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Beijing 2008 : Le Jeu Officiel des J.O.

Beijing 2008 : Le Jeu Officiel des J.O.

La succession d’exploitations vidéo-ludiques pathétiques et les tensions politiques finiraient-elles par égratigner le potentiel commercial de la licence des J.O. ? Toujours est-il qu’après un marathon de 12 ans, Eidos/US Gold passe enfin le relais.
Si le retour d’Eurocom, déjà coupable d’Athens 2004, n’avait rien d’encourageant, le chapeautage de Sega permettait d’espérer quelques changements… à tord ou à raison ?

Sur tous les fronts

Beijing 2008 marque ses premiers points rapidement, alors que l’on parcourt les différentes épreuves disponibles. Sprint (100m, 200m, 400m, 110m haies…), natation, plongeon, saut en hauteur, en longueur, à la perche, lancer du disque, du javelot, du marteau, anneaux, barres parallèles, asymétriques, gymnastique au sol, sur poutre, tir au pistolet, au fusil, à l’arc, canoë, tennis de table, haltérophilie, poursuite à vélo, judo… même si les pleurnicheurs professionnels se plaindront de l’absence de certaines disciplines, on ne peut qu’apprécier la richesse du contenu. Second point positif qui caresse nos petites rétines dans le sens du cône : la réalisation. Rien d’extraordinaire mais pour une fois, le résultat à l’écran s’avère très propre.
Les environnements sont détaillés, les athlètes bénéficient d’une bonne modélisation et d’animations globalement convaincantes (bien que parfois un peu rigides). Cependant, c’est évidement sur l’action que le titre doit faire ses preuves.
Mais aïeeeeeeeeeuh !

En gros, on trouve deux types de gameplay. L’un, en descendance directe de Décathlon, consiste à s’acharner sur la manette (qu’il s’agisse de marteler les boutons ou bouger les sticks) pour aller le plus vite possible. Quelques variations distinguent les épreuves (appuis en triple saut, choix d’angle au lancer du javelot, etc.) mais dans tous les cas, on se défonce littéralement la main. D’autres épreuves se montrent par contre plus techniques, nécessitant de la synchronisation, des réflexes ou de la précision. Dans les deux cas, on note une réelle adéquation entre les actions à exécuter et la réalité du sport, ce qui plutôt agréable. Le mode principale de jeu vous obligera évidement à participer à l’intégralité des épreuves, avec chaque jour quatre compétitions.

Petite idée originale : la possibilité de gagner des points qui servent ensuite à diminuer la fatigue des athlètes ou à accroître leur précision, leur endurance, leur vitesse, etc. Cela dit, on s’amuse en réalité bien plus à l’entraînement car les performances sont enregistrées et comparées au niveau mondial. Une excellente alternative pour ceux qui ne pourrait pas rassembler plusieurs amis afin de profiter pleinement de l’esprit compétitif du jeu.

Accident de repos

Pourtant, Beijing rate le coche sur certains points. Il y a évidement quelques épreuves ratées comme le judo ou le tennis de table (forcément, après celui de Rockstar) mais elles restent rares.
Plus grave : l’opposition totale entre le caractère grand public de la licence des J.O. et la souffrance masochiste des épreuves de vitesse comme le 100 mètres (je vous laisse imaginer la poursuite à vélo sur 16 tours !).
Du coup, nombres d’acheteurs, bêtement attachés à l’usage de leurs mains, risquent d’écarter un gros tiers des disciplines. Heureusement, le reliquat d’épreuves offre un bon moment de fun. Pour la première fois depuis longtemps, on peut parler d’une adaptation réussie des Jeux Olympiques.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 3 ans
- Aux nostalgiques de Décathlon et Track & Field
- Et étonnamment, à ceux qui aiment bien les J.O.


Vous aimerez si vous avez aimé :
- ESPN International Track & Field sur PS2.
- L’illustre Décathlon