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Battlefield 4

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Battlefield 4

Les champs de bataille virtuels accueillent le nouvel expert en démolition : Battlefield 4 ! Le FPS des développeurs suédois de DICE revient dans sa version la plus musclée jamais créée. La démonstration de force est-elle convaincante ?
Les développeurs doivent résoudre une équation difficile en cette fin d’année. S’attacher les faveurs des gamers qui souhaitent acquérir une console next gen tout en délivrant une expérience décente aux joueurs PS3 et Xbox 360. Une généreuse base installée d’utilisateurs qu’il serait maladroit de froisser. Avec Battlefield 4, DICE ne résout qu’une partie de l’équation.

Solo dispensable
Nous n’allons pas nous étendre trop longtemps sur la campagne solo. Si elle apparait moins linéaire que dans Battlefield 3, elle manque d’attrait pour tout vétéran avide de passer un bon moment en solitaire. Vous pousserez peut-être jusqu’à la septième et dernière mission et n’aurez probablement pas envie de remettre le couvert pour accomplir les challenges de collecte et de score. Tant les problèmes de scripts qui ne se déclenchent pas, l’intelligence artificielle "placide", la destructibilité scénarisée des environnements et les dialogues insipides pourrissent l’immersion. Le solo ne fait assurément pas partie du génome du studio suédois. Bad Company 2 reste l’exception qui confirme la règle. Non, la marque de fabrique de DICE c’est son multijoueur explosif et sévèrement "burné", si vous me permettez l’expression.Multijoueur efficace
On retrouve des affrontements opposant jusqu'à 24 joueurs sur PS3 et Xbox 360. Associés à la taille généreuse des cartes (au nombre de dix au lancement) et au nouveau système Levolution qui offre une modification poussée de l’environnement en temps réel, ils donnent lieu à des combats d'envergure comme seul Battlefield est capable de les exposer. Les deux modes vedettes que sont Conquête et Ruée font leur retour et laissent la part belle aux opérations menées de conserve par l'infanterie et les forces motorisées, qu'elles soient terrestres, maritimes ou aériennes. Petit hic pour ces dernières, on se sent très souvent à l'étroit à bord d'un aéronef et la domination du ciel passe davantage par la maitrise des hélicos de combat et autres transports de troupes. Le mode Anéantissement apporte une fraicheur appréciable. Deux équipes s’y affrontent pour le contrôle d’une bombe, avec chacune trois objectifs à détruire. Le mode Commandant reprend du service. Accessible à partir du grade 10, il permet aux stratèges d’assister les forces sur le terrain en déployant un soutien logistique et armé. Ne vous y trompez pas, un commandant expérimenté peut largement influer sur le sort d’une bataille. Les kits de classes conservent les quatre types bien connus que sont l’Assaut, l’Ingénieur, le Soutien et l’Eclaireur. Hormis l’équipement spécifique propre à chaque classe, ces kits disposent désormais d’un pool d’armes commun à débloquer au fil de votre progression. Enfin les packs de combat, que l’on récupère à chaque palier de niveaux atteint, ajoutent un peu de variété. Le côté aléatoire des gains demeure discutable et loin de nous avoir convaincu.

Frostbite 3 à l'étroit
Egalement, on sent bien que DICE a dû faire des concessions au niveau de son puissant moteur Frostbite 3. Chargement tardif des textures, du modèle d'arme, voire des sons lorsqu'on réapparait à bord d'un véhicule. Des détails désagréables, mais qui dans l'ensemble ne nuisent pas à l'expérience globale. Ce qui est plus dérangeant, ce sont les gels d'écran observés en cours de partie ou au chargement d'une nouvelle carte. Ces problèmes interviennent de manière inopinée, que ce soit sur PS3 ou Xbox 360. Et Frosbite ou pas, la déformation du terrain n'intervient pas sans quelques ratés. Impossible, par exemple, d’enjamber certains murs qui viennent d’être détruits. Ou mieux une console de commande qui flotte dans les airs, devenue inaccessible après avoir essuyé la frappe d'un missile ballistique. Pas pratique de placer une bombe dessus... Si le moteur Frostbite 2 semblait taillé sur mesure pour les consoles actuelles, Frostbite 3 paraît bridé. Battlefield 4 ne s’impose pas comme incontournable sur cette génération de consoles.

Test réalisé par Frédéric Pam.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux soldats virtuels de 18 ans et plus.
- A celles et ceux qui n’ont pas les moyens, ou la patience d’attendre la version next-gen.
- A celles et ceux qui ne possèdent pas Battlefield 3.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Battlefield : Bad Company 2
- Battlefield 3