PES 2008 (PC)
Alors que PES 2008 essuie une sévère bronca des supporters sur la nouvelle génération de consoles, le PC doit-il s’attendre au même traitement ? Pas si sûr, avec un nouvel opus qui suit son bonhomme de chemin.
Test
Note globale :
Genre : Football
Sortie : 25/10/2007
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non
Éditeur : KONAMI
Développeur : Konami
Langues : Francais
La saison commence ! Entre l’arrivée le mois passé d’un FIFA 08, certes pas à la hauteur des moutures next-gen, et la sortie de PES 2008, le match est lancé. Si jusqu’à maintenant la version PC s’inspirait de la PS2, les développeurs auront choisi de copier cette année le contenu next-gen. Pas forcément le meilleur des choix compte tenu de la tendance actuelle. Encore que…
Dans la continuité de la série
On retrouve donc des menus similaires offrant ligue, coupe, ligue des Masters, match simple, entraînement et un mode galerie qui regroupe les sauvegardes de ralentis ainsi que les réglages de l’environnement sonore. La nouvelle interface bien qu’originale reste bien fade.
PES 2008 accueille de nouveaux clubs et sélections nationales au registre des licences officielles. Citons le Brésil, le Portugal, la Grèce, l’Ecosse (ndr : merci la Géorgie !) ou encore l’Irlande, mais aussi Newcastle et Tottenham (au détriment d’Arsenal et Manchester United), Anderlecht, Helsinski, Göteborg, Panathinaïkos, Fenerbahçe, Zagreb, Basel.

L’effort est louable, encore que ces ajouts au compte-gouttes ne font pas le poids face à la concurrence. Sans oublier qu’aucune mise à jour des formations n’est disponible en ligne et ce n’est qu’à force de patience que l’on peut, à l’aide du mode modifier, rectifier les compositions d’équipes, effectuer les transferts, voire réévaluer les statistiques de chaque joueur en fonction de leurs performances réelles. L’état des lieux achevé, place au jeu.
Sensations viscérales
Et là, l’impression ne trompe pas. Les automatismes sont présents, les contrôles précis et instinctifs. L’action est rythmée à l’extrême, les joueurs évoluant presque trop vivement sur le terrain. Le système de tir change, donnant le droit d’écraser le bouton afin d’effectuer une frappe de mule cadrée. PES deviendrait-il arcade ? Que nenni. On est très vite rappelés à l’ordre dès que l’on essaie de trop porter le ballon. L’ordinateur a la fâcheuse tendance de nous en déposséder, bien que l’on fasse opposition de notre corps. Il faut penser collectif, jouer dans la profondeur, renverser le jeu, progresser à une touche de balle, créer le décalage, construire méticuleusement ses attaques. PES 2008 reste un jeu technique et réaliste.Teamvision triche
Les retouches de jouabilité introduisent les simulations de faute et le tirage de maillot, tandis que les contacts entre footballeurs gagnent en cohérence. Par contre, une des évolutions pour lesquelles je suis plus sceptique concerne le système Teamvision, système censé rendre l’intelligence artificielle (IA) adaptable à notre façon de jouer.Concrètement, on a davantage le sentiment d’assister au déclenchement inéluctable d’un script lorsque l’on mène au score, script qui utilise toutes les formes de triche possibles pour revenir à la marque (ndr : marrant ce coup franc sifflé à la limite de la surface alors que je n’effectuais qu’un pressing simple…).
Crise de paranoïa avérée ou pas, faites quelques parties en mode professionnel pour vivre le second effet Teamvision. Sorti de cet écueil, on constate que les commentaires, même avec Laurent Paganelli en remplacement de Jean-Luc Arribart, jouent de fausses notes. L’environnement graphique, rendu des visages excepté, peine à se mettre à la page de la haute définition. La ligue des Masters propose des évolutions qui ne feront pas recette dans les chaumières et le jeu en ligne est toujours aussi modestement servi. La tendance est donc à la continuité et l’évolution demeure suffisante sur PC.
Test réalisé par Frédéric Pam, qui joue la relégation.
Note globale :
Intérêt :
La réalisation globale de cette version PC demeure un ton au-dessus de celle de l’opus précédent. Sans oublier que la concurrence a rendu une copie passable sur ce support. On attendait malgré tout mieux.
Graphisme :
On ne note pas de franche évolution et c’est bien dommage. Mais quand même, saluons la finesse des visages que l’on reconnaît d’un coup d’œil.
Animation :
C’est presque trop rapide pour faire réel. Quel rythme dans les actions et les phases de jeu ! Un contrôle antidopage s’impose.
Son :
L’ambiance des stades garde une pêche d’enfer. On ne peut pas en dire autant des commentaires. J’en préférerais presque Jean-Luc Arribart, c’est pour dire…
Jouabilité :
La jouabilité conserve ce côté viscéral qui fait s’emporter à chaque geste technique réalisé, à chaque but marqué ! Un modèle du genre, c’est vrai.
Multijoueur :
Le multijoueur évolue trop peu ou trop pas. Et seuls deux joueurs peuvent s’affronter en ligne.
Difficulté :
Jamais le "script de la triche" n’aura été aussi flagrant. N’est-ce donc que cela le système Teamvision ? Par ailleurs, on salue l’évolution de l’arbitrage.
Durée de vie :
Le contenu proposé demeure on ne peut plus classique. Ensuite, le va-et-vient des licences fait rapiécé, la ligue des Masters s’essouffle. Fort heureusement, rien ne remplace le fun des parties entre amis et les matchs en réseau !
Avis de la rédaction
A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs âgés de 3 ans et plus qui savent faire une bicyclette
- A ceux qui n’aiment pas quand l’ordinateur simule une faute
- Aux footballeurs qui restent motivés motivés !
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