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Unreal Tournament III (Xbox 360)

Après nous avoir conquis sur PC et PS3, UT3 débarque sur Xbox 360. Console dernière servie mais avec quelques petits bonus en prime qui valaient bien l’attente. Que la fête du frag commence !

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : FPS
Sortie : 4/7/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : TRADEWEST
Développeur : Epic Games
Langues : Francais

Pour son quatrième opus (si, si, le nom est fourbe), UT demeure fidèle à son concept d’origine : se fritter violemment on-line. Mais comme pour toute suite, la question qui vient immédiatement à l’esprit (surtout si vous aimez les carottes), c’est : Quoi de neuf docteur ?

A moi les bots !

La première nouveauté, inscrite au dos de la boite, tient à la présence d’un mode Solo, mais Epic s’avère plutôt nul en déguisement : si l’on retire les brèves cinématiques, le… scénario (je m’excuse par avance auprès des vrais scénarios que je connais) et la possibilité de choisir des cartes altérant les conditions d’une mission (avoir du renfort par exemple), on identifie facilement un long tutorial. M’enfin, on ne va pas se plaindre de ce petit effort, qui offre d’ailleurs l’opportunité d’un mode coopératif, car l’essence de la série reste le multijoueur.

Les tentacules, ça accule

De ce point de vue, cet opus accueille une nouvelle faction qui, contrairement aux reptiles Krall ou aux drones Liandri, n’est pas purement cosmétique. Les sombres Necris s’accompagnent d’une flopée de véhicules : Darkwalker, Fury, Nemesis, Nightshade, Scavanger… Non seulement leur design, très organique, est une réussite, mais ils bénéficient de caractéristiques originales : invisibilité, mine, tentacules permettant d’escalader les obstacles… Face à cette nouvelle menace, la gamme des véhicules humains s’étoffe de façon intéressante.

L’Hoverboard est un équipement de série qui permet à tous les joueurs de se déplacer rapidement sur les immenses cartes (y compris en trimballant un drapeau ou une orbe – voir plus bas), et même de se faire tracter par d’autres engins.

En contrepartie, le moindre impact entraîne une chute et la perte de l’objet tenu. On trouve aussi des véhicules capables de se déployer, comme le SPMA. Une fois installé, cette unité d’artillerie éjecte un mini satellite, depuis lequel on peut désigner les cibles à pilonner.

God Like ?

Ces petites subtilités témoignent de la relative versatilité d’UT3. En mode Duel et Deathmatch, on bourrine sévère. L’habileté de chaque joueur fait toute la différence. Bien que la vitesse ait été réduite pour s’adapter (parfaitement) au pad, réflexes et précisions demeurent des qualités essentielle. La Capture de drapeau et surtout la Guerre, qui consiste à conquérir un réseau de Nodes (par la force ou à l’aide d’orbes) pour pouvoir détruire la base adverse, nécessitent quant à elles un peu plus de subtilité. Aux capacités des véhicules s’ajoutent des équipements inédits comme la mine EMP (désactivant les engins), le générateur de bouclier ou le champ de stase (ralentissant TOUT ce qui le traverse), dont l’emploi peut être tactique.

Bref, ce n’est pas sur le contenu (une quarantaine de cartes), le gameplay ou la richesse que l’on attaquera le jeu, mais sur sa timidité. Les modes de jeux s’avèrent vraiment communs, Guerre n’étant qu’une repompe du Attaque de UT 2004 et l’excellentissime Assaut ayant encore disparu.

De même, après Call of Duty 4, l’absence d’évolution de son avatar aux grés de ses performances manque un peu. Cela n’empêche pas UT3 d’être un concentré d’adrénaline incroyablement jouissif et défoulant.

La réalisation somptueuse impressionne et pour la première fois, les "consoleux" bénéficient des cartes conçues par les joueurs PC, ainsi que de cartes supplémentaires exclusives à la 360.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Beau, fun, rapide, explosif, riche, capable d’être tactique… UT3 est tout ce que l’on attendait, mais pas plus. Au-delà de ses intéressantes nouveautés (hoverboard, champ de stase...), il campe sur des bases très classiques.

Graphisme :
Si l’on excepte les petites lenteurs d’affichage de textures typiques de l’Unreal Engine, UT3 se pose comme l’un des (voir le) plus beaux jeux de la 360. La qualité des textures, des éclairages, des effets… Reste le design, qui dépend des goûts, mais les Necris ont la classe.

Animation :
Le jeu est d’une fluidité irréprochable, y compris sur les grandes cartes avec 16 participants et les animations des personnages sont excellentes.

Son :
Les bruitages claquent bien et on retrouve des thèmes musicaux familiers. Reste le problème des voix, par forcément mauvaises, mais avec des traductions parfois complètement à coté de la plaque (à l’oral comme à l’écrit). Il est cependant possible d’accéder à la VO.

Jouabilité :
Ralenti pour s’adapter au pad, UT3 n’en demeure pas moins le titre le plus nerveux existant sur console. C’est technique, précis, riche en possibilités…

Multijoueur :
C’est bien évidement la raison pour laquelle on achète le jeu. Riche, varié, capable de verser dans le registre bourrin ou légèrement tactique, nanti de nombreuses cartes UT3 est un bonheur. Mais il est aussi très classique, et on déplore vraiment la perte du mode Assaut. Jouable à deux sur écran partagé.

Difficulté : -
Cela dépend de vos adversaires humains. Dans le cas du tuto… euh, du solo, les bots ne sont pas forcément des lumières mais visent très bien.

Durée de vie :
Plus d’une quarantaine de cartes disponibles d’entrée de jeu, c’est déjà pas mal. Vous pourrez aussi récupérer les cartes créées par les joueurs PC. Une première qui garantit au titre une durée de vie énorme. Vidéo de Gears of War 2 en bonus !


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans (c’est vulgaire)
- Aux fans d’UT et même du vieillissant Quake
- A ceux qui aiment se massacrer en ligne.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Unreal Tournament 2004 sur PC.
- Halo 3

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