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Metal Gear Solid : Peace Walker (PSP)

Peace Walker signe la seconde incursion de Metal Gear Solid sur PSP avec un épisode exclusif et directement relié à la série principale sur consoles de salon Sony.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 17/6/2010
Multijoueurs : Oui, 6 joueurs
Internet : Oui
Local : Oui

Éditeur : KONAMI
Développeur : Konami
Langues : Francais

Sans rien dévoiler du scénario lui-même, on peut dire que Metal Gear Solid : Peace Walker se déroule en 1974 juste après les aventures narrées dans Portables Ops (lui-même faisant suite à MGS 3). Malgré les limitations inhérentes au support portable, la mise en scène reste toujours l’un des points forts du jeu. Comme dans Portables Ops justement, c’est le dessinateur Ashley Wood qui a assuré les cinématiques du jeu via des planches en noir et blanc, animées et bruitées. Et c’est bien entendu, David Hayter qui assure le doublage vocal de Big Boss. D’ailleurs, comme dans les MGS console de salon, il est possible de zoomer et/ou d’intervenir lors des cinématiques en pressant sur un bouton.

Mon royaume contre un second stick analogique !

Metal Gear Solid oblige, Peace Walker est fortement orienté sur l’infiltration plutôt que sur l’action frontale (même s’il reste possible de jouer Rambo-style dans quelques situations). C’est d’ailleurs là que se fait sentir l’unique véritable défaut du jeu : sa maniabilité. Du fait de l’absence de second stick analogique sur la PSP, il faut utiliser les quatre boutons (Croix, Carré, Triangle, Cercle) pour gérer la vue et le stick gauche pour les déplacements. Il faut compter deux heures de jeu pour arriver à se plier "psychologiquement" à cette contrainte. D’autant plus que les possibilités de Big Boss sont très nombreuses (marcher, ramper, courir, tirer, se mettre à couvert, CQC, etc.) et qu’on est rapidement un peu perdu. Passé ce temps d’adaptation, les contrôles restent lourds bien sûr, mais on finit par l’accepter et faire avec.

All your base are belong to us

Comme Portable Ops, le cœur de Peace Walker réside dans le recrutement d’hommes. C’est logique si on considère que ces deux titres racontent comment Big Boss a créé Outer Heaven et son armée privée. En cours de mission, on assomme donc ses ennemis pour les retrouver ensuite dans la Mother Base. Les prisonniers que l’on est amené à libérer y sont transportés aussi. A la différence de Portable Ops et de son camion qu’il fallait remplir de prises de guerre avant de les expédier à la base, ici c’est automatisé. La gestion de son armée privée est le véritable cœur de ce nouveau MGS. Cela risque d’ailleurs de surprendre ceux qui s’attendent à un épisode plus traditionnel. Chaque soldat, officier ou prisonnier possède des affinités avec un corps de métier particulier (Renseignement, Démolition, Infirmerie, etc.). En se basant sur ses statistiques, il convient de l’assigner à sa profession de prédilection afin qu’il progresse et débloque de nouvelles compétences utilisables par Big Boss comme le C4 par exemple. D’ailleurs, plus des hommes sont assignés à une compétence, plus celle-ci progresse.

Un jeu entêtant

Comme Portable Ops, mais de manière encore plus radicale, Metal Gear Solid : Peace Walker est très différent d’une expérience MGS sur console de salon, tout en restant étonnamment fidèle à l’univers. En s’inspirant de plusieurs concepts (notamment Pokémon et Monster Hunter), Kojima Productions nous offre un jeu dense, avec beaucoup de possibilités ludiques (gestion, action, infiltration, capture) et un découpage des missions bien pensé. Une fois encore, c’est un incontournable pour les fans de la saga la plus atypique du jeu vidéo.

Test réalisé par Emmanuel Touchais.


Note globale :

Intérêt :
Principe simple, efficace et addictif. Ceux qui y adhèrent auront beaucoup de mal à décrocher de la chasse au monstre. D’autant plus que l’univers du jeu est très riche.

Réalisation :
La console est particulièrement bien exploitée, la modélisation, les décors ou les cinématiques, tout est rendu avec beaucoup de classe. On regrette simplement un léger aliasing.

Prise en main :
Même si on finit par s’y habituer après quelques heures de jeu, la maniabilité reste lourde et pénible. Bravo en revanche pour la possibilité d’installer entièrement le jeu sur le Memory Stick.

Durée de vie :
On est pratiquement sur la durée de vie d’un RPG, il y a donc beaucoup de choses à faire et en voir le bout en ayant fait 100% du jeu prend un certain temps. A cela s’ajoute un riche mode multijoueurs permettant à six joueurs de coopérer ou de s’affronter.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- A ceux qui aiment la série Metal Gear Solid
- A ceux qui aiment la gestion

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Metal Gear Solid : Portable Ops

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