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Pro Evolution Soccer 2010 (PlayStation 3)

Les deux dernières années de PES ont déçu les fans. Il est temps d'inverser la tendance sous peine de les perdre définitivement ! Tel est le défi de cet opus 2010 qui sort ses muscles.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Sport
Sortie : 22/10/2009
Multijoueurs : Oui, 7 joueurs
Internet : Oui

Éditeur : KONAMI
Développeur : PES Productions
Langues : Francais

C'est une curiosité mais pourtant il en est ainsi. Après nous être réunis autour des télévisions de la rédac pour être certains que je n'étais pas ivre, et en proie à des illusions, il y a bien des différences étonnantes entre les versions PS3 et Xbox 360 de PES 2010 que Konami nous a fournies. Nous vous invitons donc à consulter les deux tests avant de faire votre choix.

De plain-pied dans la nouvelle génération

Commençons par les points communs. Après des errements graphiques faisant croire que Konami n'était pas capable de se dépatouiller avec les consoles actuelles, PES fait table rase du passé. Sur ce point le titre se montre réussi, avec des modélisations des joueurs et de l'environnement enfin à la hauteur de nos espérances. Un peu en-deçà de FIFA, mais rien de dramatique. Les animations ont aussi gagné en finesse, réduisant l'écart avec le titre d'EA Sports. Que du bon de prime abord !

Les commentaires également deviennent plus agréables, avec un duo Grégoire Margotton et Christophe Dugarry qui fait enfin taire Christian Jeanpierre. Oui, ça soulage. L'interface, cette fois réellement remaniée, offre de grands changements dans les stratégies d’équipe. Il est possible de revoir complètement l’attitude individuelle et collective de vos joueurs. Changement de côté, soutien au porteur du ballon, style de passe, pressing haut, hauteur de la ligne de défense, etc. Tout s'ajuste via des "sliders" de 0 à 100. Les répercussions dans le placement des footballeurs s'avèrent visibles. D'autant plus que l'intelligence artificielle sait lancer des courses judicieuses, se placer pour couper les passes adverses. Rarement le bloc équipe aura été si cohérent ! Chaque footballeur dispose aussi de cartes spéciales à activer pour modifier son placement et son comportement. On peut en gagner de nouvelles en Ligue des Masters (uniquement pour ce mode).

Les points de la discorde

La Ligue des Champions refait son apparition. Outre les clubs et ligues nationales sous licence, 17 équipes disposent de leurs tenues officielles pour l'épreuve européenne. Espérons que le système de mise à jour inclus dans le jeu nous fournira des actualisations du mercato. Ou ajoute des licences, notamment dans une Premiere League toujours aussi pauvre. Ainsi que l'absence dramatique du Bayern de Munich qui fait d'ailleurs que Ribéry est totalement écarté de la Ligue des Masters... Bravo ! La Ligue des Masters, parlons-en, elle a été remaniée et offre un système de management simplifié de votre club. Engagez entraîneur, préparateur ou encore recruteur, allouez un budget au fan club, atteignez les objectifs de vos sponsors pour réussir. L'ensemble demeure très simplifié. Regrettons la gestion trop automatisée des transferts. Le mode vers une Légende fait aussi son retour. Encore une fois, nous lui reprochons sa lenteur avant que notre star ne fasse partie du 11 de départ d'un club. Là où la différence entre PS3 et Xbox 360 se fait sentir, c'est dans la vitesse de jeu ! Si dans la preview nous avions vanté son aspect posé, la version PS3 souffre de saccades qui rendent le jeu haché. Ce qui n'est pas le cas sur Xbox 360 ! Indéniablement, et même si les contrôles s'avèrent très proches, cela torpille le gameplay, brouillon, trop saccadé pour poser le jeu et construire. Tout l'intérêt de la touche R2, qui vous place en protection de balle, se voit affecté. Sur Xbox, elle permet de courir moins vite et de dribbler. Ici, on n'a à peine le temps d'y penser tant la fluidité des enchaînements se voit remise en cause. Toutefois, il reste impossible de changer de direction balle au pied instantanément en pleine course. Vos sportifs ont de l'inertie, et c'est tant mieux ! Placer un dribble se révèle plus ardu et les défenses compactes posent des soucis. Les collisions et les pertes de balle ont vraiment gagné en réalisme. Mais encore une fois le rythme saccadé pousse à des contacts trop rudes et trop fréquents. Ajoutez également un arbitrage délirant qui permet à l'intelligence artificielle de vous péter les jambes sans que faute ne soit sifflée. Ou comment faire des matchs une boucherie... Honteux ! Sur PS3, PES Ne se montre donc pas aussi convaincant que sur Xbox 360.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.


Note globale :

Intérêt :
Si le gameplay de base s'avère identique à celui de la version Xbox 360, les problèmes d’animations torpillent l'intérêt des parties en favorisant le contact au détriment de la construction. Jouer finement s'avère bien plus dur... faute d'avoir le temps de construire !

Réalisation :
Graphiquement réussi, le titre propose des animations également en net progrès. De même pour les commentaires. Konami a décidé de remonter la pente ! Toutefois, la version Xbox 360 scintille moins et s'avère plus fluide. Oui, plus posée aussi...

Prise en main :
On retrouve tout le plaisir et la réactivité d'un bon PES. Mais la vitesse de jeu saccadée par rapport à la version Xbox rend les matchs moins agréables et moins tactiques. Dommage car les placements des joueurs, leurs appels et la coordination du bloc équipe permettait vraiment de belle choses.

Durée de vie :
Comme d'habitude, la richesse du contenu et le jeu en ligne vous offrent des heures et des heures de bonheur.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 3 ans
- A ceux qui attendaient des changements dans PES
- Aux joueurs qui n'ont jamais pu céder aux sirènes de FIFA

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- PES 2009

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