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Valkyria Chronicles (PlayStation 3)

Si les deux premières consoles de Sony se sont imposées comme la terre promise des amateurs de RPG japonais classiques, et de leur digression tactique, la PS3 tarde à prendre le relais. Sega tente d’accélérer le mouvement.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Jeu de rôle
Sortie : 31/10/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : SEGA
Développeur : Sega
Langues : Anglais

D’autres noms, d’autres frontières, d’autres cultures… malgré ces différences, les années 30 du monde de Valkyria ressemblent étrangement aux nôtres, tant du point de vue technologique que politique. Le continent d’Europa sombre brutalement dans la guerre, et le jeune étudiant Welkin Gunther, promu à la tête du Squad 7 après un fait d’armes, se retrouve au cœur du conflit.

Joyeuse guerre

L’intrigue narrée à travers de (trop ?) nombreuses cinématiques collectionne les clichés nippons du genre : ancienne civilisation avancée, méchants caricaturaux (le rigide, la fidèle, le cool), pilote de tank de 13 ans… tout y passe. Mais malgré son classicisme naïf, l’histoire reste potable et regagne même quelques points en abordant de façon sobre des thématiques telles que l’écologie, le racisme ou l’homosexualité.

Néanmoins, comme pour tout jeu de rôle tactique, Valkyria Chronicles se juge avant tout sur son système de combat, qui mixe tour par tour et temps réel.


Un petit détour par la base permet de sélectionner 20 recrues parmi une longue liste d’appelés uniques, d’améliorer son arsenal (armes, armures, tank de Welkin) et de faire progresser les cinq classes disponibles (éclaireur, mitrailleur, ingénieur, lance-roquettes et tireur d’élite). Il est ensuite temps de passer aux choses sérieuses.

Oh balle, suspend ton vol

Depuis une vue aérienne du champ de bataille, on déploie ses troupes. A chaque tour, des Points de Commandement, dépendants du nombre d’officiers en jeu, permettent de faire agir plusieurs unités ou une même unité plusieurs fois. Dès qu’un soldat est sélectionné, on passe en vue à la 3ème personne et l’on se déplace en temps réel. Les ennemis vous canardent à vue et il faut donc zigzaguer comme dans un TPS (Third Person Shooter) classique. Le temps se suspend lorsque l’on passe en mode visée, afin d’ajuster le tir (dans la tête si possible) ou le lancer de grenade. Puis, après une éventuelle riposte de la cible, on repasse en temps réel jusqu’à épuisement de la jauge d’action du soldat. Evidemment, de multiples facteurs influencent vos décisions : rapport de force entre classe, champs de vision, et surtout les caractéristiques de chaque soldat.

Certains sont à l’aise en ville, en forêt, dans le désert, voient la nuit, distraient les autres par leur bavardage ou améliorent leur moral. Des amis regroupés déclenchent une puissante attaque combinée, mais offrent une belle cible.

Même pas mal !

Malheureusement, Valkyria Chronicles s’enferme régulièrement dans ces mécaniques au détriment de la logique. On peut s’agenouiller derrière les sacs de sables, mais pas derrière un muret ni un banc (qui pourtant arrêtent bien les balles). De même, un ennemi "caché" derrière un sac de sable ou dans les hautes herbes conserve son bonus défensif même lorsque l’on contourne le sac ou que l’on se retrouve à bout portant. Pourtant, si l’on parvient à s’accommoder de ces nombreuses petites contraintes et d’une intelligence artificielle parfois limitée, le jeu s’avère vraiment très plaisant. Les affrontements sont dynamiques et les situations extrêmement variées (tempêtes de sables, mines, énorme tank à ralentir, infiltration nocturne…). Comme pour ne rien gâcher, Valkyria Chronicles possède une identité visuelle particulièrement agréable, les fans de T-RPG peuvent craquer en toute sérénité.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Attention : voix en anglais et japonais, textes en anglais uniquement


Note globale :

Intérêt :
Bourré de clichés, régulièrement frustrant par son manque total de réalisme, Valkyria Chronicles offre cependant des moments d’intenses satisfactions. La profondeur tactique cumulée à la diversité des situations en font une valeur sure pour les aficionados du genre.

Graphisme :
Un peu similaire aux Naruto de la PS2, le cel shading crayonné assure un rendu très agréable, mais qui ne dissimule pas complètement le manque de puissance du moteur 3D. Les environnements sont très basiques, ce qui tranche avec le design travaillé des unités.

Animation :
Pas de ralentissement et des personnages qui bougent plutôt bien même s’il n’y a rien d’exceptionnel. On note parfois quelques bugs au niveau des corps projetés.

Son :
Les voix anglaises sont potables et les bruitages corrects. Les musiques, bien qu’agréables, deviennent vite répétitives.

Jouabilité :
Interface propre, prise en main aisée, rien à dire. Si l’on accepte la rigidité de ses mécaniques de jeu, VC offre un challenge très prenant, à travers sa richesse tactique, et particulièrement intense grâce à ses phases temps réel.

Multijoueur : -
Un seul commandant.

Difficulté :
Même si l’intelligence artificielle n’est pas toujours à la hauteur, la difficulté s’avère très bien dosée. Un peu comme dans Fire Emblem, on peut perdre définitivement un soldat mais on dispose de trois tours pour le sauver.

Durée de vie :
Le jeu aligne une bonne vingtaine de missions, d’une durée croissante, auxquelles s’ajoute une petite dizaine d’escarmouches, essentielles pour faire progresser votre squad.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- Aux fans de T-RPG
- A ceux que les clichés japonais ne rebutent pas
- A ceux qui lisent l’anglais

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Advance Wars : Dark Conflict sur DS.
- Silent Storm 2 sur PC.
- Final Fantasy Tactics sur PSP.

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