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Blazing Angels 2 : Secret Missions of WWII

Blazing Angels 2 : Secret Missions of WWII

Après un premier épisode pourtant très moyen, Ubisoft remet le couvert avec ce second Blazing Angels. Les développeurs ont-ils corrigé le tir ou joué la carte de la continuité ? Reprenons ensemble le manche à balai pour une escapade dans les cieux de la Seconde Guerre mondiale.
Comme le dit le titre, cette fois on vous sert de la mission secrète. Avec notre quatuor de gentils volontaires américains qui s’engagent avant 1941 dans la guerre, vous voici envoyé aux quatre coins du monde pour des opérations qui se veulent originales. Car l’idée de vous coller au sein d’un escadron spécialisé dans les opérations tordues est un bon prétexte pour vous offrir des missions aux objectifs tout aussi hallucinants (voire franchement délirants).

Déposer une espionne sur le toit d’un train, attaquer un Zeppelin géant hérissé de tourelles ou encore aller tâter du jet top secret : on se rapproche plus de la BD que de la leçon d’histoire. Et ça tombe bien, car on nous narre le tout, entre chaque mission, avec justement de petites vignettes au style digne d’une BD d’espionnage qui se voudrait volontairement décalée.

Retour vers le futur

Un bon point pour l’ambiance par rapport à l’insipide volet précédent de Blazing Angels. Et en terme de joujoux à piloter ? Les coucous tels les Spitfire, Fw-190, Hurricane et autres Zero répondent toujours présents.
Mais évidemment, ce sont les jets qu’on attend et auxquels le joueur aura le droit en avançant dans le soft. Des appareils qui, le plus souvent, n’ont pas dépassé le stade de prototype tel le Go-229 allemand qui a flirté avec les 975 Km/h à la fin de la guerre !
Vous découvrirez également les premiers missiles aux guidages rustiques conçus notamment par les Allemands. Joie !

Menu varié… et équilibré ?

Egypte, Russie, Italie, France et biens d’autres destinations vous attendent à travers les 18 missions du jeu. L’ambiance s’avère plus peaufinée bien qu’on continue à friser le ridicule avec l’ailier capable de réparer votre avion en vol (sic bis). Vos objectifs s’avèrent variés et la situation évolue souvent en vol au cours de missions longues chargées d’imprévus. Hélas, l’équilibrage de la difficulté se montre parfois un peu bancal et certaines missions bien lourdingues ne vous épargnent pas des objectifs ridicules. Au hasard, citons le vol au-dessus de Paris qui vous demande d’infiltrer l’ennemi puis d’attaquer dans les rues des barrages routiers.

Plastique réussie, et sans Bertrand

Sur le plan graphique, le jeu a bien progressé et offre de beaux environnements détaillés, avec soldats comme civiles se déplaçant au sol. En plus, cela ne plombe en rien la fluidité du titre qui mise sur des couleurs assez soutenues et des effets de fumée bien denses. De son côté, le pilotage évolue peu et on retrouve les mêmes aberrations que dans l’épisode précédent.
Cependant le soft se révèle plus agréable à prendre en main. Au fil des missions, vous gagnez des points de prestige qui vous permettent d’améliorer votre avion, votre armement ou les performances de vos ailiers. Voire de retoucher l’aspect de vos chasseurs (vive le tuning !).
Sans révolutionner le genre, le soft assoit son style par rapport à l’épisode précédent. On le sent plus mature. Reste encore des imperfections à corriger. Mais surtout on reste plus dubitatif devant la conception de certaines missions et leur équilibrage. Tantôt fun, tantôt lassant, le titre joue au chaud-froid avec nous.

Test réalisé par Arnaud Papeguay, Secret Testor of Micromania.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux pilotes âgés de 12 ans au moins
- Aux joueurs débutants comme confirmés
- Aux fans de beaux avions qui se tirent dessus
- A ceux qui veulent voler sans ingérer un mode d’emploi de 400 pages


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