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World in Conflict (PC)

Le conflit Est-Ouest dans un RTS ? Oh, avouez que cela faisait "longtemps" qu’on ne nous l’avait pas sorti. Et pourtant, il faut bien reconnaître que l’équipe de Massive Entertainment, avec World in Conflict, a su nous sortir un titre qui claque basé sur ce scénario déjà vu. Prévenez vos voisins, vous allez faire du bruit !

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Stratégie
Sortie : 21/9/2007
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : VIVENDI UNIVERSAL GAMES
Développeur : Massive Entertainment
Langues : Francais

Bon, commençons par le point qui agace d’entrée et qui me fait crier : le ton "les Américains sont les meilleurs gave sévère (avec au passage un joli montrons à ces crétins de Français ce qu’on vaut" au cours de missions dans le Sud de l’Hexagone). Voilà, ceci étant dit, me voici maintenant obligé de reconnaître que World in Conflict est un jeu qui envoie du bois. Si les RTS orientés action sont votre dada, vous allez en prendre plein la tête.

Nous sommes à la fin des années 80 et l’Union soviétique lance une offensive contre l’Europe. Tandis que les combats s’enlisent, elle monte une opération surprise de débarquement sur le sol américain.

Approche très tactique

En fait, il serait plus juste de définir World in Conflict comme un jeu tactique. Ici, vous vous chargez essentiellement du micro management d’un nombre restreint d’unités au cœur d’un champ de bataille. En solo, aux côtés des autres personnages de la narration, comme en multijoueur, avec d’autres "humains", vous n’êtes qu’un élément de l’action. Evidemment, dans la campagne solo, ce sont tout de même sur vos épaules que repose totalement le succès des missions.

Le jeu fonctionne selon la logique de la prise de points stratégiques. Chaque point, pour être saisi, peut demander de contrôler deux à trois zones voisines.

Contrôler un point stratégique, c’est assurer à son camp (ou à vous en solo) un approvisionnement en points (avec une certaine limite) et la construction de défenses sur la zone. Les points servent alors à appeler des renforts. Car ici, à la différence d’un Command & Conquer, vous ne construisez aucun bâtiment ni aucune unité. Point d’accumulation de tanks avant de "rusher".

Echange village contre champ de ruine

Le point fort de World in Conflict, c’est son moteur physique. Trous d’obus dans le sol, bâtiments qui s’effondrent, lignes électriques qui volent, forêts qui s’embrasent : le joueur est pleinement immergé. Même si les opérations n’ont pas grand-chose de crédible, on est vraiment immergé dans ce soft. Un pur film hollywoodien à défaut d’un RTS ultra-réaliste, c’est l’orientation du jeu. La campagne solo vous conduit des Etats-Unis à l’Europe puis à la Russie et revient aux Etats-Unis : autant de terrains variés superbement modélisés que vous ferez voler en éclats !

Et les destructions s’avèrent d’autant plus violentes qu’en tuant des ennemis vous augmentez un second "pool" de points. Ceux-ci permettent de commander frappes d’artillerie, raids aériens variés (napalm, bombes guidées, etc.), parachutage de troupes ou encore… frappe nucléaire tactique !

Equilibre des forces

Trois camps existent dans le jeu : Etats-Unis, OTAN (unités de différents pays européens) et URSS (jouable uniquement en multijoueur).

Chaque camp dispose de nombreuses unités aériennes et terrestres qui s’avèrent très bien équilibrées. Certains diront trop semblables. Mais c’est la clé de la réussite en multijoueur. Dans ce dernier mode, chaque joueur choisira une spécialité (infanterie, soutien, air ou blindés), ce qui oblige à coopérer pour réussir, sous peine de se faire humilier.

Efficace et musclé, World in Conflict sait scotcher par une action soutenue tant en solo qu’en multijoueur. Une approche réussie du RTS !

Test réalisé par Arnaud Papeguay.


Note globale :

Intérêt :
Un titre à l’ambiance et à la réalisation soignées qui vous plonge au cœur de l’apocalypse. Son approche tactique et son aspect action offrent aux joueurs un grand moment de jeu vidéo.

Graphisme :
La modélisation des unités s’avère très bonne. Et que dire des destructions, explosions, effets de fumée ? C’est bluffant, tout simplement ! Même sans Vista et sans carte vidéo DirectX 10, le joueur est ébloui.

Animation :
Le moteur graphique réussit la prouesse d’en mettre plein les yeux et de parfaitement s’adapter à des configurations moyennes sans les faire ramer. Du beau boulot, rien à redire !

Son :
Les voix françaises s’avèrent globalement satisfaisantes, avec du bon et du moins bon selon les héros. Les accents russe ou encore allemand font un peu caricaturaux. Au niveau des bruitages, vous allez terrifier votre quartier. Ne vous étonnez pas si vos voisins foncent à la cave.

Jouabilité :
Le jeu se prend en main avec aisance. L’interface claire permet de retrouver facilement ce que le joueur cherche. Regrettons juste quelques tous petits soucis de pathfinding, notamment lors des déplacements groupés.

Multijoueur :
16 participants peuvent se cartonner en ligne, chacun avec sa spécialité. Un système de communication audio permet de se coordonner. Les combats se révèlent tout simplement grisants bien que parfois frustrants (voir ses cinq petites unités se faire plomber d’un coup, ça peut rendre triste). Coopération, coordination sont les clés du succès. D’autant que donner vos points de soutien à un unique joueur peut accélérer l’accès à la frappe nucléaire…

Difficulté :
Le joueur se sent un peu seul contre le monde. Ca cartonne sévèrement. Mais le soft sait vous faire évoluer tout en douceur vers des objectifs de plus en plus tendus.

Durée de vie :
14 longues missions de campagne vous attendent. Ensuite, le mode multijoueur permet de poursuivre le défi !


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux stratèges 16 ans et plus
- A ceux qui privilégient l’action au réalisme
- Aux joueurs qui recherchent un RTS bien musclé et prenant

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Command & Conquer 3 : Les guerres du Tibérium
- Company of Heroes

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Astuces

Tous les codes du jeu

Commencez la partie en ayant ajouté la ligne de commande "-console" au fichier de lancement du jeu. Ensuite, en cours de partie, appuyez sur le petit 2 situé au-dessus de la touche de tabulation pour accéder à la console et tapez le code correspondant à l’effet désiré :



CameraFreedom : caméra libre

cmdlist : liste des commandes

UnlockAllMaps : débloquer toutes les cartes de la campagne

WinGame : remporter la mission en cours