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Atelier Ayesha : The Alchemist of Dusk

Atelier Ayesha : The Alchemist of Dusk

Après la trilogie d’Arland, la saga des Atelier entame un nouveau départ. Le dernier volet de la série RPG à lolitas reste correct, mais sans plus, et ne change pas tant sa recette, au final.
Pétillante et un peu cruche, Ayesha est une charmante jeune fille qui concocte des remèdes dans son atelier. Un beau jour, elle décide de partir à l’aventure afin de retrouver sa sœur Nio, qui a étrangement disparu en se rendant dans des ruines mystérieuses. Notre lolita prend son baluchon et part donc s’installer dans la grande ville de Vierzeberg. Une fois sur place, elle apprend que la maîtrise de l’alchimie lui permettra peut-être de retrouver sa sœur. S’ensuit une tonne de rencontres avec des personnages hauts en couleur et des nymphettes excentriques qui lui prêteront main-forte dans sa quête. On reste dans un ton frais et rose bonbon, propre à la saga, même si le scénario revêt quelques petites facettes un petit peu plus épiques.

Material girl
Comme dans les autres Atelier, ce RPG nippon alterne entre exploration et confection alchimique d’objets. On reste dans une progression et des mécaniques très similaires à celles d’Atelier Meruru, avec quelques petits rajouts, ci et là. Pour avancer dans l’histoire, il faut accomplir différents objectifs : inspecter des lieux, parler à certaines personnes, ou encore faire progresser son niveau d’alchimie en fabriquant des objets. Plus on découvre d’endroits, plus on obtient de matériaux et plus l’on peut composer de recettes. On peut gérer son temps comme on l’entend durant les trois ans dont on dispose, un peu trop même. Si bien que la surveillance de l’agenda passe ici au second plan, sans vraies contraintes de dates butoir régulières, contrairement à Totori, ou Rorona. Autre point négatif : les habitants des différentes villes vous sollicitent désormais directement pour leurs demandes d’items à synthétiser. Il n’y a plus de centralisation des quêtes et rien n’est à disposition pour se rappeler quoi faire et qui le demande, ce qui n’est pas très pratique. D’autant que ces requêtes sont essentielles, car elles restent la principale source d’argent et de "memory points". Ces derniers sont un peu l’équivalent des "adventure points" de Totori et Meruru et peuvent être dépensés pour débloquer des capacités et des recettes d’alchimie.

Ayesha, Ayesha, t’en vas pas

Les évolutions positives de ce volet se situent plutôt au niveau de son système de combat au tour par tour, enfin un minimum intéressant ! Désormais, le placement des personnages compte. Lors des actions combinées, le personnage qui prête main-forte à l’autre peut, selon sa position, poursuivre l’assaut par une attaque dans le dos des adversaires. Cette astuce lui assure de se retrouver à cet endroit lorsque ce sera à lui d’agir, afin d’optimiser les dégâts. Il est aussi possible de repousser légèrement le tour d’action de chacun, afin de le placer ailleurs sur l’arène de combat. Sans tutoyer les sommets, cet aspect stratégique s’avère vraiment bienvenu. Techniquement, en revanche, le bilan reste plus contrasté. La modélisation des personnages en cel shading est toujours aussi réussie. Les décors s’avèrent plus détaillés, malgré des textures basiques. En contrepartie énormément de saccades s’invitent dans la partie, avec un taux de rafraîchissement qui tombe parfois assez bas. On regrette aussi que le jeu soit intégralement en anglais (textes et voix), même si c’est le prix à payer pour voir ce type de jeu de niche parvenir jusqu’à chez nous. Atelier Ayesha reste donc dans la même veine que ces prédécesseurs, progressant par endroit, mais régressant sur d’autres points. Si vous n’avez pas accroché au principe de la série, ce n’est pas cet épisode qui vous convaincra. Mais si vous êtes fan, il n’y a pas de raison majeure de faire l’impasse dessus.

Test réalisé par Emmanuel Bahu-Leyser.

Avis de la rédaction

À qui s’adresse ce jeu ?
- Aux amateurs de RPG à nymphettes de 16 ans et plus.
- À tous ceux pour qui aventure et alchimie riment avec tarte à la mûre et youpi.
- Aux fans de la série, qui ont enfin droit à un système de combat à peu près correct.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Atelier Meruru : The Apprentice of Arland
- Atelier Totori : The Adventurer of Arland