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Call of Juarez : Gunslinger

Call of Juarez : Gunslinger

Après son incartade dans le monde des narcotrafiquants, Call of Juarez renoue avec le western. Un chasseur de prime grabataire peut-il vraiment redorer le blason de la série ?
Qui est Silas Greaves ? La légende du Far West décrit dans des livres ou un imposteur ? Demandez-lui vous-même. Il est là, dans ce bar, prêt à raconter son histoire tant que vous alimenterez son vieux corps en whisky. Billy The Kid, Pat Garett, Jesse James, Butch Cassidy et Sundance Kid… il prétend les avoir rencontré, mais sa version ne colle pas toujours avec celle des livres d’histoire.

Attendez que je me rappelle

La narration occupe une place essentielle dans Gunslinger. Silas et son auditoire interviennent constamment pendant que vous arpentez les niveaux et dézinguer vos adversaires. Questions, précisions, doutes, chanson… Cela confère à l’aventure une ambiance originale, particulièrement immersive et altère le déroulement du jeu. Dès que Silas corrige son histoire, l’environnement s’adapte : des renforts disparaissent, le brouillard s’abat d’un coup, les arbres prennent des couleurs automnales ou l’on rembobine une scène pour la vivre sous un angle différent. Gunslinger n’est pas le premier jeu à proposer ce genre de choses mais il le fait bien, à l’image de sa réalisation colorée très agréable à l’œil.Plus rapide que son ombre

Même constat côté gameplay. On reste dans un FPS western classique, avec un arsenal comprenant différents pistolets et fusils, plus quelques bâtons de dynamite toujours utiles pour égayer vos petites sauteries. Les sensations de tir sont excellentes et de nombreuses mécaniques viennent enrichir les fusillades. La concentration ralentit brièvement le temps pour ajuster vos adversaires. L’instinct de survie permet d’esquiver une balle fatale, du moins si vous partez du bon côté. On trouve aussi quelques QTE facilitant l’élimination d’adversaires qui vous encerclent. Chaque exécution rapporte des points et l’expérience accumulée donne accès à de nombreuses aptitudes réparties sur 3 spécialisations (Pistolero, Ranger, Trappeur). Rien de fondamentalement révolutionnaire mais le résultat n’en demeure pas moins jouissif lorsque l’on se met à décimer des groupes entiers à la vitesse de l’éclair.

Cette ville est trop petite pour nous deux

On retrouve aussi les duels de Bound in Blood. Durant ces moments intenses, il faut utiliser simultanément les deux sticks pour se focaliser sur sa cible tout en rapprochant sa main de son arme. Bien sûr, il est possible de dégainer le premier pour une victoire facile mais l’honneur implique d’agir en second et cela nécessite une sacré maitrise. Heureusement, certains boss s’affrontent de façon plus conventionnelle… abrité derrière une Gatling ou jouant à cache-cache dans une scierie. Alors bien sûr, tout n’est pas parfait. L’intelligence artificielle est franchement limitée et certains environnements sont largement recyclés mais Gunslinger n’en reste pas moins une expérience terriblement fun et dense. Malgré une campagne un peu courte, les raisons d’y revenir ne manquent pas. La difficulté Authentique (sans la moindre interface) offre un réel challenge. Le mode Arcade qui s’inspire de The Club met à profit le système de score pour inciter à trouver l’enchainement parfait dans chaque niveau. Enfin, les Duels mettront vos reflexes à l’épreuve. Au final, Gunslinger ne se contente pas d’assurer la rédemption de Call of Juarez, il suscite l’envie d’en avoir plus. Le signe d’une réussite.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans.
- Aux amateurs de Westerns.
A ceux qui veulent un shooter fun et pas cher.

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