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Star Ocean : The Last Hope (Xbox 360)

Pour explorer l’univers de la haute définition, la mythique série Star Ocean s’embarque à bord de la Xbox 360. Tri-Ace se contente-t-il de faire des petits pas ou tente-il le bond de géant ?

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Jeu de rôle
Sortie : 4/6/2009
Multijoueurs : Non

Éditeur : KOCH MEDIA
Développeur : tri-Ace
Langues : Francais

Confinée dans des villes souterraines pour échapper aux retombées radioactives de la troisième guerre mondiale, l’humanité tourne son regard vers les étoiles. Un programme de reconnaissance visant à explorer des planètes susceptibles d’accueillir les survivants s’organise, mais les choses tournent mal avant même que les premiers vaisseaux n’arrivent à destination.

La science, c’est très surfait

Le jeune Edge Maverick et son amie Reimi Saionji font partie des rares survivants, crashés sur une planète plus dangereuse qu’il n’y parait. Dès les premières minutes, Star Ocean fait miroiter la promesse d’une odyssée spatiale épique, une vision grandiose à laquelle il tente de coller… tant bien que mal. Car si les huit mondes que l’on découvre au cours de cette longue aventure brillent par la diversité de leurs atmosphères et de leurs environnements, ils sont pour la plupart terriblement commun.

Ils auraient leur place dans n’importe quel jeu de rôle Heroic Fantasy, et par quelque pirouette scénaristique, presque tous les personnages emploient la magie ou les armes blanches. Le caractère futuriste de la saga ne ressort quasiment que lors des voyages en vaisseau et à travers l’ampleur cosmique de l’intrigue, plutôt intéressante. Encore faut-il avoir le courage de la suivre, car les dialogues plongent le jeu dans un abîme de médiocrité narrative.

Tais-toi pour voir… ah oui, c’est mieux

The Last Hope fait naître de véritables pulsions criminelles à l’encontre de ses propres personnages, comme l’horripilante Lymle, une gamine aussi amorphe qu’un Droopy sous Valium qui ponctue ses répliques d’un insupportable "‘kay". Globalement, les conversations sont longues, molles, s’attardant sur des pseudo-révélations éventées depuis longtemps par le joueur. Les héros pérorent pendant trois plombes dans les situations d’urgence, plaisantent deux minutes après le massacre de leurs amis ou parents avec des gags qui tombent souvent à plat, la romance fait dans le mièvre, les rôles secondaires dans la caricature… On est à des années-lumière de la naïveté attachante d’un Blue Dragon, de la poésie d’un Lost Odyssey ou de la justesse de l’autre grande aventure spatiale de la console qu’est Mass Effect. Pourquoi s’acharner aussi violemment sur ces défauts ? Parce que Star Ocean est une véritable réussite dans les autres compartiments du jeu ! Fidèle à son approche temps réel des affrontements dont on a pu profiter dans le récent Infinite Undiscovery, Tri-Ace nous pond un système redoutablement jouissif. Entre les combos simples, les projections, l’esquive permettant d’échapper à l’ennemi pour mieux le surprendre et les enchaînements d’attaques spéciales, The Last Hope s’avère incroyablement dynamique. La possibilité de prendre le contrôle de n’importe lequel des quatre combattants, la présence d’une pause active pour négocier les situations difficiles et d’un système de bonus déterminé par votre style, rajoute une petite couche tactique intéressante.

Un peu plus près des étoiles

Le jeu marque aussi des points avec le développement des personnages. Outre l’équipement habituel que l’on collecte, il y a de très nombreuses compétences à débloquer et faire évoluer. Attaques spéciales, invocations et bonus passifs (régénération, discrétion, vol, etc.) mais aussi des aptitudes tel que la cuisine, l’alchimie, l’assemblage, la récolte… On récupère en effet énormément d’ingrédients, de matériaux, en explorant les planètes ou en effectuant des quêtes secondaires et il est ensuite possible de s’en servir dans le cadre de recettes. Ces dernières se découvrent chez les marchands ou en pratiquant des séances de brainstorming dont le résultat dépend des quatre membres choisis. La réalisation n’est pas en reste, avec des personnages très détaillés, un déluge d’effet visuel lors des combats et des environnements, simplistes mais très agréables qui font oublier les bruitages basiques. Reste les doublages qui nous renvoient aux pires défauts du jeu. Qu’il est frustrant de voir un diamant brut si mal taillé !

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Loin de la grandiose épopée spatiale qu’il ambitionnait d’être, The Last Hope procure cependant un plaisir immédiat à travers l’excellence de ses combats et de son système d’évolution. Son habillage générique, plus heroic-fatansy que SF, et sa narration catastrophique lui ferme cependant la porte des étoiles.

Réalisation :
Inégal sur le plan technique (monstres et ombres qui apparaissent au dernier moment), le jeu offre cependant un rendu visuel très agréable, très coloré, avec d’excellentes animations lors des combats. Reste la partie sonore, un peu en retrait à l’exception des magnifiques musiques.

Prise en main :
Les mécaniques de combat sont excellentes dans le genre (temps réel), la difficulté bien dosée, l’évolution des personnages riche et intéressante. On aimerait un peu plus de points de sauvegarde vu l’étendue des zones à explorer mais pour le reste, du tout bon.

Durée de vie :
Trois DVD pour une aventure principale s’étalant sur une cinquantaine d’heures, plus de nombreuses missions annexes.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Aux fans de "J-RPG"
- A ceux capables d’endurer une exposition intense à la mièvrerie sans sourciller

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Infinite Undiscovery pour les mécaniques.
- Star Ocean : Till the end of Time sur PS2.
- Mass Effect pour l’aspect spatial.

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