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Two Worlds (Xbox 360)

Plutôt reconnu pour ses talents dans le domaine de la stratégie temps réel avec la série des Earth 2100, Reality Pump se lance aujourd’hui dans le jeu de rôle. L’ambition de concurrencer Bethesda est là, mais le talent suit-il ?

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Jeu de rôle
Sortie : 31/8/2007
Multijoueurs : Oui, 8 joueurs
Internet : Oui

Éditeur : NOBILIS
Développeur : Reality Pump Studios
Langues :

Si l’on dit que la première impression est souvent déterminante, Two Words est du genre à se prendre les pieds dans le paillasson en sonnant à votre porte. Cinématique mal compressée, doublage français de qualité médiocre, des bugs de collisions à foison, des animations inégales, une création de personnage simpliste aux antipodes de la profondeur d’un Oblivion, un control calamiteux des montures… la première demi-heure de jeu concentre tous les défauts du titre. Et pourtant…

L’autre monde

Pourtant, Two Worlds mérite une seconde chance car il possède des atouts à faire valoir. D’abord son monde, vaste, varié et extrêmement vivant. Citées et villages abritent nombres d’habitants dormant la nuit et travaillant le jour, réagissant aux agressions d’animaux sauvages ou de monstres (ce qui peut être exploité), voire à vos tentatives maladroites de vol. Les variations météos, les bruitages, la faune et la flore (utilisable en alchimie) contribuent à rendre le royaume de Cathalon particulièrement crédible.

Pour ne rien gâcher, le jeu s’avère franchement joli. Malgré un clipping prononcé, on profite de panoramas magnifiques offrant une impressionnante profondeur de champ. La végétation est luxuriante, les textures sont particulièrement bien rendues et l’on admire les fines ciselures ornant les équipements ou les effets visuels accompagnant les sorts. Bref, un résultat des plus immersifs.

Toujours plus haut

Autre atout de taille : le plaisir du leveling. À l’inverse des titres dans lesquels on progresse au ralenti, Reality Pump fait tomber avec régularité les points de caractéristiques et de compétences permettant d’améliorer son avatar. La contrepartie est une montée rapide en puissance qui rend les combats assez faciles et permet à terme de maximiser tous les "pouvoirs", que vous ayez initialement optés pour un guerrier, un archer ou un magicien. Qu’importe, le système s’avère galvanisant, mais l’idée de génie réside dans la fusion des équipements. Chaque pièce d’armure, chaque arme (que l’on peut sertir de gemmes élémentaires), chaque bijou enchanté, possède un profil spécifique et tout item identique peut être fusionné afin d’accroître la puissance de l’item original. La chasse au trésor prend du coup une autre dimension.

L’ANPE, svp ?

Enfin, il y a l’aventure. Two Worlds vous laisse une liberté totale dans vos déplacements. Vous pouvez chercher les artefacts familiaux réclamés par le groupuscule ayant enlevé votre sœur ou entreprendre une myriade d’autres quêtes. Le pays se trouve au centre de luttes politiques, militaires, religieuses, historiques et magiques, sans compter les affaires privées. Et même si l’impact n’est pas aussi visible que dans
Gothic 3, vous serez souvent face à des choix contradictoires, certains vous rapprochant de factions et débloquant d’autres missions.
Néanmoins, au-delà de cet aspect rôle, il faut garder à l’esprit que les combats s’apparentent à du Hack & Slash.

Pas de combos à l’épée par exemple, ni de parade (même si la course est une tactique), mais plutôt des compétences spéciales, pièges ou sorts (invocations, mur de pierre, météores, etc.) à déclencher. Une fois cet aspect intégré, on peut véritablement profiter de Two Worlds qui, malgré d’indéniables défauts, se montre capable de vous absorber des heures entières dans son monde. Un signe qui ne trompe pas.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Loin d’égaler Oblivion et souffrant de nombreuses failles, Two Worlds parvient néanmoins à séduire. On replonge constamment avec plaisir dans ce monde vivant où il y a toujours quelque chose à faire. Un jeu qui vaut le détour en Solo et pourrait surprendre en Multi... lorsqu’il marchera.

Graphisme :
Des bugs de collision, du clipping, des visages clonés… N’empêche que le rendu des environnements, tout comme celui des armes, des armures ou des sorts, est magnifique.

Animation :
Les animations des personnages sont inégales, tantôt convaincantes, tantôt maladroites. On note aussi des ralentissements lors de transition entre régions, mais cela reste fluide même lorsqu’il y a une quinzaine d’ennemis à l’écran.

Son :
Les musiques sont belles, les bruitages globalement très réussis (notamment ceux d’ambiance champêtre) mais les voix… Du boulot d’amateur qui rend les très nombreux dialogues pénibles.

Jouabilité :
Le jeu se prend assez vite en main, comme un MMORPG, avec une barre de compétence. La gestion de l’inventaire est claire, efficace. Le suivi des quêtes se fait facilement, avec des marqueurs sur la carte. Reste l’équitation, catastrophique.

Multijoueur : ??
Two Worlds propose plusieurs modes : coopération, duels régulés en arène et MMO avec serveurs, formation de clans et quêtes en groupe de 8. Reste que c’est pour l’instant le chaos : peu d’aide, pas de regroupement par langue (allemand dominant)… difficile de juger.

Difficulté :
Le niveau des adversaires se cale sur le votre, ce qui permet d’être libre de ses mouvements. Mais la difficulté demeure très inégale : vous pouvez être une machine à tuer et mourir d’une charge de Golems ou d’une volé d’archers, avant de devenir presque invincible.

Durée de vie :
Si vous prenez le temps de réaliser les nombreuses quêtes qui s’offrent à vous et de fouiller tous les donjons, vous passerez sans doute une bonne quarantaine d’heures. Plus lorsque le multi fonctionnera…


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- Aux amateurs de RPG ouvert
- A ceux qui aiment les Hack & Slash un peu "denses" (plus Sacred que Diablo)

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Oblivion

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Astuces

Tous les codes pour le jeu

Maintenez LB + RB enfoncés et appuyez sur A pour accéder au menu des codes. Une boite de texte s’affiche alors à l’écran. Appuyez ensuite sur la touche croix pour ouvrir le menu du clavier. Notez que seuls les codes commençant par "Bonuscode" n’affectent pas vos réussites.

Tous les autres codes (c'est-à-dire tous ceux n’étant pas des codes bonus) nécessitent que vous entriez le mot de passe "twoworldscheats 1" au préalable. Ceci invalidera les réussites de votre personnage de manière permanente.



ec.dbg addskillpoints : ajouter des points de compétence

AddGold X : ajouter de l’or

AddParamPoints : ajouter des points Param

AddSkillPoints X : ajouter des points de compétence

AddExperiencePoints XXX : ajouter des point d’expérience

Bonuscode 9728-1349-2105-2168 : armure des ténèbres

BonusCode 9470-4690-1542-1152 : épée de feu

Create Lockpick : créer un lockpick

Create Personal_Teleport : créer une pierre de téléportation

Bonuscode 9470-6557-8820-9563 : bouclier de Yatolen

ec.dbg levelup : gagner un niveau

ec.dbg skills : toutes les compétences sont disponibles

Create Teleport_Activator : recouvrer l’activateur de téléportation

ResetFog : révéler la carte

Bonuscode 9144-3879-7593-9224 : lance du destin

Bonuscode 9447-1204-8639-0832 : arc

Jump2 : transporter le joueur là où la souris pointe

PhysX.Door.RemoveAll 1 : passer à travers portes et murs



Notez que les "X" correspondent à la quantité désirée.