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Colin McRae : DiRT 2

Colin McRae : DiRT 2

Si cette fin d’année surchargée en jeux de course ressemble au paradis pour les fans de la discipline, elle a plutôt des allures d’enfer pour les studios. Leur bébé trouvera-t-il sa place au soleil ? Parviendra-t-il à distancer la concurrence ?
DiRT, premier du nom, n’était qu’un tour de chauffe, une expérience libre visant à redéfinir la série Colin McRae, un sondage auprès des joueurs. L’assertion peut sembler étrange, mais cette approche itérative prend tout son sens une fois que l’on se lance dans DiRT 2, car Codemasters a, de toute évidence, écouté ses fans.

Plus de "Whoaaa"

Le fabuleux moteur n’évolue pas de façon radicale mais le filtre sépia, que cette génération de console nous a servi jusqu’à l’overdose, disparaît (hormis sur quelques destinations).On redécouvre donc un DiRT magnifique, aux couleurs éclatantes, qui se montre cette fois d’une fluidité irréprochable malgré la présence de concurrents. Beaucoup de petits effets cosmétiques viennent aussi égayer les courses : feux d’artifice, fumigènes des spectateurs, projecteurs ou tout simplement les jeux de lumière lors des courses nocturnes. Rien à redire non plus sur les bruitages, mais il vous faudra par contre supporter une ambiance musicale omniprésente et très "MTV".

Plus de "Vrooooom"

Il faut dire que la tendance de DiRT se confirme : le rallye n’est plus l’axe central du jeu. Cette suite calque son approche sur les X-Games, un évènement annuel auquel McRae participa, qui joue avant tout la carte du rallye cross spectaculaire. Du coup, même si l’on trouve encore des spéciales quasiment en solitaire, la grande majorité des évènements inclut une petite dizaine de concurrents. Définitivement affranchi du carcan de la série CMR, DiRT 2 se permet tous les délires. Outre des épreuves classiques (course, raid, etc.), on trouve des variations généralement associées à PGR ou NFS, tel que le Last Man Standing (dernier éliminé à chaque point de contrôle), Domination (tenter d’obtenir les meilleurs chronos sur chaque section d’un circuit) ou Gatecrusher (des portillons à exploser pour gagner du temps). Certains personnages récurrents viennent vous défier en duel, ou à l’inverse deviennent des équipiers le temps d’une compétition. Autant dire qu’entre les types de courses, les divers véhicules (rallye, 4x4, buggy, etc.) et les différents environnements (Angleterre, Maroc, Mexique, Chine, Malaisie, USA…), la variété est au rendez-vous.

Plus de "Hiiiiiiiiiiii BOUM !"

La carrière, qui s’appuie sur le gain d’expérience pour débloquer les destinations, permet d’évoluer librement, sans rester bloqué sur une épreuve particulière. La contrepartie de cette structure hachée, c’est que les dégâts se limitent à la course en cours et il n’est plus nécessaire de gérer les temps de réparation. N’allez pas croire pour autant que le challenge soit absent. D’une part car les modèles physiques fantaisistes du précédent opus cèdent la place à un compromis arcade/simulation très agréable, qui nécessite un certain doigté. D’autre par car les concurrents sont féroces et les courses acharnées. Il faut jouer des pare-chocs et les accidents se multiplient. Heureusement, Codemasters prévient toute frustration en permettant d’ajuster la difficulté avant chaque épreuve, de recommencer les courses sans pénalité, d’être replacé sur la route en cas de grosse sortie et le système de Rewind de Grid répond présent. Du coup, on se concentre sur le plaisir de la course, on profite des excellentes sensations de pilotage et on se familiarise sans crainte avec chaque parcourt. L’idéal avant d’affronter d’autres joueurs en ligne, avec cette fois-ci une présence bien physique. Bref, un must pour les amoureux du tout-terrain.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Aux fans de rallye cross

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