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Bioshock

Bioshock

Il n’est d’épreuve plus difficile pour les jeux vidéo que celle du temps et 14 petits mois peuvent suffire à rendre un titre obsolète. Bioshock qui débarque sur PS3 avec un an de retard et au milieu d’un tsunami de hits tient-il encore la route ?
En 1960, un accident d’avion vous plonge dans la fabuleuse cité sous-marine de Rapture. Fondé par un homme prônant la créativité sans entrave, cette utopie dégénère en cauchemar. Guidé par le mystérieux Atlas, vous tentez de regagner la surface et surtout de survivre à un environnement particulièrement hostile.

20 000 lieues sous la moralité

S’il a pris un petit coup de vieux sur le plan technique, Bioshock impressionne toujours autant par son fabuleux design. S’inspirant des visions de Jules Verne autant que de l’art déco, l’architecture de Rapture se montre grandiose avec de vastes salles richement ornementées, un mobilier luxueux et de larges baies vitrées donnant sur les profondeurs marines… Une multitude de petites touches renforcent constamment cette sensation d’émerveillement, néanmoins teintée de folie et de délabrement : publicités typiques des années 50, néons fluorescents criards, éclairages inquiétants, fuites d’eau… sans oublier l’incroyable environnement sonore. L’immersion faite perfection.
Progressant à travers les bars, le théâtre, le pavillon médical, le port, la serre ou encore le marché de Rapture, vous découvrez des témoignages enregistrés expliquant la dégradation de la situation.

Au travers de réflexions d’une logique parfois effrayante, Irrational tient un discours mature et engagé explorant les thèmes de l’économie, la discrimination ou la vanité, les déclinant sur l’adage "science sans conscience n’est que ruine de l’âme". Car les scientifiques ont ici trouvé le Graal génétique : les plasmides qui permettent de réécrire son code ADN à l’envie. Mais à quel prix…

S’adapter ou mourir

Les Chrosomes, des habitants rendus fous par l’abus de plasmides, hantent les lieux. Vous devez vous défendre et Bioshock laisse le choix des armes. Il y a l’arsenal conventionnel (pistolet, fusil, mitrailleuse, lance-grenades… chacun ayant plusieurs types de munitions) que vous améliorez. Vous pouvez aussi retourner à votre avantage le système de sécurité de la ville en piratant tourelles, caméras et sentinelles volantes, ou fabriquer des objets (munitions, soin, etc.). Mais surtout, vous devez recourir aux plasmides qui vous confèrent de nombreuses capacités : améliorations physiques (résistance, rapidité…), intellectuelles (capacités de hacking…) ou d’autres tournées vers le combat. Télékinésie, pyrokinésie, manipulation de l’électricité, de la glace, d’essaim d’abeilles, de phéromones d’agressivité…
La liste est longue, les opportunités d’utiliser l’environnement s’avèrent nombreuses (flaque d’eau ou d’huile, pièges, bidon…) et en bon chantre du gameplay émergeant, Bioshock vous laisse inventer vos solutions. Reste que pour vous améliorer, il vous faut de l’Adam.
Pleure pas petite soeur

Cela implique d’affronter les redoutables Big Daddy engoncés dans leur lourd scaphandre, avant de vous occuper des petites sœurs, ces fillettes monstrueuses récoltant l’Adam. Les tuerez-vous (plus de matière) ou les sauverez-vous ? Un choix difficile, bien qu’un peu artificiel. La définition du jeu parfait varie pour chacun. Certains privilégient la notion de fun, d’autres de gameplay, voire d’immersion, d’histoire, de liberté ou encore d’émotion. Difficile donc de fédérer toutes ces attentes subjectives mais à bien des égards, l’incroyable aventure proposée par Bioshock tutoie de très près l’idéal du genre. Ne vous privez pas de cette expérience unique qui, même un an après, conserve toute sa puissance.

Nb : cette version PS3 propose des zones inédites nécessitant un emploi "réfléchi" des pouvoirs mais elles n’étaient malheureusement pas implémentées dans la version de test.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux amateurs de Jules Verne et du Steampunk
- A ceux qui aiment les ambiances glauques et oppressives


Vous aimerez si vous avez aimé :
- System Shock 2, des mêmes développeurs
- Deus Ex sur PC pour le mélange FPS/RPG.
- The Orange Box pour l’immersion, la narration et le gameplay émergeant.