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Viking : Battle for Asgard (PlayStation 3)

Le pire qui puisse arriver à un jeu n’est pas d’être mauvais. C’est d’être bon, mais de rester dans l’ombre, ignoré du public. Il n’appartient qu’à vous d’assurer à Viking toute la reconnaissance qu’il mérite.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 28/3/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : SEGA
Développeur : The Creative Assembly
Langues : Francais

Ravagés par les morts-vivants d’Hel, les royaumes du nord tombent les uns après les autres et le jeune Skarin aurait rejoint les sombres légions si Freya ne l’avait pas sauvé in extremis. Promu champion de la déesse, notre héros doit maintenant fédérer les forces Viking disséminées à travers trois vastes îles et organiser la contre-attaque, en espérant qu’il se bat pour la bonne cause.

Vik le viking

Combat, exploration, infiltration, plate-forme, siège, chasse au trésor… Viking se trouve au confluent de plusieurs genres, une approche risquée qui se traduit typiquement par le meilleur ou par le pire, sans juste milieu. Heureusement pour Sega, Creative Assembly accouche d’un petit joyau, fusionnant ses différentes facettes en un tout d’une brillante cohérence. Dès les premiers pas sur l’île initiale (la moins étendue), un souffle épique embrase l’aventure. A chaque fois, vous débutez dans un modeste camp fortifié humain et les forces de Hel dominent la région. Pour inverser le rapport de force, vous devez prendre possession de lieux clés (mine, scierie, fabrique d’explosifs, temple, pont, tour de garde…) ce qui implique bien sûr d’éliminer les morts-vivants et de libérer les prisonniers.

Mais pour rassembler les deux ressources clés de votre victoire que sont les hommes et l’or (permettant d’acheter runes magiques pour les armes, haches de lancer, améliorations de santé et attaques spéciales), il faudra multiplier les quêtes.

Récupérer des marchandises, rapporter de l’alcool, assassiner un boss redoutable, participer à une embuscade, éveiller des dragons ou encore collecter les nombreux trésors, cachés aussi bien au sommet de ruines délabrées qu’au plus profond de sombres grottes…

Le gouffre de l’Helm ?

Le choix de l’ordre comme de l’approche est généralement laissé à votre entière discrétion. Vous pouvez opter pour une attaque directe en comptant sur vos combos dévastateurs ou vous infiltrer et éliminer discrètement d’un coup fatal dans le dos les patrouilleurs. Mais une fois votre armée assemblée, c’est un véritable assaut frontal qu’il faudra mener. Ces phases (deux par îles) vous placent au milieu de mêlées impliquant des centaines de soldats, mais vous n’aurez aucun ordre à donner. Une carte tactique indique les éléments stratégiques (général ennemi, groupes d’archers ou de Shamans…) et vous décidez où porter votre attaque, où soutenir vos troupes pour prendre l’avantage. Chaque exploit vous permet de demander le soutien aérien d’un dragon, pour appuyer votre progression et arracher la victoire des mains de Hel.

Pas de bras, pas de Valhalla

Et le résultat s’avère très prenant. On prend son pied (ah, ah) à explorer chaque recoin de ces îles magnifiques particulièrement escarpées qui offrent des paysages enchanteurs et des ambiances fabuleuses. On jubile en s’infiltrant derrière les lignes ennemies pour ouvrir l’accès à ses armées.

Bien qu’ils demeurent simples, les combats se révèlent d’une jouissive brutalité que les fans de Kratos apprécieront. Les assauts, même s’ils sont un peu chaotiques, offrent un spectacle exaltant qui renvoie Dynasty Warriors à l’école.

Certes, le titre n’est pas exempt de reproches. Entre le manque de charisme de Skarin, les bruitages trop discrets ou les missions un peu répétitives à la longue, il y a matière à se plaindre. Pourtant, Viking dégage une véritable aura et l’aventure m’a, en toute subjectivité, littéralement happé. Une sensation trop rare pour être négligée.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Magnifique, jouissif, Viking s’apprécie autant dans ses ballades bucoliques que ses batailles frénétiques. Certains butteront, entre autre, sur le manque de variété, mais il est des jeux dont on tombe sous le charme et auxquels on pardonne beaucoup, au nom du plaisir de l’expérience.

Graphisme :
Plutôt réussi sur le plan technique, Viking séduit surtout par son approche artistique et architectural. On admire souvent le travail sur les ambiances, les éclairages et les perspectives.

Animation :
Les animations de Skarin en particulier et des autres personnages en général sont vraiment excellentes, avec une bonne maîtrise du ralenti pour les "finishing moves". Reste que le moteur souffre un peu au cœur des sièges.

Son :
Les musiques sont grandioses, et les bruitages de qualité mais ils se font beaucoup trop rares. Sans être mauvais, les doublages français sont loin d’avoir la conviction de la VO que l’on entendait dans les trailers.

Jouabilité :
La prise en main est simple, mais le résultat excellent. Combat, infiltration, plate-forme, exploration, interface… tout fonctionne à la perfection. On peine un peu à se repérer lors des gros assauts, noyé dans la marée humain, mais rien de vraiment gênant.

Multijoueur : -
Malheureusement rien.

Difficulté :
Très progressive et très bien dosée, du moment que l’on prend le temps de collecter l’or pour s’équiper et de réfléchir à ses actions. Sauvegardes régulières et points de téléportation bien positionnés évitent de rendre les morts trop pénalisantes.

Durée de vie :
Pas évidente à évaluer considérant la taille croissante des îles. Cela dépend du temps que vous passer à explorer, de votre approche (furtive ou bourrine) mais on tourne autour des 15 heures.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux amateurs de culture nordique
- Aux fans de beat’em all

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Spartan Total Warrior, du même studio, sur PlayStation 2.
- God of War 2 pour l’aspect violent, sur PlayStation 2.
- Dynasty Warriors 6 pour les gros combats.

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