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Tom Clancy's EndWar (PlayStation 3)

Présenté comme le soft qui allait révolutionner la stratégie temps réel sur console, comme un mélange d’action et de réflexion, EndWar a été poussé en avant avec assurance. Pure communication ? Réelle révélation dans le petit monde du RTS ? Voici qu’EndWar arrive sur nos consoles, et forcément il va se faire décortiquer comme il se doit.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Stratégie
Sortie : 6/11/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : UBISOFT
Développeur : Ubisoft Shangai
Langues : Francais

EndWar se déroule dans un futur proche, avec un scénario tellement affligeant que la série Command & Conquer sur autres plateformes passerait presque pour un documentaire historique. Pour vous résumer la chose, le Moyen-Orient s’est fait péter la tête à coups d’ogives nucléaires. La Russie se retrouve premier producteur mondial de pétrole et en profite pour redevenir "vilaine méchante". Elle fomente un complot pour que la jeune Fédération européenne et les Etats-Unis se déclarent la guerre (moui, mais bien sûr). Et voilà ! Trois grandes puissances qui se pètent les dents. Avec les vilains russes, les américains naïfs et un peu couillons, les malheureux européens anti-américains et sûrs d’eux.

Ca Risk de péter fort

Après un prélude qui vous fait passer d’une faction à l’autre, commence la guerre à proprement parlé aux commandes d’une nation. Le monde s’affiche sous la forme d’un globe constellé de cases. Vous choisissez parmi les combats accessibles auxquels participer.

Sachant évidemment que prises de bases militaire ou de villes (en plusieurs tours) méritent votre attention. Les armées de votre camp réaliseront d’autres déplacements automatiquement, de même pour l’ennemi.

La cohérence globale des opérations ne reste guère réaliste, mais EndWar est surtout un titre d’action autant que de stratégie. Les combats vous demandent de tenir ou de détruire un certain nombre de points en temps limité. A vous de choisir les unités qui participeront à l’action, sachant qu’il faut éviter de les perdre car elles prendront de l’expérience (et que certains scénarios ne vous permettront pas d’appeler des renforts). Cette expérience leur donne accès à des améliorations que vous achèterez entre les combats. Plus une unité est aguerrie, plus elle obtient des améliorations parmi celles que vous avez acquises.

Donnez de la voix

Souvent, les RTS sur console peinent à adapter les contrôles efficaces du combo clavier/souris. EndWar a décidé d’utiliser un système de reconnaissance vocale pour doubler et compléter les contrôles au pad. Ainsi, s’il est possible de cibler avec la manette, vous pouvez ordonner par la voix à n’importe quelle unité, que vous voyez ou non, de se rendre à tel endroit, ou de frapper telle cible. On reste loin du nombre d’instructions qu’un pro de la souris peut exécuter. Mais il faut avouer que le système donne de la souplesse bien que dans certaines situations on préfère utiliser le pad.

A signaler tout de même la tendance du système de reconnaissance vocale à se prendre les pieds dans le tapis : il faut parfois répéter ! Mais on s’y croit, on devient l’officier tout puissant, et votre compagne va adorer vous voir parler tout seul.

Pierre-feuille-ciseau

Le gameplay penche donc vers l’action, avec la possibilité de vraiment zoomer au cœur des combats et de suivre une unité à la troisième personne. Le déploiement de drones offre aussi une vue en images de synthèse du champ de bataille depuis le dessus. Très utile pour coordonner les déplacements et frappes d’artillerie. La logique du "pierre-feuille-ciseau" s’avère poussée à l’extrême, peut être même un peu trop. Et contre l’intelligence artificielle (IA), gagner rimera souvent à envoyer la bonne unité contre la sienne. Bien qu’il faut admettre que les combats restent efficaces. A un point près… Certains affrontements permettent de déployer des armes de destruction massive. Et c’est le camp qui perd qui obtient le droit de tirer le premier. D’où l’instant de solitude typique : vous êtes sur le point de l’emporter, à une minute de la fin, boum, un éclair blanc anéantit vos forces sur un point de contrôle. L’IA débarque, prend le point. 10 secondes restante. Défaite du joueur. Ca énerve…

Test réalisé par Arnaud Papeguay.


Note globale :

Intérêt :
Une approche intéressante du RTS qui fait preuve d’originalité mais qui se voit aussi ternie par des mécaniques de jeu plus discutables…

Graphisme :
Il y a une certaine inégalité dans les textures et la modélisation tant des dégâts que des éléments du champ de bataille. Mais la vision proposée a le mérite de changer par rapport aux RTS classiques !

Animation :
Le jeu sait rester fluide et les soldats possèdent des mouvements convaincants. Si on excepte leur tendance à avancer groupés à la sauce napoléonienne.

Son :
L’ambiance sonore reste correcte bien que certains bruitages demeurent moyens.

Jouabilité :
Les contrôles ont le mérite évident d’être innovants et immersifs. Même si au final l’aspect stratégique du soft se montre assez limité par rapport aux cadors du genre.

Multijoueur :
La carte à la Risk demeure d’actualité en multijoueur. Chacun défend son camp et participe aux batailles du jour. Après 24h, le front est mis à jour en fonction des victoires de chaque camp (une mise à jour toutes les 12h serait souhaitable pour éviter de trop rejouer une même bataille).

Difficulté :
L’usage dans certains cas bien restreints d’armes de destruction massive perturbe artificiellement l’équilibre des batailles. Sinon, l’intelligence artificielle offre une opposition moyenne, ne vous battant qu’en cas de surnombre. Il faut juste savoir quelles sont les unités à envoyer contre les siennes, et bien choisir ses renforts.

Durée de vie :
La campagne et le multijoueur offrent une bonne durée de vie. Dommage que les trois camps se révèlent trop semblables…


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 16 ans.
- A ceux qui aiment l’action autant que la stratégie.
- Aux stratèges de tous niveaux.
- A ceux qui aiment les scénarios en carton.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- World in Conflict déjà sorti sur PC.
- Command & Conquer 3 : La Fureur de Kane sur Xbox 360.

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