Comme chaque année depuis 2005, Call of Duty est de retour. Cette fois-ci, avec Black Ops 7, les devs ont mis le paquet avec une campagne solo qui ressemble fort à un sans-faute.
Tu pensais qu'avec le retour de Battlefield 6, Activision et Call of Duty allait tranquillement passer les fêtes en regardant les joueurs de FPS se régaler sur le jeu de DICE ? Tututut, COD débarque avec Black Ops 7 et, au-delà du multi et du mode Zombies qui s'annoncent (comme toujours) épiques, la campagne s'annonce grandiose, et voilà pourquoi.
Le point sur l'histoire de Black Ops 7
En 2035, on suit un David Mason de retour puisque le jeu est la suite de Call of Duty: Black Ops 2. On prend donc le relais de la "fin canon" du jeu de 2012 avec la mort de Raul Menendez et les émeutes qui s'ensuivent.
Pour aborder rapidement l'histoire, sous l'impulsion des potes de Menendez, le monde est en pleine crise. Les nations sont divisées, et la propagande est employée de toute parts. En gros, ça sent (pas) bon la guerre froide. Histoire de maintenir un semblant de stabilité, une entreprise appelée La Guilde œuvre à l'aide de mercenaires. Sympa.
Tu pensais que c'était assez pour placer la situation initiale ? Du tout. Comme dirait Poe Dameron dans Star Wars IX : "Somehow, Palpa... Menendez returned." Oui, le monsieur est de retour. Pour lutter contre celui-ci (et potentiellement La Guilde, en qui il ne fait pas confiance), notre cher Mason et la team "Spectre-1" reprennent du service.
Surprise (ou pas), La Guilde et sa PDG sont effectivement assez peu sympathiques : ils ont même créé une toxine qui provoque des hallucinations, comme l'Épouvantail dans Batman. C'est là-dessus que les scénaristes se sont appuyés pour créer des missions entre réalisme et science-fiction qui font mouche. On a droit à des combats face à des créatures bien glauques, des zones complètement folles (comme des îles volantes sur lesquelles il faut éviter des machettes géantes qui tombent du ciel), des flashbacks qui reviennent sur l'histoire de la licence et de nos héros, des rendez-vous sur la côte méditerranéenne et le Japon... bref, on plonge dans un récit et un gameplay variés qui fait plaisir, avec la mise en scène léchée chère à la franchise.
Une aventure à faire en coopération
Même s'il est tout à fait possible de faire la campagne en solitaire, elle a été pensée pour être découverte en coop. On peut faire la totalité de l'aventure à quatre, en incarnant Mason et les membres du crew, une première depuis Black Ops 3 (2015).
Au total, elle comporte 11 missions au cours desquelles on peut mettre à profit les nouvelles compétences ajoutées par Treyarch et Raven Software comme un pistolet-grappin bien chouette et des sauts gigantesques à la Marvel. On y alterne entre les passages dans des zones fermées et de grands espaces, et l'ensemble est plus que réussi.
Détails importants : même durant le scénario, on peut débloquer des compétences et améliorer notre perso et ses armes comme on le ferait en multijoueur. Pratique si tu as peur de tomber contre des pro gamers en ligne. D'ailleurs, pour cela, la campagne nécessite une connexion obligatoire. Mais surtout, la grosse addition de cette année, c'est le mode Phase finale (ou Endgame pour les fans de Shakespeare).
Le mode Phase finale
Comme son nom l'indique, le mode phase finale vient clôturer la campagne. Dans celui-ci (toujours seul ou en coop à 2, 3 ou 4), on se retrouve parachuté en wingsuit dans Avalon, une énorme map. S'inspirant des jeux de tir d'extraction en ligne à la ARC Raiders, Escape from Tarkov (ou même du mode DMZ lancé en 2022), Endgame nous propose d'accomplir des missions avant de fuir la zone pour faire progresser notre personnage.
C’est une expérience PvE jouable en solo ou à quatre. Il y a jusqu’à 32 joueurs mais ne t’inquiète pas, personne n'est là pour te tirer dessus. Ici, on est sur de l’entraide. Le but : améliorer son personnage, ses compétences et ses armes en accomplissant des missions (nettoyer un bâtiment blindé de zombies, battre un boss), et réussir l’extraction pour quitter la zone en gardant sa progression et le matos collecté. En cas de décès, on perd tout ses objets, excepté l'expérience. Chaque fois que ton score de combat augmente, le jeu te proposera deux améliorations (augmentation du nombre de points de vie, dégâts de chute réduits) et il faudra en choisir une. De plus, on peut utiliser des compétences monumentales, à la manière d'une sorte de grosse tempête électrique qui balance les ennemis dans les airs. Au fil des niveaux et du loot, tu pourras customiser ton agent pour qu'il colle parfaitement à ton gameplay.
Dans cette mission rejouable, l’histoire continue d’avancer, mais il faut avoir atteint un certain niveau pour pouvoir s’en sortir dans la zone 4, la plus dangereuse du niveau. Il est conseillé d'être (au moins) niveau 55 pour terminer le mode. Sur Avalon, tu peux aussi trouver des camos ou accomplir des missions quotidiennes. Globalement, il s'agit d'un tout nouveau mode qui vise à satisfaire les joueurs plus axés sur la coopération, et qui voudraient faire une pause après une grosse session en mode Zombies.
En bonus : la map va évoluer après le lancement du jeu, avec notamment de nouvelles zones à explorer qui viendront s'ajouter.
En plus d'offrir un contenu gigantesque, ce Call of Duty : Black Ops 7 a de sérieux arguments pour se positionner comme le meilleur COD côté campagne.
Call of Duty : Black Ops 7 est disponible sur PS5, PS4 et Xbox Série X | S.