The Chronicles of Riddick : Assault on Dark Athena (PlayStation 3)
Après un Wheelman que l’on préfère oublier, Vin Diesel endosse de nouveau la peau de son personnage fétiche : Riddick. Une fois de plus, la plus recherchée des proies doit devenir le plus redoutable des prédateurs.
Test
Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 24/4/2009
Multijoueurs : Oui, 12 joueurs
Internet : Oui
Éditeur : BANDAI NAMCO PARTNERS
Développeur : Starbreeze
Langues : Francais
Si l’on se plaint régulièrement de la faible durée de vie des jeux et de la rapacité de certains éditeurs prompts à abuser des micro-transactions, Starbreeze mérite des louanges pour offrir, en plus d’Assault on Dark Athena, un remake de l’excellent premier opus : Escape From Butcher Bay.
Révise ton Riddick
Ce prélude aux aventures cinématographiques de Riddick retrace son évasion du plus redoutable des pénitenciers galactiques et surtout la façon dont ce héros psychopathe a acquis ses redoutables pouvoirs.
S’il faut avouer que le jeu a visuellement pris un petit coup de vieux malgré un salvateur ravalement de façade, le plaisir demeure intact, mêlant adroitement aventure, infiltration et combat. Le titre s’illustre avant tout par son ambiance : entre les dialogues fabuleusement interprétés (en V.O.), l’ambiance claustrophobe de la prison et la tension palpable dégénérant instantanément en éclats d’une radicale violence, l’immersion est totale. Les combats, à mains nues ou avec des armes blanches de fortune, compensent leur relative simplicité par l’implication inhérente à la vue subjective.
Ténèbres, prenez moi la main
Mais surtout, on prend son pied, une fois la vision nocturne acquise, à briser les lampes, à se déplacer dans l’ombre, à arpenter les systèmes de ventilation pour surprendre les adversaires dans le dos et leur briser la nuque. Il faut dire que les approches frontales se soldent généralement par un bain de sang puisque quelques balles suffisent à vous trucider. On regrette juste que le titre conserve deux défauts pourtant bien identifiés. D’une part les trop nombreux et trop longs chargements, qu’une installation aurait du faire disparaître. De l’autre, les phases de tir un peu maladroite, à cause d’une visée molle contrastant avec les déplacements rapides des ennemis. Un handicap cependant mineur puisqu’il s’agit d’un élément de gameplay annexe… du moins dans Butcher Bay.On va tous les Nikê
Assault on Dark Athena se déroule peu après votre fuite du pénitencier. Un gigantesque vaisseau esclavagiste harponne votre appareil et vous devez une fois encore survivre à cette situation délicate. Si Starbreeze reprend grosso modo les ingrédients du précédent opus, le résultat s’avère malheureusement un peu moins savoureux. En fait, l’aventure souffre de la comparaison immédiate. Si les environnements sont légèrement plus beaux, l’atmosphère est nettement moins travaillée. La cohérence fait aussi défaut, lorsque l’on doit se balader à travers le vaisseau (toujours avec des chargements) pour récupérer les pièces détachées d’un outil qui nous permettra… de se balader dans le vaisseau. L’introduction, carrément anecdotique, des fameuses lames Ulaks dénature les combats qui deviennent trop faciles. Mais parallèlement, les phases de shoot plus présentes (et toujours flottantes) relèvent un peu trop la difficulté. Le constat n’est pas pour autant négatif car ADA introduit plusieurs éléments intéressants, jouant un peu sur la plateforme (avec des spots lumineux à éliminer) ou l’utilisation de drones téléguidées et les zones de gravités modifiées. C’est juste que l’on reste un cran en dessous de la première partie. N’empêche que l’ensemble forme une plongée viscérale dans l’univers de Riddick que les fans ne sauraient refuser.Test réalisé par Frédéric Dufresne.
Note globale :
Intérêt :
Si vous avez déjà fuit le pénitencier de Butcher Bay, le titre perd évidement de son intérêt, culminant à 3 étoiles pour le seul ADA. Pour les autres, cette aventure atypique en deux parties constitue un voyage mémorable dans l’univers violent et ténébreux de Riddick.
Réalisation :
Si les personnages sont très réussis, les environnements peinent à dissimuler leurs simplicités derrière quelques effets visuels faciles. Les animations sont correctes mais ce sont surtout les voix qui suscitent l’admiration.
Prise en main :
Si l’on excepte la visée un peu molle dans les phases de tir, la prise en main est excellente et les mécaniques de jeu, bien que basique, s’avèrent très efficaces. Reste qu’il faut un bon sens de l’orientation dans les niveaux parfois un peu labyrinthique.
Durée de vie :
Les deux aventures devraient vous occuper une vingtaine d’heures. Un mode multi permet de rentabiliser le jeu sur la durée, mais n’ayant pu y jouer, difficile d’apprécier sa qualité.
Avis de la rédaction
A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans.
- Aux fans de Riddick.
Vous aimerez si vous avez aimé :
- The Chronicles of Riddick : Escape From Butcher Bay, l’épisode original sur Xbox.
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