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Singularity (PlayStation 3)

Heretic, Hexen, Star Trek, Jedi Knight, Soldier of Fortune puis Quake 4 et Wolfenstein… Figure omniprésente du FPS, le développeur Raven sombre depuis quelques années dans le banal. Singularity renoue-t-il avec l’inspiration d’antan ?

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : FPS
Sortie : 25/6/2010
Multijoueurs : Oui, 12 joueurs
Internet : Oui

Éditeur : ACTIVISION
Développeur : Raven Software
Langues : Francais

La Seconde Guerre mondiale prend fin. Les Etats-Unis disposent de la puissance nucléaire et l’Union soviétique tremble. Une alternative se présente pourtant à Staline avec la découverte de l’Elément 99, capable d’altérer le temps. Plus qu’une simple base, l’atoll Katorga-12 devient une ville où les expériences se multiplient mais une catastrophe met fin au projet. L’île est "effacée" des archives jusqu’à ce qu’en 2010, un satellite repère un pic de radiation. Des soldats américains sont alors dépêchés sur place…

Red is not Dead

Plutôt coutumier des FPS bourrin, Raven s’essaie ici à la narration, s’inspirant très largement de Bioshock à coup de notes et autres (trop ?) nombreux enregistrements audio ou vidéo. Les courts-métrages de propagandes, dessins d’élèves et rapports renforcent l’immersion, mais trouver le journal audio d’une fillette (en 1950 !) dans les toilettes de l’école prête à sourire, tout comme l’agence ultra secrète qui produit son petit film présentant son historique et ses activités. Malgré ces fausses notes, l’ambiance est au rendez-vous, notamment grâce aux environnements très connotés "coco kitch" et à un scénario qui, s’il n’évite pas les paradoxes temporels, joue habilement sur la paranoïa pour générer du suspense. Autre point commun avec Bioshock : un esprit jeu de rôle sous-jacent puisque divers éléments collectés permettent d’améliorer les aptitudes du héros, Nate Renko, les caractéristiques de ses armes et bien sûr, du Manipulateur Temporel (MT).

Ca s’en va et ça revient

A défaut d’être le premier FPS s’appuyant sur des mécaniques temporelles, Singularity s’applique, n’hésitant pas à prendre certaines libertés. Le MT permet ainsi de rajeunir ou vieillir des objets autant que des personnes, de générer une petite sphère de ralentissement du temps, de tirer des objets du passé ou encore de générer un champ d’attraction/répulsion pour manipuler des objets comme un Jedi. Ces pouvoirs trouvent leur utilité tant dans l’exploration des niveaux, avec quelques petits puzzles, que dans les combats, complétant un arsenal déjà bien fourni (pistolet, shotgun, fusil d’assaut, de sniper, minigun, etc.). Ca tombe bien car les ennemis sont légion : soldats russes de 1950, Spetsnazs de 2010 et surtout les victimes de Katorga-12 transformés en mutants vindicatifs.

Suivant !

Fort de ces idées et d’une réalisation correcte, Singularity offre quelques scènes mémorables, sans pourtant parvenir s’imposer comme un incontournable. Mécaniques temporelles timidement exploitées dans les puzzles, situations très répétitives à la longue, intelligence artificielle moyenne, absence d’accent russe dans les doublages français … ce ne sont pas des défauts majeurs, mais pour un jeu qui invite autant à la comparaison avec Bioshock, impossible de passer outre. On écope donc d’un titre fort sympathique, surtout en période creuse, mais pas forcément mémorable.

Test réalisé par Frédéric Dufresne


Note globale :

Intérêt :
Qu’il s’agisse de l’ambiance, des mécaniques temporelles ou des phases d’action plus classiques, Singularity possède de bonnes bases. L’inventivité, la finition et le charisme lui font cependant défaut. Quelques bons moments lui permettent pourtant d’accrocher sa quatrième étoile.

Réalisation :
Les décors sont réussis, plus en terme de design que de technique. Par contre, les personnages rencontrés manquent cruellement de personnalité et le doublage complètement plat casse un peu l’atmosphère.

Prise en main :
Pas de surprise avec Raven, routard du FPS : le jeu se prend facilement en main et l’on comprend vite les possibilités du MT. Reste que les puzzles demeurent très simples et les ennemis plutôt passifs par rapport aux pouvoirs temporels.

Durée de vie :
La campagne Solo se boucle en moins de 10 heures et le Multi n’a pas vraiment de quoi s’imposer face aux cadors du genre.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?

- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux fans de FPS en manque durant cette période creuse

Vous aimerez si vous avez aimé :

- Timeshift
- Bioshock

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