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Ninja Blade (Xbox 360)

Lorsqu’il délaisse sa série phare Armored Core, le studio From Software est capable du pire (Tenchu Z) comme du meilleur (Otogi). Etrange donc de voir Microsoft miser sur une exclusivité… jusqu’à ce l’on plonge dans le jeu.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Action
Sortie : 3/4/2009
Multijoueurs : Non

Éditeur : DESTOCK'JEUX
Développeur : From Software
Langues : Francais

Que ce soit par le nom, le genre beat’em all, l’univers traditionalo-futuriste ou même le look de son héros, Ninja Blade évoque immanquablement le mythique Ninja Gaiden. Vouloir comparer les deux titres serait cependant une erreur, car le jeu d’Itagaki opte pour une approche élitiste et technique des combats alors que la production de From Software fait dans le grand spectacle.

Over the top

Si attraper une moto en l’air pour rouler sur des décombres en chute libre avant de propulser l’engin (avec un camion citerne) dans la gueule béante d’un vers géant, stopper un avion de ligne à mains nues ou envoyer un morceau d’immeuble dans la tronche d’un géant vous semble "too much", passez votre chemin.

Ninja Blade verse constamment dans une démesure désinhibée que l’on ne peut s’empêcher de ponctuer d’un "n’importe quoi !" aussi sidéré que ravi. Le jeu se permet tout, sans doute parce qu’il ne se prend pas au sérieux une seconde. Ce n’est pas flagrant au départ, tant cette histoire de virus ravageant Tokyo et transformant ses habitants en monstres relève du cliché : les personnages y sont caricaturaux, les dialogues surjoués… Puis on voit que le héros adopte la posture typique du batteur de baseball annonçant un homerun avant d’utiliser son épée pour balancer un boulet de grue pesant plusieurs tonnes sur une araignée géante, on débloque des costumes alternatifs juste risibles et on remarque des lunettes de soleil sur un molosse mutant. Bref, un humour pince-sans-rire qui justifie la mise en scène délirante des très nombreux et très accessibles (sauvegarde, séquences mémorisables) QTE du jeu.

A quatre lames

L’angle grand public se prolonge d’ailleurs au-delà de ces incroyables cinématiques interactives, avec une prise en main plus proche de God of War que de Ninja Gaiden. Le bourrinage se révèle assez efficace et les combos très simples, sans pour autant sombrer dans le simplisme. Vous devez ainsi jongler constamment avec trois armes améliorables : l’épée lourde qui brise des boucliers ou arrache des murs, le katana idéal pour les combos rapides et les lames fouets (accessoirement grappins) parfaites pour balayer les petits ennemis et renvoyer les projectiles. A cela s’ajoute un shuriken géant qui, un peu comme dans Dark Sector, peut être chargé avec différents éléments. Le vent repousse les adversaires et éteint le feu. Le feu sert de grenade et embrasse certaines surfaces, ce qui est utile dans les zones sombres. L’éclair… électrocute, y compris les flaques d’eau, et peut servir de mur réfléchissant. Enfin, la vision Ninja révèle l’invisible et ralentit le temps.

Délire en barre

L’introduction puis l’alternance de ces différents éléments de gameplay garantit une action rythmée et un certain défi, notamment face aux boss. Comme si cela ne suffisait pas, de petites séquences intermédiaires comme les fuites, les combats en chute libre et les phases de tir (à bord d’un hélicoptère ou d’un blindé) rajoute une couche de diversité. Alors certes, on peut se plaindre du manque de variétés des environnements ou des ennemis (avec un petit recyclage sur la fin), d’une durée de vie moyenne (environ 8 heures) et d’une caméra parfois récalcitrante, mais qu’importe. Ninja Blade est un jeu pop-corn à grand spectacle qui n’a d’autre prétention que de divertir les amateurs de beat’em all, et il remplit son contrat haut la main.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Ninja Blade est un titre étonnamment jouissif. Ses phases d’action, bien que classiques, s’avèrent très efficaces et, à moins d’être réfractaire à ses excès, on s’éclate devant les QTE les plus déjantés que l’on ait vus à ce jour. De quoi pardonner ses divers petits travers.

Réalisation :
Les décors sont simplistes, le design d’un goût parfois discutable (notamment le héros), mais on note aussi des environnements et des boss grandioses, des effets visuels réussis, sans oublier une mise en scène délirante. Le résultat est au final concluant.

Prise en main :
Bien qu’il faille parfois se battre avec la caméra dans les endroits exigus, la prise en main est globalement excellente qu’il s’agisse des phases de combats, de plate-forme, de tir ou les QTE. Les mécaniques de gameplay sont simples, mais bien exploitées.

Durée de vie :
Comptez 8 heures pour finir le jeu (comme un God of War). Un peu plus pour trouver tous les éléments cachés. Un système de notation permet, comme dans Ninja Gaiden ou Devil May Cry, d’essayer d’accroître son score pour le comparer aux autres joueurs via le Live.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- Aux amateurs de beat’em all sans prise de tête
- A ceux que le grand n’importe quoi ne rebute pas

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Ninja Gaiden II, beaucoup plus technique.
- God of War II sur PS2.
- Devil May Cry 4

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