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The Elder Scrolls IV : Oblivion (Xbox 360)

Le jeu de rôle entre sur 360 par le biais d'un univers immense, tentaculaire et magnifique. Même si il est facile de se perdre en contemplation dans Oblivion, c'est tout sauf une promenade de santé.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Jeu de rôle
Sortie : 24/3/2006
Multijoueurs : Non

Éditeur : TAKE 2
Développeur : 2K Games
Langues : Francais

Comme dans la plupart des épisodes de la série The Elder Scrolls, et dans la tradition du jeu de rôle, au début, vous n'êtes rien. Enfermé dans une geôle, c'est la fuite de l'empereur Uriel Septim, puis son assassinât qui vous lance dans l'aventure. Il voit en vous un messie, vous confie un pendentif et vous donne le nom d'un homme à contacter. Vous savez maintenant que votre destin et celui du monde sont intimement liés, libre à vous d'agir. L'ensemble de vos choix ont des implications directes ou futures sur les événements, et la quête principale se découvre à la manière de poupées russes : un objectif en entraînant un autre. Il serait prétentieux de vouloir décrire l'entreprise titanesque que représente Oblivion, voici donc quelques points non exhaustifs, pour vous aider à y voir plus clair.

Avant toute chose, un jeu de rôle

La première grande claque vient de la qualité graphique du titre. La modélisation des personnages, aussi bien que celle des animaux et des décors est renversante. Ça ne s'arrête pas là, car l'animation et les effets de lumière sont eux aussi extraordinaires : les couchés de soleil, le vent dans la végétation n'en sont que quelques exemples. Cependant, même devant ce spectacle éblouissant, il ne faut pas perdre de vue que nous sommes face à un jeu de rôle particulièrement pointu. Les races, au nombre de dix, sont variées, les classes nombreuses, et les choix de création du personnage multiples.

Quiconque n'est pas familier avec ce type de jeu risque de boire la tasse largement, ou passer à côté de la richesse et de l'intérêt de cette expérience. Si les novices devront accepter de bosser un peu le manuel, les habitués, quant à eux prendront rapidement les choses en main.

Cohérent et réaliste

Bien que l'univers soit totalement ''heroic fantasy'', on peut y croiser des orques ou des argoniens (race reptilienne), l'unité de temps et de lieu est totalement cohérente. La vie des citoyens est complètement motivée par l'heure de la journée et chaque région possède sa spécialité, ainsi qu'une faune et une flore particulière. Quelque soit votre métier ou votre origine, vos compétences évoluent en fonction de votre activité. Si vous avez choisi un magicien, faible physiquement, vous pouvez quand même utiliser une arme à deux mains, type hache. A force de l'utiliser, vous la maîtriserez mieux, et votre capacité augmentera. Ce serait idiot de votre part, car vous rivaliserez difficilement avec un guerrier, mais cohérent : plus vous faites la même action et plus vous devenez performant dans celle-ci. Autre chose, si vous êtes arrêté pour vol, les honnêtes gens se méfieront de vous, mais la guilde des voleurs cherchera à vous contacter... bref, c'est une réussite totale dans la gestion de l'univers et de ses habitants.

Un effort pour rendre le jeu plus agréable

Mis à part le changement graphique évident, le jeu n'a subi que de petites améliorations par rapport aux autres volets, toutefois très agréables. Ainsi, les déplacements ne se font plus exclusivement à pied, mais aussi à cheval, ou même directement via la carte dans la mesure où les lieux ont déjà été visités. De même, chacune des quêtes est maintenant détaillée, et leurs objectifs apparaissent clairement sur la carte : vous ne pouvez plus vous perdre. La manette de la 360 est complètement exploitée pour offrir la jouabilité la plus intuitive possible, comme la programmation des huit positions de la croix directionnelle, et là encore, c'est une réussite.

Bien sûr, le jeu n'est pas exempt de quelques bugs, notamment lors de certains dialogues qui tout d'un coup ne sont plus doublés, avec des sous-titres qui défilent trop vite, ou certaines réactions des personnages non joueurs qui n'ont aucun rapport avec le contexte.

Quoi qu'il en soit, Oblivion est un monument incroyable, absolument incontournable pour tout amoureux du jeu de rôle. Les joueurs les moins aguerris doivent se méfier du tapage qui est fait autour de ce titre : tout à fait abordable, il demande quand même une forte implication.

Test réalisé par Mathias Oblivion Kenobi Lavorel


Note globale :

Intérêt :
Un jeu de rôle particulièrement bien ficelé, à l'univers aussi riche que cohérent et à l'intrigue passionnante. La liberté d'action est de loin le point fort de la série, cet épisode enfonce le clou.

Graphisme :
Très impressionnante, si la modélisation des personnages donne l'impression d'être dans un musée parisien de célébrités de cire, les décors quant à eux sont simplement somptueux. La qualité globale graphique sort largement du lot.

Animation :
Les effets de vent dans la végétation, autant que les effets de lumière ou de météo nous poussent à arrêter l'aventure quelques instants pour admirer l'impressionnant spectacle. On pourra regretter quelques gels de l'image ou saccades.

Son :
Les voix françaises sont complètement crédibles, et les musiques envoûtantes. La fascination de cet univers fantastique doit beaucoup à l'ambiance musicale finement et intelligemment conçue.

Jouabilité :
Alternance possible entre la vue subjective ou la vue à la 3e personne. Optimisation de la manette et programmation de la croix directionnelle. Tout est pensé pour que le joueur soit dans les meilleures conditions possibles : et ça marche.

Difficulté :
Ce jeu de rôle est très complet dans la gestion des personnages. C'est sur ce point que les novices devront faire un véritable effort tant la richesse des options est grande. Les objectifs des quêtes, principale ou annexes, apparaissent désormais clairement sur la carte.

Durée de vie :
La quête principale n'est pas excessivement longue. En revanche, le monde est tellement vaste, l'expérience tellement différente suivant son comportement, sa race ou ses compétences, que la durée de vie s'avère abyssale.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux fans de la série The Elder Scrolls
- A ceux qui aime les jeux de rôle, beaux, enivrants, et bien réalisés
- A ceux qui vivent dans un monde parallèle où chaque journée dure 54h (je veux plus de temps pour pouvoir jouer à Oblivion !).

Vous aimerez ce jeu si vous avez aimé :
- Morowind
- Fable

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