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Call of Duty : Ghosts

Call of Duty : Ghosts

La franchise Call of Duty prend un nouveau départ avec une saga bâtie sur de nouveaux héros et une situation géopolitique inédite. Adieu Modern Warfare, place maintenant aux aventures des Ghosts.
Si Infinity Ward a vu une partie de ses talents filer pour créer Respawn Entertainment (qui œuvre sur Titanfall), cela n’empêche pas le studio de dépoussiérer Call of Duty, avec l’aide des studios Raven Software et Neversoft pour les portages de la génération actuelle de consoles. Adieu le sergent Price et ses compagnons charismatiques, leur saga est achevée. Le joueur découvre les Ghosts, une unité d’élite américaine engagée dans une guerre contre une vaste coalition sud-américaine. Ne cherchez aucun lien avec Modern Warfare : si l’époque est aussi contemporaine, les deux univers n’ont rien à voir. Guidés par un Ghost déchu, les Sud-Américains ont retourné les armes spatiales américaines contre leurs créateurs. C’est tiré par les cheveux, mais mieux vaut ne pas chercher.Faites parler la poudre
Qu’on se le dise, Call of Duty : Ghosts n’offre pas le meilleur scénario de la saga ni les héros les plus charismatiques. Décidément, il est difficile d’enterrer Modern Warfare. Mais le studio Infinity Ward garde tout son savoir-faire quand il s’agit de vous placer au cœur de l’action. Et pourtant, malgré leur remise à niveau, les moteurs graphique et physique accusent un certain retard. Il n’en reste pas moins que la technique ne fait pas tout si derrière elle ne sert pas une mise en scène explosive. Or, ici, les niveaux dans l’espace vous retournent tout simplement la tête. La défense des plages de Santa Monica, méconnaissables, vous plonge en plein chaos. Bref, le spectacle son et lumière vous est servi sur un plateau alors même que, quand on y pense, le jeu vous recycle des situations connues des amateurs de FPS. Tel est le paradoxe de ce Call of Duty : peu d’originalité, mais un travail bien fait et des mécaniques qui fonctionnent au poil. En parlant de poil, dommage d’ailleurs que notre cher Riley, berger allemand qui accompagne nos héros, ne soit pas mieux exploité. Le joueur peut lui désigner une cible à neutraliser voire le contrôler directement grâce à une caméra (euh, d’accord, il doit y avoir une interface neurale pour pilotage de chien à distance…). Mais on aurait aimé plus d’interactions avec lui, et plus de missions à ses côtés.

Il est gros mon multi !
Expédié en cinq ou six heures, le solo laisse vite la place à un multijoueur classique mais moins inspiré que par le passé. Les zombies de Black Ops II laissent la place à des extraterrestres façon "Aliens" pour un mode de jeu coopératif nerveux et plutôt réussi. Par contre, le mode Escouade a du mal à convaincre. Il vous permet de combattre à quatre ou six contre l’intelligence artificielle (IA) mais aussi de créer votre propre escouade en mélangeant les classes et atouts au sein d’une même équipe pour créer l’ensemble le plus cohérent. Votre escouade créée, vous pouvez en prendre la tête et partir affronter celle d’un autre joueur (il s’agit donc d’un combat opposant deux joueurs accompagnés chacun d’IA). Les amateurs retrouvent les habituels modes compétitifs engageant jusqu’à 12 participants. Mais on note quelques absents comme Quartier Général, Démolition ou Capture de Drapeau. Il faut quand même compter sur des modes inédits, parmi lesquels Recherche & Sauvetage, qui remplace Recherche & Destruction, et qui exige d’aller chercher les plaques des amis tombés au combat pour qu’ils puissent réapparaitre. Quant à Eclair, il impose de défendre un portail tandis que vous essayez de rejoindre celui de l’ennemi. A chaque fois qu’un joueur franchit le portail adverse, son équipe marque un point.

Mais il y en a trop !
Difficile de ne pas conclure sans évoquer les options de personnalisation de son soldat toujours plus nombreuses (les novices vont s’y perdre dans la masse d’atouts et de gadgets à attribuer à votre avatar en multijoueur). Quant aux clans, ils peuvent se défier au cours de guerres durant deux semaines pour le contrôle de huit secteurs sur la carte de Los Angeles. Au bout de sept victoires sur le champ de bataille correspondant à un secteur, ce dernier bascule en leur possession et offre des gains d’expérience. Des items sont également débloqués. Et le tout peut être suivi sur tablettes et smartphones, à défaut de retrouver des statistiques généreuses sur sa console. Les développeurs remplissent leur contrat sans panache. Et on aurait aimé une technique vraiment mise au niveau de la concurrence.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 16 ans.
- A ceux qui veulent en prendre plein les yeux sans trop cogiter.
- Aux amateurs de multijoueur riche (vraiment très très riche) en modes de jeu.
- A ceux qui aiment les gameplay nerveux.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Call of Duty : Modern Warfare 3
- Call of Duty : Black Ops 2