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Batman : Arkham Origins

Batman : Arkham Origins

Après deux chefs-d’œuvre, le chevalier noir revient dans une aventure inédite qui remonte aux origines du justicier. Idée saugrenue ou pari réussi pour les développeurs de Warner Bros. Montréal ?
En 2009, Batman : Arkham Asylum marquait le retour fracassant de Batman sur consoles. Deux ans plus tard, Arkham City poussait le bouchon encore plus loin, en offrant une expérience de jeu tout bonnement inoubliable. Origins arrive donc avec une tradition d’excellence à perpétuer, un lourd fardeau si l’on y ajoute que Rocksteady, le studio en charge des deux premiers épisodes, a passé la main à Warner Montréal pour le développement de ce troisième opus. Une prise de risque calculée puisque ces derniers ont repris à la lettre le concept des précédentes itérations, pour un résultat efficace, mais sans surprise.

Du neuf avec du vieux
Au niveau du scénario, Origins est un prologue à Asylum et City. A défaut d’être vraiment plus jeune à l’écran, Bruce Wayne est plus impulsif et Alfred (présent en chair et en os) ne manque pas de critiquer les choix de l’homme chauve-souris dès qu’il en a l’occasion. L’histoire l’amène sur les traces de Black Mask et du Joker, et il va croiser sur son chemin plusieurs méchants célèbres, tels que Killer Croc, Deathstroke ou Bane. La progression dans l’histoire est plus linéaire, avec une alternance entre passages de haute voltige entre les immeubles de Gotham City, merveilleusement modélisée, et des niveaux en intérieur qui se ressemblent un peu tous dans leur construction. Si l’on prend toujours plaisir à évoluer dans Gotham, la joie de gambader librement au sein de l’immense carte proposée est moindre. Heureusement, le gameplay est lui toujours aussi irréprochable. Les combats se rapprochent plus de chorégraphies huilées à la perfection que de vulgaires bagarres de rue. A la fois simple (un bouton de frappe et un de contre), et technique (réaliser un combo parfait demande beaucoup d’entraînement), les combats sont passionnants, même contre une troupe de voleurs de bas étages. Ceux qui ont retourné City et Asylum sont en terrain archi-connu puisque les nouveautés sont rares, si ce n’est au niveau des phases d’enquêtes, où il est désormais possible de remonter dans le temps afin de trouver des indices et de reconstituer un crime en entier.Batcave, te revoilà
L’un des charmes d’Arkham City était le nombre incalculable de quêtes annexes qui vous amenait à parcourir Gotham dans tous les sens. Tous ces objectifs secondaires à remplir pour améliorer les capacités de Batman au maximum sont de retour, même si l’on y prend un peu moins de plaisir. La ville est superbement modélisée, en permanence baignée dans le froid, le vent et la neige, mais celle-ci paraît désespérément vide. Que dire du pont qui la coupe en deux et que l’on doit parcourir d’innombrables fois tout au long de l’histoire ? Heureusement, la possibilité de voyager rapidement à certains endroits se débloque assez vite, ce qui permet de limiter les trajets rébarbatifs. Parmi les bonnes surprises de cet épisode, la Batcave figure en bonne place. Un mot également sur le multijoueur, inédit dans la série, qui s’en sort plutôt bien en opposant des équipes composées de trois voleurs et d’un héros (Batman ou Robin). Les affrontements, bien que brouillons, offrent tout de même quelques bons moments de jeu. Techniquement très costaud, doté d’un mode solo riche, prenant mais sans surprise, Batman : Arkham Origins n’est pas une claque comme avaient pu l’être ses deux grands frères, mais reste un titre de très bonne facture. Si vous aviez aimé les précédents, difficile de vous déconseiller l’achat de celui-ci tant il dispose de grandes qualités, à défaut d’originalité.

Test réalisé par Romain Mabil.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de 16 ans et plus
- Aux inconditionnels de l’homme chauve-souris

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- Batman : Arkham Asylum
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