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Alone In The Dark 4 : The New Nightmare

Alone In The Dark 4 : The New Nightmare

Alone in the dark, c'est fait pour jouer tout seul dans le noir, alors fermez les volets, allumez une bougie et une PlayStation. Laissez-vous envahir par un doux frisson de terreur ! Y a quelqu'un là ? Si, si, j'ai entendu un bruit...
La sinistre île de Shadow Island, abrite un lugubre manoir qui renferme un terrible secret retranscrit dans d'étranges tablettes indiennes rédigées dans un mystérieux langage. Et tout ça fait suffisamment d'adjectifs énigmatiques pour exciter la curiosité d'Edward Carnby, détective privé, et d'Aline Cedrac, prof d'ethnologie, à l'université de Boston s'il vous plaît. Mais suite au crash de leur avion, nos deux héros sont séparés dès leur arrivée sur l'île : le gars dans le parc et la fille sur le toit du manoir. Tous deux peuvent communiquer grâce à leur téléphone portable (y'en a vraiment partout de ces saletés !), mais vous commencerez par choisir d'incarner l'un ou l'autre des personnages, pour deux aventures différentes, dont les scénarios se croiseront par moments.

Comme dans les salles obscures !

Comme le premier Alone In The Dark, ce quatrième épisode (on préfère oublier les deux du milieu) opte pour une mise en scène très cinématographique... Les décors sont dignes d'un vieux film d'horreur de la Hammer, et les cadrages vous mettent dans l'ambiance. Au delà de la classique utilisation des plongées et contre-plongées, il arrive par exemple qu'on aperçoive le héros depuis une des fenêtres du manoir, d'où s'échappe une respiration menaçante... Simple, mais efficace ! Et le tout est bien évidemment renforcé par une flopée de bruitages angoissants comme le souffle du vent, le cri d'un hibou, ou des grognements effrayants, et une musique oppressante qui s'énerve lorsque des monstres vous tombent dessus...
Frissons garantis ! Et ça n'est pas une façon de parler vu que la manette vibre dans vos mains quand il se passe un truc inquiétant ! Le superbe graphisme prouve que cette bonne vieille PS One en a encore dans les tripes et peut encore nous surprendre avec de jolis effets de pluie, de ronds dans l'eau, et surtout de lumière...
Alone toujours, but in the light

En plus de l'armement habituel (flingue, fusil à pompe, etc.), chaque personnage dispose en effet d'une lampe torche qui lui permet d'éclairer les recoins sombres. Le faisceau de la lampe se déplace indépendamment du personnage à l'aide la manette analogique, ce qui donne un relief impressionnant aux décors, pourtant fixes comme dans tous les Resident-Evil-like. Ca permet aussi de viser bien plus précisément que dans la plupart des jeux du même genre puisqu'une créature prise dans le faisceau de la lampe est forcément aussi dans votre ligne de mire ! Le concept de la lumière est remarquablement bien exploité : les monstres qui hantent le manoir la craignent et n'osent pas s'en approcher. Si vous choisissez de jouer avec l'héroïne, vous commencerez d'ailleurs le jeu avec pour seule arme une lampe de poche qui vous permettra seulement de tenir les bestioles à distance (pas fastoche, mais incroyablement flippant !).

Alone, mais en terrain connu...

Côté interface, on retrouve les dernières innovations de la série des Resident Evil (dont, soit dit au passage, le premier Alone est le précurseur), avec des mouvements plus rapides, la possibilité de se retourner d'un coup, et d'avancer ou de reculer tout en tirant, ce qui se révèle souvent vital. L'inventaire permet de sélectionner et de recharger les armes, et d'examiner ou combiner des objets pour résoudre certaines énigmes. Et la carte des endroits explorés,
disponible à tout moment, vous évite de vous perdre. Seul petit problème de jouabilité, la touche qui sert à sortir votre téléphone (R2) est juste sous celle qui permet de dégainer le flingue (R1)... Dans la panique, il vous arrivera donc de passer un coup de fil plutôt que te tirer des coups de feu sur les monstres qui vous attaquent...
On flippe in the dark !

Les énigmes ne sont jamais bien compliquées, mais donnent parfois lieu à de grands moments d'angoisse.... Aline se retrouvera par exemple avec une clé, qu'il faudra essayer sur une demie douzaine de portes avant de trouver la bonne... La malheureuse devra à chaque fois reculer jusqu'à la porte tout en tenant les monstres en respect dans le faisceau de sa lampe, se retourner très vite pour tenter de l'ouvrir tandis que les créatures approchent dans son dos, puis faire volte face à nouveau pour faire fuir les bestioles à coups de lampe comme dans une version horrifique du petit jeu "Un, deux, trois... Soleil !" !
De grands moments comme celui là, Alone en regorge (Ah... la bestiole des égouts qui surgit n'importe où alors qu'on a de l'eau jusqu'à la taille !), et ça serait vraiment dommage de s'en priver, alors un peu de courage, éteignez la lumière et plongez ! Si, si ! Vraiment. Allons, ne faites pas l'enfant !

Test réalisé par Michel, en nocturne.

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Joueurs intrépides amateurs de frissons,
- Amateurs de Resident-evil-like.


Vous aimerez si vous avez aimé:
- La serie des Resident Evil,
Silent Hill,
- Alone In The Dark (si vous êtes assez vieux pour avoir connu !).