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Yakuza 3 (PlayStation 3)

Plus d’un an après sa sortie japonaise, Yakuza 3 arrive enfin en Europe. Bien qu’amputée de quelques éléments typiques de la pop culture nipponne, c’est toujours un plaisir de botter des fesses avec Kazuma Kiryu.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 12/3/2010

Éditeur : SEGA
Développeur : Sega
Langues : Anglais

La série Yakuza (Ryo ga Gotoku de son titre original) est la plus ambitieuse production de SEGA depuis l'arrêt prématuré de la Dreamcast. Développé par Amusement Vision - sous la houlette de Toshihiro Nagoshi (Daytona USA) - Yakuza présente forcément des similitudes avec la saga maudite de Shenmue. L'univers du jeu est cependant plus resserré et l'ambiance nettement moins contemplative. La structure du jeu elle-même est très proche d'un jeu d'aventure injecté d'une bonne dose de beat'em all façon Streets of Rage. Si ce cocktail est la paternité de Yu Suzuki, Yakuza l'exploite en mettant une grosse emphase sur les combats de rue. C'est d’ailleurs l'une de ses meilleures idées.

Goodbye, sweet hostess

Suite directe des précédents épisodes sortis sur PlayStation 2, Yakuza 3 en reprend le déroulement exact et la seule différence est le lifting graphique PlayStation 3. Il est fondamental de comprendre qu’il s’agit d’un jeu très éloigné de la norme vidéo-ludique actuelle. Ceux qui attendent un "GTA au Japon" seront forcément déçus. Il n’empêche, Yakuza 3 fonctionne parfaitement, il est même extrêmement dépaysant pour le joueur occidental et ce malgré les coupes effectuées par SEGA. En effet, le minijeu des hôtesses à disparu, tout comme le Mah-jong et le Pachinko. C’est dommage, mais il ne faut pas bouder notre plaisir de voir un tel jeu débarqué en Europe.

Les rues de la rage

Yakuza 3 se découpe en chapitres présentant les différentes facettes du scénario et découpés de manière immuable : exposition via une cinématique, phases d'exploration et de collecte d'informations fréquemment entrecoupées de combats et enfin un boss pour clore le niveau. Moins techniques que Shenmue, les bastons sont beaucoup plus punchy et rappellent vraiment la grande époque du beat’em all. Il est tout de même possible d’augmenter différentes capacités (santé, concentration, puissance), ce qui donne un petit côté RPG bienvenu. Malgré la linéarité de la progression, on peut s’accorder du temps libre en musardant dans les différentes villes (Okinawa, Tokyo) à la recherche de quêtes annexes, de minijeux ou de la récolte d’objets. L'addition de ces éléments découle sur une expérience de jeu finalement sophistiquée, d'autant plus que l'histoire est captivante à suivre de bout en bout. La mise en scène constitue l’un des points forts du titre et il faut admettre - malgré ses moyens réduits - que Yakuza 3 s’inspire beaucoup de Metal Gear Solid sur ce point. Très cinématographique, le jeu évoque clairement tout un cinéma de genre typiquement japonais (le yakuza eiga ou film de yakuza) qui a été également expérimenté par des réalisateurs occidentaux comme Ridley Scott (Black Rain), Sidney Pollack (The Yakuza), sans oublier évidement Quentin Tarentino et son Kill Bill.

C’est plus fort que toi

Production vraiment à part dans la configuration actuelle de SEGA qui d'un côté adapte à tour de bras ses licences historiques et de l'autre édite des jeux occidentaux intéressants mais éloignés de sa philosophie initiale, Yakuza 3 est un aperçu de la grandeur passée de ce qui fut l'un des plus grands développeurs de l'histoire, si ce n'est le plus grand. C'est donc un jeu qu'il convient de ne rater sous aucun prétexte.

Test réalisé par Emmanuel Touchais.


Note globale :

Intérêt :
Vieille école, le jeu dégage un vrai charme. Ses personnages charismatiques, ses combats de rue nerveux et son scénario digne d’un film de genre le rendent captivant pour tous les amoureux du Japon.

Réalisation :
Sans être exceptionnel, le rendu global est plus que correct. On peut regretter une raideur dans l’animation, mais d’un autre côté elle contribue à la "bad-attitude" du jeu. A noter que le jeu n’est disponible qu’en langue japonaise avec textes écran et sous-titres anglais.

Prise en main :
Aucun problème, l’ensemble se contrôle avec confort et les coups sortent très facilement. Il y a juste parfois des petits accrocs avec le verrouillage automatique.

Durée de vie :
Si vous voulez tout faire, le jeu est copieux. Il faut compter une trentaine d’heures, ce qui est tout à fait honnête. D’autant plus que cette version PAL contient les quêtes additionnelles du PSN japonais.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- A ceux qui aiment la saga Yakuza
- A ceux qui aiment la légende de SEGA

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Yakuza 2 sur PS2.

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