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Army of Two : Le Cartel du Diable

Army of Two : Le Cartel du Diable

Passé chez Visceral Games, cet épisode inédit d’Army of Two met en scène deux nouveaux héros. Faut-il y voir le signe d’une révolution ?
"Le bon chasseur, il voit un truc qui bouge… il tire." Le commando d’Army of Two est un très bon chasseur. On range le cerveau dans sa boîte, et c’est parti. Le Cartel du Diable constitue un défouloir qui ne cache pas sa nature. "Exit" tout scénario tortueux, ici on s’en balance ! L’ennemi du jour, c’est un cartel de la drogue mexicain. On oublie donc la guerre de grosse envergure qui a ravagé Shanghai dans le précédent opus pour revenir à des tâches plus terre à terre. Si Rios et Salem cèdent la place à Alpha et Bravo, on ne change toutefois pas le concept puisque c’est à deux en coopération que le joueur distribue le plomb sans compter.

Cure de minceur
Le scénario n’est pas le seul à jouer dans la catégorie poids plume puisque le gameplay de la saga a aussi pris un coup de chevrotine. Impossible de faire semblant de se rendre, impensable de tuer un officier pour semer la confusion chez l’ennemi, inenvisageable de "sniper" en coordination des adversaires avec son partenaire : des options appréciables du 40e Jour ont donc disparu. Une vue tactique est bien présente, mais en pratique peu intéressante tant elle fournit des informations limitées. Pour le Cartel du Diable, les développeurs ont choisi le "bourrinage" pur et dur. Dans cette logique, la jauge d’aggro, qui permettait de savoir lequel des deux partenaires attirait l’attention sur lui, a disparu. Elle est remplacée par une jauge d’Overkill favorisant le "scoring". Un tir dans la tête rapporte plus de points qu’au corps, un contournement donne un bonus, tuer un adversaire à deux également, etc. Une fois la jauge pleine, une pression sur une des gâchettes du pad déclenche l’Overkill, un véritable "god mode". Vous n’encaissez plus de dégâts, vos munitions et grenades deviennent illimitées et vos balles explosent comme de bon gros obus. Ravager le décor procure certes un pur plaisir jubilatoire – au diable la finesse – mais l’abus répété d’Overkill tend à en faire retomber l’effet grisant (un peu comme l’effet gueule de bois).

Un jeu "normal"

Basé sur le moteur Frostbite 2 de Battlefield 3, Le Cartel du Diable propose évidemment son lot de destruction plus ou moins massive. Mais, encore une fois, il est évident que le moteur créé par DICE reste sous-exploité. En Overkill, le décor a beau voler, le joueur constate vite que tout ne peut pas être détruit. Certains éléments refusent obstinément de s’effriter après avoir pris 150 balles de mitrailleuse sur le museau. Globalement, le jeu n’est pas une réussite esthétique. En dépit de quelques passages sympathiques, comme les catacombes qui obligent un joueur à éclairer le chemin pour son partenaire, l’action devient vite répétitive. Si on ne peut pas nier le défouloir sympathique proposé, très vite on imagine les développeurs se dire : "On va proposer un bon gros son et lumière défoulant, ça suffira !" Un peu maigre... Mais surtout, on comprend mal la disparition des modes multijoueurs qui permettaient d’en découdre à 10 participants dans Le 40e Jour. Difficile de saisir également comment les développeurs ont pu rendre le système de mise à couvert aussi lourd et imprécis alors que les TPS proposent cette mécanique depuis des lustres. Loin d’être mauvais, Army of Two : Le Cartel du Diable s’avère simplement moyen. Il est amusant, c’est incontestable, mais le tout manque de finition et d’ambition.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux bourrins à partir de 18 ans.
- A ceux qui aiment les munitions illimitées.
- Aux fans de jeux en coopération.

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