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The Eye of Judgment (PlayStation 3)

Sur PS2, l’EyeToy était l’un de ces béliers ayant permit à Sony d’enfoncer les portes du marché grand public. Sur PS3, il revient sous un nom différent et accompagné d’un titre ciblant un marché bien plus restreint : les cartes à jouer.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Réflexion
Sortie : 24/10/2007
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : SONY
Développeur : Sony/Hasbro
Langues : Francais

L’approche surprend car même si le succès de Magic et consorts n’est plus à prouver, la mise en place de l’infrastructure nécessaire monopolise beaucoup de ressources. Rappelons que The Eye of Judgment ne se contente pas d’une transposition virtuelle à la Yu-gi-oh!, mais utilise de véritables cartes qu’Hasbro commercialise.

Vivants, ils sont vivants !

L’intérêt du système réside dans la possibilité de voir les combats de vos puissantes créatures sublimés à l’écran et d’affronter des joueurs de par le monde. Avant d’en arriver là, il faut ingurgiter un long tutorial vidéo plutôt indigeste détaillant les règles. L’affrontement entre les deux magiciens se déroule sur un échiquier de neuf cases (3x3) et la victoire revient au premier joueur contrôlant simultanément 5 cases à l’aide de ses créatures, sachant que l’on ne peut en invoquer qu’une par tour. L’univers fédère indistinctement gobelins, dragons, samouraïs, lycanthropes, méduses et autres golems mécaniques.

Chaque monstre possède des caractéristiques propres (coût d’invocation, d’activation, attaque, défense, champ d’action, capacités spéciales) et se rattache à l’un des cinq éléments.

Un aspect important puisque ces éléments (feu, terre, forêt…) se retrouvent sur l’échiquier, sachant que les cases possèdent un recto et un verso. Un terrain avantageux peut ainsi être retourné, créant des conditions neutres ou défavorables pour la créature.

Tactique allégée

Evidemment, ce n’est que l’un des nombreux sorts qu’aligne le jeu (sacrifice, téléportation, soin, brume…). Le concept s’avère plutôt sympathique et, avec une bonne centaine de cartes disponibles, The Eye of Judgment assure une certaine variété tactique… du moins pour le néophyte. Car face aux centaines de cartes différentes que proposent Magic (environ 8000) ou Yu-Gi-Oh! (environ 1600), cela demeure léger. De plus, les tours sont très "convenus" : on joue rarement plus de 2 ou 3 cartes et il n’y a aucune notion d’interruption ou de piège susceptible de créer la surprise (la jouissance du "Pas si vite !"). Le système (Playstation Eye + tapis de jeu + cartes) se montre aussi assez contraignant. En solo, le jeu souffre de l’absence d’une véritable campagne (occasion perdue d’avoir un tutorial un peu plus sexy) et on se lasse d’affronter l’intelligence artificielle (IA). Il est donc préférable de pouvoir se mesurer à un humain.

Avec qui et pour qui ?

Le face-à-face, très sympa en essence, requiert l’achat de cartes supplémentaires et une mise en place (caméra, console, TV…) lourde comparée aux simples cartes physiques.

Le duel en ligne revient moins cher, mais les mesures anti-triche obligent à enregistrer toutes les cartes que l’on utilise. Et surtout, lors des phases de pioche, la console indique la carte que l’on récupère, obligeant à la chercher dans le deck pour la prendre en main. A chaque tour.

D’où la question cruciale : A qui s’adresse The Eye of Judgment ? L’initié, prêt à investir temps et argent, doit être conscient des possibilités tactiques limitées et des risques d’abus possibles en ligne. Le néophyte qui pourrait réellement s’amuser avec ce titre fun et plus accessible qu’un Magic doit être conscient du prix réel (le pack ne comporte pas assez de cartes pour 2 joueurs) et des contraintes en ligne. A vous de voir si vous êtes prêt à investir les ressources nécessaires pour profiter du jeu.

Test réalisé par Frédéric "Attaque !" Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
The Eye of Judgment est jeu amusant et accessible, bien que tactiquement très inférieur à Magic ou Yu-Gi-Oh! L’emploi du Playstation Eye offre un plus amusant, mais justifie-t-il l’excédent de dépenses ? Je ne crois pas. Si seulement Sony avait inclus deux decks…

Graphisme :
Créatures relativement détaillées, arènes plutôt sympas… c’est propre, mais rien d’exceptionnel, d’autant que les illustrations de sorts manquent de variété. Le design général, légèrement cartoon, s’avère en tout cas réussis.

Animation :
Les animations sont globalement agréables, mais malheureusement ultra-répétitives. Le pire, c’est que lors des affrontements on-line, on zappe généralement ces passages, pour un résultat finalement proche des cartes classiques.

Son :
Des musiques rock qui accompagnent bien les combats, des bruitages plutôt musclés, et des voix qui collent à l’ambiance.

Jouabilité :
Caméra bien exploitée, concept équilibré et cartes suffisamment variées assurent de passer de bons moments. Cela dit, l’absence de mode Solo comme les contraintes liées au multi pénalisent et surtout, pour les initiés, cela n’égale pas la profondeur de Magic ou Yu-Gi-Oh!

Multijoueur :
En face à face, le jeu est très fun même si l’apport de la caméra par rapport aux cartes classiques reste douteux. En ligne, le système de faction s’affrontant pour la domination du monde est intéressant. Reste que les contraintes sont lourdes et la triche déjà possible.

Difficulté : -
L’IA s’avère être un adversaire assez redoutable, (peut-être même trop), mais en l’absence d’une véritable campagne, il n’y a pas grand-chose à juger.

Durée de vie :
Dans l’absolu, vous pouvez vous amuser un bon moment avec la centaine de cartes existantes (si vous les achetez). Mais l’absence d’interruptions ou de pièges débouche sur des situations analogues et surtout, côté contenu, ça reste léger.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- A ceux qui aiment les jeux de cartes sans vouloir se prendre la tête à apprendre tout l'univers Magic
- Aux fans d’originalité simpliste

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Yu-Gi-Oh! WCT 2007
- Magic
- Etherlords 2

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