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Assassin's Creed III

Assassin's Creed III

Trois ans qu’on l’attend, le digne héritier d’Assassin’s Creed II ! Je n’oublie pas Brotherhood, bien au contraire. Je ne renie pas Revelations… enfin si quand même. Mais alors, que ça fait du bien d’incarner un nouvel assassin !
Ezio Auditore a tiré sa révérence avec Revelations. Desmond Miles et sa fine équipe traversent l’Atlantique et se retrouvent au fin fond des Etats-Unis à la recherche d’un temple des précurseurs, "ceux qui étaient là avant", où ils espèrent trouver des réponses. Selon la prophétie, la fin du monde est proche, le temps est compté. Et c’est au 18e siècle que va devoir "voyager" Desmond à travers l’Animus pour sauver l’espèce humaine de l’extinction.

Recherche mise en scène désespérément

Autant crever l’abcès tout de suite. Après un prologue pour le moins surprenant, on découvre Connor, le nouvel assassin, à différentes étapes de sa vie. Une façon habile de s’approprier le nouveau héros à la personnalité attachante. Connor est plongé au cœur de la guerre d’indépendance des colonies britanniques en Amérique du nord. La campagne principale permet de vivre des événements-clés de la Révolution américaine. Connor va croiser des figures emblématiques de l’époque : George Washington, Benjamin Franklin, le Marquis de La Fayette. Des personnalités qui ont réellement existé et qu’Ubisoft mêle à la fiction de sa saga. La recette est efficace.

C’est qui l’est moins, c’est l’écriture et la mise en scène de la trame scénaristique qui enrobe l’ensemble. Les émotions qui lient Connor et Desmond à leurs entourages ont du mal à passer. Les incompréhensions surviennent lorsque les scénaristes prennent la liberté de réécrire les événements qui se sont déroulés dans les précédents volets. Les seconds rôles, comme Daniel Cross (Sujet 4), sont piètrement mis en valeur… Les raccourcis, les ellipses opérées dans la narration à certains moments forts de l’histoire laissent dubitatif. Les missions avec Desmond, pourtant le personnage central d'Assassin's Creed, déçoivent. Sans oublier cette fin qui n’en est pas une. J’ai fait le deuil de revivre, un jour, un scénario à la hauteur de la renommée de la série. Par ailleurs, si les objectifs de synchronisation en mission sont plus diversifiés, les défaillances de l’intelligence artificielle (IA) peinent à valoriser les séquences d’infiltration.Le fils du peuple de la lumière

Heureusement, c’est avec plaisir que l’on prend en main Connor. Il ne cache pas ses origines Mohawk (le "Peuple de la lumière") dans son style de combat. Un style instinctif et brutal. C’est une véritable furie sur les champs de bataille, capable de manier deux armes à la fois. Arc, tomahawk, lames secrètes, fléchettes empoisonnées, dague à corde, mines, bombes de fumée, pistolet. Votre arsenal présente à la fois l’héritage millénaire des assassins, le patrimoine ancestral du peule Mohawk et la variété qu’offre le monde moderne (du 18e siècle). Le rapport aux armes à feu est intelligemment exploité. En effet, vous pouvez utiliser un adversaire comme bouclier humain pour éviter une douloureuse, si ce n’est tragique, salve de plomb. Les interactions avec l’environnement sont plus poussées et donnent lieu à des exécutions spectaculaires. Et que dire des doubles exécutions : elles sont tout simplement jouissives !

Le Nouveau monde

Le périple de Connor le conduit à parcourir les villes de Boston et New York, dans leur version colonies britanniques du 18e siècle, bien entendu. On reconnait le talent des développeurs pour rendre les zones urbaines animées et vivantes. D’un point de vue architectural, on est quand même à des siècles du faste et de l’empreinte culturelle des cités du Vieux continent. Ne vous attendez pas à retrouver la magie de Jérusalem, de Rome ou de Constantinople. Par contre, préparez bien vos joues. Vous allez prendre une vraie claque avec la Frontière ! Une terre sauvage où la nature fait la loi. L’aire de jeu rêvée pour exploiter vos nouvelles compétences de free running. Connor est un véritable homme des bois, tantôt trappeur lorsqu’il s’agit de traquer une proie en suivant sa trace dans la neige ou de se défendre contre un prédateur, tantôt félin lorsqu’il passe de branche en branche, qu’il escalade une falaise, qu’il avale les obstacles sans ralentir. Remarquable ! Des cycles jour/nuit et une météo dynamique viennent renforcer cette sensation de liberté et d’authenticité dont dispose le joueur.

Master and Commander

Assassin’s Creed III va plus loin et vous transforme en commandant de navire lors des missions navales. A bord de l’Aquila, vous allez écumer les mers des Caraïbes dans des opérations d’escorte, de pilonnage de positions terrestres, de batailles navales à grande échelle. Croyez-moi sur parole, manier une frégate d’une soixantaine de canons dans des eaux déchainées face aux man’o’war de la flotte britannique offre son lot de sensations fortes !

Rejoignez la meute

Et ce n’est pas tout, les gamers restés sur leur faim avec le scénario solo, peuvent se réjouir de retrouver un multijoueur riche de nouveaux modes et d’une intrigue captivante. Mon coup de cœur va au mode Meute qui fait la part belle au jeu en coopération et à la synchronisation des attaques contre une IA crédible (un modèle à suivre en solo ?). Une trouvaille ingénieuse !

Au bout du compte, mêmes avec ses défauts, Assassin’s Creed III est une belle réussite.

Test réalisé par Frédéric Pam.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux fans d’assassins amérindiens âgés de 18 ans et plus.
- A celles et ceux qui désirent jouer au véritable 3e volet de la saga.
- Aux curieux qui veulent en apprendre davantage sur la Révolution américaine.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Assassin’s Creed II
- Assassin’s Creed Brotherhood
- Red Dead Redemption pour le côté nature sauvage.