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Assassin’s Creed

Assassin’s Creed

Assassin’s Creed revient sur PC après avoir bousculé nos repères sur consoles. Le temps supplémentaire laissé à ce portage nous réserve-t-il quelques surprises ? L’assassin d’Ubisoft reprend sa croisade.
Le pari était osé. Le contrat a été rempli par l’éditeur français, en tout cas en terme d’impact auprès des joueurs. Hormis de rares défauts comme une trop grande répétitivité, Assassin’s Creed a marqué les esprits par sa mise en scène chiadée et sa jouabilité hors norme. Passons rapidement sur l’anecdotique version DS pour nous concentrer sur cette mouture PC. A l’image des dernières productions d’Ubisoft, vous êtes tenus de posséder un ordinateur de dernière génération, à grand renfort de processeur double cœur, de mémoire vive "gigaesque" et de carte graphique bodybuildée sous peine de ne pas même pouvoir lancer le jeu. Si vous ne remplissez pas ces critères, alors circulez il n’y a rien à voir. Allez hop là !

La paix en toutes choses

Vous êtes Altair, maître assassin d’une secte qui sévissait au Proche-Orient aux temps des croisades. Récemment sanctionné pour mauvaise conduite (c’est pas bien de tuer des innocents), vous êtes rétrogradé au rang d’apprenti et devez refaire toutes vos preuves au travers de missions d’assassinat. Vos méfaits vous conduisent essentiellement à Acre, Damas, Jérusalem et Masyaf, en cette fin de XIIe siècle. XIIe siècle ?
Ah, mais on me dit dans l’oreillette que le scénario présente des anachronismes et s’inscrit dans un contexte alambiqué entre passé et présent. Certains trouveront cela original, je trouve juste cela dommage.
Toujours est-il que notre assassin doit gravir les échelons de la fratrie en remplissant quantité de tâches : écouter discrètement une conversation, dérober un objet, mener un interrogatoire musclé, recueillir les informations d’un contact, secourir un citoyen et profiter par la suite de ses "services", atteindre le point culminant d’une zone pour en faire le repérage. Les centres d’intérêts sont nombreux dans les lieux que vous traversez. Notons pour cette version Director’s Cut la présence de quatre nouveaux types de missions qui s’inscrivent dans le cours de vos contrats d’assassin. Courses sur les toits, assassinat d’archers, mode escorte et destruction d’étalages. Des actions déjà présentes et pour lesquelles des succès étaient débloqués dans les versions consoles, mais qui ici s’intègrent de manière explicite à votre plan d’attaque.

Jamais ne mettra la fraternité en danger

Assassin’s Creed emprunte à Splinter Cell le côté infiltration, à Prince of Persia la haute voltige, et à Grand Theft Auto l’aire de jeu "vivante", mais il affiche un gameplay propre. Pas de position accroupi ni de possibilité de dissimuler des corps ou de se fondre dans l’obscurité, encore moins de courir latéralement sur les murs ou de voler une voiture (quoique… un cheval), simplement une identité marquée qui surpasse ses prédécesseurs. En effet, jamais il ne m’a été donné de voir autant d’interactions avec l’environnement. Que ce soit la foule ou les innombrables éléments de décor avec lesquels Altair peut interagir, je reste sans voix. Comme quoi les Yamakasi n’ont rien inventé, déjà au Moyen Age on savait escalader un minaret à mains nues ! On se croirait presque en train de relater des faits historiques tant le mélange entre réalité et fiction prend merveilleusement.

S’ajoute la barre de synchronisation (ndr : on synchronise quoi au XIIe siècle ?), clé de voûte du gameplay sur laquelle repose toutes nos actions et les dommages que l’on peut subir dans l’Animus (oups, Desmond tais-toi !). Suivez le credo de l’assassin et tout se passera bien, sinon gare à la chute. Assassin’s Creed aligne également un système de combat singulier basé sur les contres et les attaques combinées. On prend un malin plaisir à se jouer des gardes dans les villes bien que je leur reproche d’adopter en certaines occasions des comportements peu réalistes.

La fortune sourit aux audacieux

A mesure des contrats remplis, les habiletés et l’équipement d’Altair évoluent et permettent de faire face à la difficulté accrue des missions les plus avancées. On regrette malgré tout la trop grande répétitivité des enquêtes, et les assassinats s’enchaînent de manière trop mécanique.
Un conseil, dès que vous maîtrisez les rouages du jeu, enlevez toute l’interface à l’écran, repérez-vous à la vue et à l’ouie, partez en reconnaissance et vous vivrez une expérience la plus authentique possible.
J’en oublierai presque de parler de cette réalisation graphique hallucinante où profondeur de champ et richesse de l’environnement décrochent la mâchoire. Encore mieux que sur consoles. Brillantissime ! Assassin’s Creed assoie définitivement sa suprématie dans la catégorie avec cette déclinaison PC.

Test réalisé par Frédéric Pam.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux maîtres assassins de 18 ans et plus
- Aux Yamakasi qui rêvent d’exprimer leur art en Orient
- A ceux qui ne sont pas contre supporter quelques anachronismes
- Aux joueurs qui aiment les scénario à la Matrix


Vous aimerez si vous avez aimé :
- La série des Splinter Cell
- La série des Prince of Persia
- La série des Grand Theft Auto