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Bomberman Generation

Bomberman Generation

Si je vous dis rase motte, androïde et physique de personnage Playmobil... Vous l'aurez compris, après s'être pris une année sabbatique, Bomberman fait finalement son come-back sur la dernière console de Nintendo.
En toile de fond de cet énième épisode, l'infâme Mujoe et sa bande de Hige Hige s'apprêtent à conquérir l'univers en s'appropriant les éléments de bombes dispersés sur la planète Tentacalls. Là-dessus Bomberman réplique pour récupérer lesdits éléments et sauver l'humanité. Ok, ça n'est sûrement pas avec son scénario à deux bombes que Bomberman Generation va capter l'attention de son auditoire. Néanmoins, le soft parvient à conserver le charme d'antan, avec en prime quelques p'tites nouveautés.

Une seconde jeunesse

A l'instar de n'importe quel épisode de Bomberman, le jeu consiste à se frayer un chemin à travers des niveaux labyrinthiques en posant, en balançant ou en shootant dans des bombes pour bousiller obstacles, ennemis et récupérer des power-ups. L'aventure en solo comprend six mondes avec chacun son propre thème graphique (décors marins, désertiques, etc.). Les univers sont colorés, enfantins, et l'utilisation du cel-shading permet au perso de s'offrir un joli lifting. En cours de route, on trouve des portails permettant d'accéder à différents types de zones.
Certaines proposent de participer à des mini jeux afin d'obtenir des objets visant à créer de nouvelles bombes (bombes eau pour éteindre le feu, bombes lumière pour révéler l'invisible, etc.) , d'autres permettent à Bomberman de se constituer un cheptel de charmantes bébêtes, les Charaboms.
Ready... Fight !

La grande "nouveauté" de cet opus, c'est l'apparition des Charaboms, des bestioles qui semblent avoir une filiation avec Pikachu et sa bande. Chaque créature est associée à un élément (eau, feu, électricité, etc.) et confère au héros un pouvoir spécifique (réduction des dégâts, bombes à retardement, etc.). Le premier se lie d'entrée d'amitié avec Bomberman, les autres devront être capturés lors de combats assez proches de Pokémon (Et oui, encore !). On décide quel Charabom combat selon les particularités de l'opposant, on sélectionne 3 des 6 tactiques de combat proposées, et il ne reste plus qu'à se tourner les pouces jusqu'à l'issu du combat. Au fil du jeu, il faut bien sûr collecter des items pour accroître les pouvoirs des bestiaux, et on peut même jouer les Docteurs Frankenstein en les faisant fusionner. En bref, un concept rapiécé, qui, à défaut de séduire les fans de longue date, devrait rallier le jeune public.

Un classique indémodable

Malgré de réels efforts pour élaborer un mode solo digne d'intérêt, la mayonnaise a du mal à prendre. La platitude du scénario et le faible niveau de difficulté font que l'on a vite l'impression de stagner. C'est donc toujours via le mode multijoueurs (accessible jusqu'à 4 en tag battle ou chacun pour sa pomme) que le jeu prend toute son ampleur. Et de ce côté-là, on n'a pas à se plaindre. Le soft propose 4 variations en plus des parties classiques : Reversi où l'on marque son territoire en explosant les cases du plateau, Combat pièces où il faut casser des tonneaux...
ben, pour gagner des pièces, Esquive où l'on doit survivre aux explosions, et Revanche où l'on extermine des taupes à coups de canon (âmes sensibles s'abstenir). Pendant les parties, on tape ses voisins avec la manette, on les affuble de noms d'oiseaux, etc. Comme toujours, c'est très bon enfant.
Si ce nouveau volet ne réinvente pas la poudre, les parties entre potes suffisent néanmoins à convaincre que la série n'a pas pris une ride.

Test réalisé par Carine Larsen

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux fans de la série
- Aux jeunes comme aux moins jeunes
- A ceux qui au moins un pote et une manette en rab


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