Resident Evil 5 (Xbox 360)
Après un fabuleux quatrième épisode, le sixième dans la chronologie de la saga, Resident Evil 5 fait rentrer la série de plain-pied dans l’ère HD pour le plus grand bonheur des fans.
Test
Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 13/3/2009
Multijoueurs : Oui, 2 joueurs
Internet : Oui
Éditeur : CAPCOM
Développeur : Capcom
Langues : Francais
Dans Resident Evil 5, les joueurs vont renouer d’amitié avec Chris Redfield – le héros du jeu original – qui a subi d’intenses séances de musculation pour l’occasion et découvrir une petite nouvelle dans l’univers de la série : la délicieuse Sheva Alomar. Compagne de Chris dès le début de l’aventure, elle représente aussi l’une des grandes nouveautés de cet épisode : le fameux mode coopératif. Mais avant tout, il faut savoir que ce n’est pas…
Un jeu à ne pas mettre entre toutes les mains
Selon le point de vue adopté, Resident Evil 5 possède une maniabilité d'un autre âge et un gameplay difficilement à la hauteur des dernières références en matière d'action 3D. En gros, c'est un excellent jeu d'action de 2004, 2005 maximum.
L’accès à l’inventaire est encore rigide et par trop contraignant. Il est donc évident que les joueurs réfractaires à cette approche doivent mûrement réfléchir leur achat et, dans tous les cas, être parfaitement informés de la situation. On peut considérer suite à la lecture du présent paragraphe que c’est le cas. Maintenant, il convient de poser la problématique différemment.
De l’importance de prendre du recul
On peut en effet se demander en quoi est-ce tellement répréhensible que Resident Evil 5 adopte un gameplay "vieille école" ? C’est un parti pris parfaitement valide du point de vue des développeurs et d’ailleurs totalement assumé. Jouer à un épisode de Resident Evil, c’est accepter de manière induite un univers qui fonctionne selon ses propres règles. En sachant qu’elles ne sont pas nécessairement en adéquation ni avec la réalité, ni avec celles des autres jeux vidéo. Il est tout à fait respectable de ne pas adhérer à cette vision du jeu vidéo mais, dans ce cas-là, pourquoi ne pas simplement passer son chemin ? Pourquoi vouloir coûte que coûte que Resident Evil se plie à des codes qu’il n’a jamais revendiqué ?Le survival horror en amoureux
Resident Evil 5 fait définitivement évoluer la série vers de l’action pure. La dimension aventure (collecte de documents, énigmes, exploration) des premiers opus, déjà entamée dans le quatrième volet, est quasiment absente ici. Le jeu reste donc concentré exclusivement sur de l’action brute avec un rythme toujours soutenu. Le titre a une construction très proche de Resident Evil 4. On retrouve d’ailleurs bon nombre de points communs, dont la possibilité d’augmenter les caractéristiques de ses armes. Pourtant si la montée en puissance est moins surprenante, Resident Evil 5 apporte un nouveau type de tension du fait de la présence perpétuelle de Sheva. En solo, elle est gérée par l’IA. Il est possible de lui donner deux types d’instruction : soutien (défensif) et attaque. Il ne faut pas s’attendre à des miracles, l’IA de Sheva fait dans le minimum syndical ce qui n’est pas sans donner un charme très "jeu vidéo" à l’ensemble. Curieusement pourtant, on s’attache à sa présence et malgré ses errements on se surprend à veiller sur elle, un peu comme si elle était Yorda.Resident Evil 5 prend toute sa mesure en coopération avec un autre joueur humain. Bien entendu, ce n’est pas le premier jeu d’action à proposer une telle possibilité, mais là on parle de Resident Evil ! Il s’agit d’un mythe du jeu vidéo et pour ceux qui ont commencé leur histoire d’amour avec la série en 1996, y jouer en coopération procure une émotion vraiment très spéciale, un frisson d’excitation unique. Au-delà de ce que les uns jugent être des défauts et les autres des qualités, Resident Evil 5 mérite l’attention car il reste avant tout un jeu vidéo. C’est son essence constituante et sa plus grande qualité. En lorgnant vers toujours plus de réalisme, les jeux vidéo gagnent sans doute une crédibilité mais perdent de leur magie et de leur capacité de suggestion. Resident Evil 5 remet les pendules à l’heure et ose revenir à ce qui importe : l’émerveillement. Il ne sacrifie rien sur l’autel du réalisme et d’ailleurs il se moque éperdument de cette notion. Considérant ça, il est difficile de ne pas aimer ce jeu à la folie.
Test réalisé par Emmanuel Touchais.
Note globale :
Intérêt :
Le jeu fait le même effet qu’un uppercut de The Rock. Il va à contresens de toutes les tendances actuelles et propose une expérience ludique de dimension quasi mythologique.
Réalisation :
Rien à dire, c’est impeccable. Capcom maîtrise décidément parfaitement la HD. Le rendu général, le grain cinéma, la bande-son magistrale, tout est conjugué au pluriel pour faire plaisir au joueur.
Prise en main :
Pour ceux qui découvrent la série, pas de doute c’est lourd et lent mais on s’adapte très vite et on finit par oublier. Pour les habitués, bah aucun problème c’est du Resident.
Durée de vie :
Le mode solo est copieux pour le genre, le mode coop idem, tandis que le mode Mercenaries et les nombreux bonus déblocables sont la cerise sur le gâteau.
Avis de la rédaction
A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- A ceux qui aiment Resident Evil.
- A ceux qui aiment les jeux vidéo avant d’aimer le réalisme.
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