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City Life

City Life

Mélangez une pincée d’un Sims like avec un soupçon d’un SimCity like. Une recette originale appelée : City Life.
S’attaquer de front à la référence des city builder (comprenez jeu où l’on crée sa ville), SimCity, est le pari fou de Monte Cristo. Mais loin de se contenter d’améliorer le concept de Sid Meier’s, les petits gars du studio français ont souhaité ajouter un grain de nouveauté : gérer les relations entre les communautés urbaines. Pour éviter que la fracture sociale gagne la ville, il vous appartient donc de faire vivre en harmonie tout ce petit monde qui s’apprécie ou se méprise.

Conflict in the city

Premier constat, exit le quadrillage du sol. L’emplacement des constructions est totalement libre et seules les aspirations des citoyens guident votre âme d’architecte en chef. La population se divise en six catégories sociales : les démunis, les cols bleus, les Bobo, les alters, les cols blancs et les élites.
À l’image du monde réel, chaque classe aime vivre entre gens issus du même rang. Autant dire que la recette de la mixité sociale est un casse-tête à réaliser. Pourtant, tous aspirent aux même choses : un logement, un emploi, des services publics, des loisirs et un cadre de vie agréable.
Gérer la fracture sociale

Sur le fond, les pauvres aspirent à devenir riche, les riches à être encore plus riches et à ne pas être ennuyés par les miséreux. Entre tolérance, respect et haine, l’équilibre est fragile. Ainsi, expatrier les sans-abri du centre-ville n’est pas inopportun à condition de leur mettre à disposition des transports en commun. Implanter un commissariat à chaque coin de rue d’un quartier bourgeois n’est pas inutile pour rassurer et conserver leur fidélité à la ville. Mais un policier est un ouvrier qui a en charge la sécurité d’un quartier bourgeois. Problème, les riches n’aiment pas les ouvriers et le font savoir. Bilan, c’est parfois le souk ! Miracle, l’ascenseur social fonctionne grâce à l’éducation. C’est l’embourgeoisement.

Ma cité va craquer !

Le fondement du titre repose donc sur la vie réelle. Les pauvres, zonant dans des bidonvilles à la périphérie de la ville, forment une main-d’œuvre bon marché pour les industries à faible niveau de productivité. Les classes moyennes travaillent dans les services publics, les bobos et les bourgeois préfèreront les multinationales.
De même, les centres d’intérêts sont différents. Il faut alors veiller à bien implanter les équipements publics. Pour se repérer, le style des bâtiments (sales, standing) et la couleur des trottoirs révèlent l’influence d’une communauté sur une autre dans un quartier.
Toi donner argent !

Exit la gestion financière pure et dure puisque le joueur n’a pas la main sur la fixation du montant des taxes. Un détail qui nous laisse sur notre faim et limite notre rôle de maire. Pour autant, il faut donc veiller à équilibrer le budget. Un citoyen mécontent qui quitte la ville, c’est des pépètes en moins ! La difficulté est donc de construire intelligemment, en fonction des exigences de chacun, pour satisfaire tout ce petit monde. De même, il faut gérer les multiples aspects d’une ville : assurer la fluidité de la circulation, développer les transports publics, procéder au recyclage des déchets, garantir les approvisionnements en eau et en électricité, etc.

Une réalisation solide

Graphiquement, le titre se révèle assez plaisant visuellement et peu gourmand en ressources. Le moteur 3D s’arrache les tripes pour assurer une bonne fluidité au jeu même lorsque la petite ville de province devient une mégalopole. Petit plus, le joueur peut se balader dans sa ville avec un niveau de zoom qui offre une vue au raz des pâquerettes, l’occasion d’admirer la foison d’animations. Côté catastrophe, le titre se borne à des incendies. Pas d’invasion extraterrestre, pas de tornades dévastatrices ou d’incidents nucléaires. Au final, City Life s’en sort assez bien mais avoir occulté l’aspect gestion pure pourrait en décevoir plus d’un. En tout cas, voilà de quoi mettre un coup de pression sur le futur SimCity. Une très bonne chose pour l’avenir sur le plan de la qualité.

Testé par Richard Roger.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux amateurs de city builder
- A celui qui rêve d’être Maire
- Aux politiciens qui n’arrivent à rien dans leur ville


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