prématurée qui a signé l’éradication des humains et la défaite des anges n’est pas de son fait. Néanmoins, plutôt que de plaider sa cause devant le Conseil Ardent, le cavalier de la mort opte pour une autre approche : ressusciter l’humanité afin de minimiser la sentence qu’encourt War. Plus facile à dire qu’à faire.

Le jeu des 7 ressemblances

Vigil Games pourrait difficilement s’en cacher : Darksiders est un syncrétisme d’inspirations diverses et cette suite surenchérit même en la matière. Les combats brutaux et jouissifs s’apparentent à God of War ou Devil May Cry.L’excitation de l’exploration et la satisfaction de résoudre des puzzles rappellent inévitablement Zelda. La joie fugace mais régulière de ramasser pléthore d’armes, d’armures ou de talismans aux effets variés et le plaisir égotique de voir son personnage gagner en puissance pour débloquer de nouveaux pouvoirs constituent le fonds de commerce de Diablo. Quant à la sensation enivrante de courir sur les murs, glisser le long des corniches et escalader les pylônes, on la doit bien sûr à Prince of Persia. En cours d’aventure, d’autres références viennent à l’esprit comme Braid, P.B. Winterbottom, Portal… mais à l’instar de son ainé, on réalise vite que Darksiders II vaut plus que la somme de ses parties.

Je rêvais d’un autre monde

Cela tient beaucoup à son univers. Visuellement, le jeu est une merveille. Affranchi des contraintes "terrestres" du périple de War, le studio nous emmène dans quatre mondes fantastiques où il peut laisser libre cours à son imagination, à son amour de la démesure. Les zones que l’on arpente librement sur le dos de Despair (que serait un cavalier sans sa monture ?) offrent des perspectives spectaculaires, des paysages somptueux. Les statues y sont gigantesques, les tours immenses, les forteresses massives, les créatures titanesques… et chaque lieu offre sa propre ambiance, chaque monde possède une atmosphère distincte. Un travail d’autant plus impressionnant que le mariage entre ces architectures hallucinées et la structure des donjons (évidemment bourrés de recoins secrets) se révèle irréprochable. A cela s’ajoute l’histoire qui, bien que se déroulant en parallèle du premier opus et y faisant parfois référence, possède un intérêt propre et révèle énormément de choses pour les joueurs curieux. A travers des dialogues facultatifs, on en apprend plus sur les cavaliers et les motivations de certains protagonistes familiers, bref sur le fonctionnement de cet univers prenant, finalement assez éloigné des bases bibliques dont il s’inspire.

Amore à mort

Mais surtout, Vigil parvient à emboiter parfaitement chaque pièce du puzzle. On cesse rapidement de disséquer les influences pour se laisser porter par le courant de l’aventure. Exploration, combat, puzzle, customisation : tout s’enchaine naturellement. S’émerveiller devant un nouvel environnement, débloquer un pouvoir, résoudre un puzzle, ramasser une arme ou débusquer un boss caché assure un plaisir constant qui ne faiblit quasiment jamais durant cette longue épopée d’environ trente heures.

Death au GamePad

Techniquement, les différentes versions de Darksiders II sont proches même si le tearing semble plus prononcé sur Wii U et que l’absence d’installation rallonge un poil les temps de chargement. Rien de bien méchant. Côté gameplay, c’est du pareil au même. L’écran tactile du GamePad vient doubler certaines fonctions, toujours accessibles avec les commandes classiques, telles que la gestion de l’inventaire, la navigation sur la carte, l’attribution des pouvoirs ou les déplacements sous l’eau. Et si l’on apprécie que le DLC La tombe d’Argul soit inclus, il est regrettable que La forge abyssale sortie récemment ne le soit pas. Bref, Darksiders 2 reste sur Wii U une aventure épique sur laquelle les joueurs en manque de Zelda devraient se pencher.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans.
- Aux amateurs de grandes aventures fantastiques.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Tous les jeux dont Darksiders II s’inspire et principalement Zelda et God of War.