Resident Evil 4 (PC)
Représentant exemplaire du nouveau concept d’exclusivité qui sévit depuis peu dans le jeu vidéo, Resident Evil 4 débarque donc sur nos PC. Reste à voir s’il soulèvera le même enthousiasme que sur PS2 et GC.
Test
Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 8/3/2007
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non
Éditeur : UBISOFT
Développeur : Capcom
Langues : Anglais
A bien des égards, Resident Evil 4 se positionne comme une série Z : un héros qui part SEUL sauver la fille du président des USA enlevée par une secte dans un trou paumé, des personnages caricaturaux, des énigmes surréalistes, des chargeurs de munitions dans des nids, des marchands paumés au fond de grottes qui vendent des pièces détachées pour lance-roquettes… Du grand n’importe quoi, que l’on se fait pourtant un plaisir de pardonner.
Court Léon, court !
Il faut dire que ces éléments ont pour vocation de servir les mécaniques de jeu, qui avec ce nouvel opus évoluent considérablement. Cela se ressent immédiatement, alors qu’une foule enragée se lance à votre poursuite dans un petit village, que vous barricadez désespérément les issues avant de réaliser qu’un énergumène passe par les toits, que vous sautez par une fenêtre puis balancez une grenade dans la pièce pleine d’autochtones décérébrés. Capcom redéfinit les règles de son Survival Horror par une multitude de petites touches : plus d’ennemis, plus rapides, plus intelligents et mieux armés, des actions contextuelles dynamiques, des pièges, une localisation poussée des dégâts ou encore des zones d’affrontements plus ouvertes.L’action devient plus frénétique et si l’on compte moins ses balles, la tension demeure constante, avec un enchaînement de scènes fortes, qu’il s’agisse de survivre à des chasses à l’homme Lovecraftiennes, d’affronter un monstre des mers à bord d’un frêle canot, de mater un « troll » gigantesque, de protéger à distance la fille du président ou de faire face à des boss impressionnants (Wesker is back).

Grandes soldes sur les grenades
Et lorsque la frénésie retombe, c’est pour mieux nous laisser profiter de l’aspect exploration. On traverse des environnements variés (village, souterrain, forêt, château, laboratoire, île isolée), on résout quelques puzzles aberrants mais toujours logiques, et surtout on recherche des trésors. Ces derniers peuvent être revendus pour enrichir votre arsenal.Pistolets, shotguns, fusils de sniper, mitrailleuses, lance-roquettes… il y en a pour tous les goûts et chaque arme peut être améliorée en terme de puissance, cadence, taille du chargeur ou vitesse de rechargement. Surréalistes mais qu’importe puisque l’on s’amuse, sauf que…
Survivre à l’horreur
Sauf que cette version PC, comme souvent avec les adaptations de la série, s’avère complètement bâclée. Hormis les personnages au rendu décent, le reste est… passable. Vidéos comme textures sont en basse résolution, étirées sans avoir été retravaillées. Le résultat fait peine à voir, cassant complètement l’immersion du jeu et certaines ambiances, nuisant parfois à la lisibilité de l’action.De plus, au-delà de la maniabilité particulière qui irrite souvent les joueurs PC (impossibilité de se déplacer latéralement ou en visant), l’interface n’est pas optimisée pour nos claviers, rendant l’utilisation du pad quasi-obligatoire. Resident Evil 4 n’en reste pas moins un titre aux qualités solides, capable de faire passer de bons moments, mais très loin de libérer le potentiel qu’on lui connaît sur console.Test réalisé par Frédéric Dufresne
Note globale :
Intérêt :
Une fois de plus, un Resident Evil souffre d’une conversion indigne. Il conserve ses qualités de rythme, de stress, de variétés des situations, mais perd énormément de l’ambiance immersive qui le caractérise. Si vous pouvez, faîtes-le plutôt sur console.
Graphisme :
Des personnages convenables mais des environnements moches. Le design est plutôt bon, même s’il y a une repompe flagrante de mangas comme Parasites ou le Réveil du Dieu Chien pour les créatures.
Animation :
Une indéniable amélioration, malgré quelques postures encore raides. Pas de ralentissement, même lors des phases d’action assez chargées.
Son :
Bruitages et musiques d’ambiance sont impeccables. Les voix sont bonnes mais les dialogues un peu caricaturaux.
Jouabilité :
Au Joypad, cela ne pose pas de problème, même si l’absence de pas chassés frustre. Au clavier, c’est n’importe quoi, avec des touches impossibles à attribuer, l’absence de raccourci pour les armes, etc.
Multijoueur :
Rien, quand la fille de l’homme le plus puissant du monde se fait enlever, il n’envoie qu’un seul agent.
Difficulté :
La courbe est progressive, le challenge augmentant régulièrement. On butte parfois sur un boss, le temps de comprendre la technique à adopter.
Durée de vie :
L’aventure principale n’est pas excessivement longue, mais vous pouvez ensuite revivre l’aventure du coté d’Ada, qui suit un chemin différent. Il y a aussi différents petits jeux assez sympas.
Avis de la rédaction
A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux amateurs de Survival Horror.
- Aux fans de la saga Resident Evil.
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