Le projet micromania-zing . découvrir !
Menu

Catwoman

Catwoman

Après un mauvais départ sur PlayStation 2, Catwoman va tenter de faire patte blanche sur Nintendo GameCube. La minette parviendra-t-elle à avancer des arguments plus solides que sur la console de Sony ? On reste dubitatif.
Habitués comme ils le sont des licences filmiques (Harry Potter, le Seigneur des Anneaux, pour ne citer quelles), on ne pouvait, a priori, pas rêver mieux que l’équipe d’Electronic Arts pour adapter le Catwoman de Pitof sur consoles de salon. D’autant que les choses s’annoncent sous les meilleurs auspices. Exactement comme dans le film, on incarne Patience Philips (alias Halle Berry), graphiste pour une entreprise de cosmétiques. Mais ayant découvert les noires desseins de son boss, la belle ne tarde pas à être liquidée. Bientôt ramenée à la vie par un minet, Patience se mue en une Catwoman n’ayant plus qu’un seul désir : se venger. Et pour cela, il vous suffira simplement d’écumer des niveaux – au demeurant excessivement linéaires – en enchaînant grimpette, baston et acrobatie aérienne.

Une Catwoman plutôt bien roulée

Première question vous brûlant les lèvres (surtout celles de la gente masculine), la Halle Berry virtuelle est-elle aussi sexy que le modèle original ? Eh bien sur ce point vous pouvez être rassurés. La miss bénéficie d’un beau déhanché, d’un décolleté plongeant, et d’un joli minois. De plus, les développeurs ont pensé à pourvoir la minette d’une panoplie de mouvements très… félins (Grrr). Elle peut marcher (si !), courir à quatre pattes (si, si !), grimper, se hisser entre deux parois, sauter, se balancer, user de ses sens félins pour s’orienter et de son fouet pour interagir avec l’environnement ou punir les méchants (re-Grrr). A cela vient se greffer une confortable palette d’attaques s’étoffant au fil de la progression. Dans le principe donc, l’idéal pour venir à bout de niveaux dans un jeu d’action / aventure.

Hissons le drapeau blanc

Hélas, c’est lorsqu’on en vient à la jouabilité que les choses se gâtent. En premier lieu, les concepteurs ont jugé bon de répartir l’essentiel des commandes entre gâchettes et sticks analogiques au détriment des touches et de la croix directionnelle. En conséquence, même passé le stade (pff, très pénible) de la prise en main, le maniement demeure atrocement imprécis. Ajoutez à cela une Catwoman qui peine occasionnellement à réagir (mais boooouuuuge !) et une caméra inapte à suivre convenablement le cours de l’action, et on ne compte plus les gnons (au bout du compte encore heureux que les opposants soient dotés d’un poids chiche en guise de cervelle) et les gamelles pris inutilement.
Tout ceci finit par se révéler tellement handicapant qu’on est vite tenté de mettre sa combi moulante de Catwoman au placard.

Et si tu fermais ton clapet

Vous l’aurez compris, le premier passage de Catwoman sur GameCube est loin de se révéler aussi mémorable que celui de certains de ses compatriotes issus de l’univers des Comics (Spider-Man, pour ne citer que lui). Certes, le soft a en sa faveur la jolie plastique de son héroïne, à condition qu’elle ferme son clapet car à trop vouloir faire félin, les répliques, en plus d’être répétitives, tournent rapidement à la caricature. Et entre des niveaux vastes et les multiples passages devant être réitérer à cause des lacunes de gameplay, le jeu bénéficie d’une durée de vie toute à fait acceptable. Mais cela est bien sûr loin de suffire à justifier l’investissement, sauf peut-être pour une minorité de joueurs plus attirés par les rondeurs de Halle Berry que par les qualités intrinsèques que l’on est en droit d’attendre d’un bon jeu d’action/aventure.

Test réalisé par Carine Larsen

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs qui privilégieront à toute autre chose la jolie plastique de Catwoman.
- A ceux qui, en sortant du film, se sentent d’humeur à prendre des risques.
- Aux joueurs suffisamment expérimentés pour se jouer des défauts de gameplay.


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Batman Vengeance