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Torino 2006 (PlayStation 2)

Qu’est-ce que serait un événement sportif d’ampleur mondiale sans son jeu officiel ? Torino 2006 vous catapulte donc en avance sur les pistes des JO d’hiver de Turin. Licence bâclée ou grand jeu de sport, la réponse dans les lignes qui suivent.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Sport
Sortie : 27/1/2006
Multijoueurs : Oui, 4 joueurs
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : TAKE 2
Développeur : 2K Games
Langues : Francais

Dans le monde des licences officielles, si nous nous contentons du cas des Jeux olympiques, il y a les bonnes surprises, comme Athens 2004, et les "produits" à oublier, comme Salt Lake City 2002. Dans quelle catégorie se classe Torino 2006 ? Allez, gardons un peu de suspens. Tout d’abord, voyons ce que propose le jeu. Ah tiens, seulement 15 épreuves dans huit disciplines. Ouch ! Cela fait bien peu. Offrons-nous le luxe de citer les rares élus que sont : le ski alpin, le saut à ski, le patinage de vitesse, le ski de fond, le biathlon, le bobsleigh, la luge et le combiné nordique. Point de patinage artistique ni de surf… Point de ski acrobatique…

La neige, c’est beau, c’est blanc

Le joueur a la possibilité de participer à l’ensemble des épreuves, à neuf seulement ou peut personnaliser le jeu en choisissant celles qu’il désire. On a vite fait le tour du tout, hélas, malgré les trois modes de difficulté. Le contenu devient vite répétitif…Le rendu graphique des (rares) épreuves s’avère très satisfaisant, les surfaces (neige, glace) bien reproduites. De même, vos sportifs sont modélisés correctement lors des épreuves. Par contre les petites cinématiques s’avèrent étonnamment moins belles.

La remise des médailles frise ainsi le ridicule avec des animations grotesques, et l’absence des hymnes.Une dizaine de secondes de cinématique avec le moteur du jeu, et on plie bagage direction l’épreuve suivante. Autant dire que la joie de décrocher l’or se transforme en déprime…

Un public dépressif… Les commentateurs aussi

Niveau sonore, le soft fait dans le minimaliste. Le public ne sait dire que "ouaaaa… ohhh…" Comme ça, en boucle. On le sent heureux d’être là, le public. Super contents les gars. Leurs animations, mécaniques, montrent à quel point ils sont motivés. Ajoutez des commentaires soporifiques qui accentuent la déprime tant ils sont plats. On ne sent pas non plus nos commentateurs très motivés. Tout est dit sans conviction.

Du bon quand même

Le point positif de Torino 2006 est que les disciplines vous demanderont autre chose que de "bourriner" des boutons. Prendre un bon départ en bobsleigh demande de la synchronisation (appuyer plusieurs fois au bon moment sur croix). A ski, il faudra monter une jauge au maximum. A ski de fond, vous devrez gérer votre endurance pour tenir jusqu’au bout. Seul le patinage de vitesse demande de presser en cadence croix et cercle pour avancer. Mais ici c’est le rythme qui compte. Effet négatif : on ne regarde pas toujours où on va dans cette discipline, les yeux glissant vers les jauges.

Notons également qu’à ski on ne se prendra une gamelle qu’en cas de contact avec le mur. Le plus impressionnant restent les compétitions de bobsleigh ou de luge. Ca va très vite. Mais au final, les épreuves finissent par trop se ressembler.

Une affaire vite pliée

Le souci majeur de Torino est que les épreuves sont vite expédiées. En solo, le jeu ne captera que quelques heures avant qu’on ait envie de passer à autre chose. On casse quelques records, on débloque des bonus… Et qu’est-ce qu’on mange ce soir ? Tiens, je n’ai pas sorti le chien… Le titre n’arrive pas à captiver. Alors on s’essayera avec quelques amis pour prolonger la durée de vie. Quand ils nous auront humiliés au biathlon en réussissant du premier coup les très simples tirs au fusil, on songera à aller voir ailleurs.

Test réalisé par Arnaud Papeguay


Note globale :

Intérêt :
Manque d’épreuves, une ambiance qui donne envie de se jeter par la fenêtre, un défi peu motivant : le joueur aura du mal à coller à Torino 2006.

Graphisme :
Les décors se révèlent propres, ainsi que la modélisation des sportifs. Etrangement, les cinématiques avec le moteur de jeu sont moins bien réussies et la modélisation du public est minimaliste.

Animation :
Si pendant les épreuves l’animation peut être satisfaisante, les gesticulations du public et les attitudes des sportifs lors des cérémonies donnent envie de rire.

Son :
Ambiance ratée, commentaires soporifiques, aucun hymne…

Jouabilité :
Les contrôles se prennent facilement en main. Quelques bonnes idées, avec des particularités pour chaque épreuve.

Difficulté :
Une fois les contrôles bien en main, on arrivera à faire tomber des records. Les trois modes de difficulté pardonnent de moins en moins les erreurs mais le titre est globalement accessible.

Durée de vie :
Pas assez d’épreuves, pas assez motivant, Torino 2006 sera vite bouclé et laissé de côté.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux fans de la neige
- Aux joueurs qui aiment les jeux officiels
- A tous les âges

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Salt Lake City 2002

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