Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots (PlayStation 3)
"La guerre a changé". C'est sur ces mots, prononcés dans un souffle par un Old Snake à la voix brisée que s'ouvre Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots. Le titre, septième opus des aventures de Snake depuis la première apparition du personnage en 1987, met un point final à la saga Solid.
Test
Note globale :
Genre : Infiltration
Sortie : 12/6/2008
Éditeur : KONAMI
Développeur : Konami
Langues :
Le moment est enfin venu de jouer à Metal Gear Solid 4 : Guns Of The Patriots. Inutile de faire durer le suspense plus longtemps, mieux vaut jouer cartes sur table. Essayer de mettre en mots l’expérience interactive que nous propose Hideo Kojima et son équipe sur une console du calibre de la PlayStation 3.
Le sens de la continuité
La première chose qui frappe, chez les habitués en tout cas, c’est l’incroyable sentiment "d’être à la maison" qui se dégage des contrôles. Peu importe les sauts générationnels effectués par la série (PlayStation, PlayStation 2, PSP, PlayStation 3), les habitués trouvent immédiatement leurs marques et leurs automatismes. Un regard plus soutenu permet néanmoins de comprendre les nombreux aménagements réalisés afin de rendre la maniabilité générale plus fluide. La caméra trois-quarts haut des trois premiers volets a définitivement disparu au profit de la caméra libre apparue dans Metal Gear Solid 3 : Subsistence. Dans le contexte de Guns of the Patriots, ce choix permet plus de souplesse dans la surveillance des environs, tout comme celui d’une vue caméra à l’épaule façon Resident Evil 4 pour la visée rend les altercations plus confortables. Et, bien entendu, la possibilité de tirer en vue subjective est toujours disponible.Les fans de Snake Eater et de Portable Ops seront ravis d’apprendre que le CQC (Close Quarter Combat) est aussi de la partie.

Nulle part où se cacher
Hideo Kojima nous avait prévenu, Guns of the Patriots applique la règle du "nowhere to hide" (nulle part où se cacher). L’infiltration dans des lieux clos (Shadow Moses, le Tanker ou Big Shell) ou encore confinés (la jungle) est ici remplacée par des endroits étonnement ouverts et dans lesquels le combat fait rage. Snake est au milieu d’une zone de guerre pris entre le feux de Sociétés Militaires Privées et de la Milice Rebelle. La réactivité nécessaire est donc supérieure à n’importe lequel des précédents épisodes et du coup, la palette de mouvements renforcée prend tout son sens. Les stratégies pour échapper aux poursuivants sont multiples notamment avec la nouvelle possibilité de "faire le mort" et une observation méticuleuse de chaque lieu sera essentielle afin de repérer les nombreuses possibilités de cachette ou les chemins alternatifs. Enfin, Snake étant désormais un vieux soldat, il faudra savoir gérer sa barre psychologique ainsi que son niveau de stress sous peine de voir chuter dangereusement ses performances.L’art de la guerre
Découpé en actes eux-mêmes divisés en plusieurs vastes niveaux, Metal Gear Solid 4 propose un terrain de jeu plus complexe aux multiples chemins possibles et il demande au joueur une plus grande adaptabilité. Pour cela, bien entendu, Snake n’est pas sans ressources. En premier lieu, il possède l’Octocamo, un camouflage homochromique équipé de chromatophores permettant à notre héros de prendre la couleur et la texture de son environnement immédiat. En bref, faire comme le caméléon. Bien évidemment les reliefs du corps sont toujours visibles : inutile donc d’espérer échapper à un garde si l’on se camoufle en plein milieu de son chemin de ronde. Snake possède également le Solid Eye qui remplace le Soliton Radar des deux premiers opus et qui fait également office de lunettes de vision nocturne et de jumelles. Enfin, dernier gadget de notre James Bond vidéo-ludique : le Mk.II. Il s’agit d’un petit robot fabriqué par Otacon qui agit comme un drone de reconnaissance. Le joueur peut le télécommander sur une certaine distance afin de repérer les lieux et les patrouilles de gardes. Le Mk. II peut utiliser un camouflage optique qui le rend virtuellement invisible à l’œil nu, il peut également envoyer des décharges électriques ou faire du bruit pour distraire les ennemis. Attention toutefois car il fonctionne sur batterie et ne peut donc pas être opérationnel en permanence.Autre nouveauté de Guns of the Patriots, la possibilité de débloquer le verrouillage ID des armes ennemies et donc d’avoir potentiellement accès à un énorme arsenal. Il est également possible de customiser chacune des armes, moyennement finances qui prennent ici la forme des Drebin Points (DP). Ceux-ci s’obtiennent en ramassant des armes sur les gardes morts, assommés ou endormis ou en tuant certains ennemis spécifiques. Comme c’est le cas dans chacun des épisodes, il est tout à fait possible de faire l’intégralité du jeu (hors combats contre les boss) sans tuer personne en se servant uniquement de l’arsenal par défaut : le couteau et le pistolet tranquillisant. Metal Gear Solid 4 est, bien entendu, un épisode incroyablement cinématique.
La mise en scène est – mais ça on le savait déjà – terriblement inventive et offre quelques moments de bravoure dignes du septième art. Le jeu est aussi entièrement référentiel.
Du grand Kojima
Hideo Kojima prend le contre-pied de la tendance grand public qui sévit dans le jeu vidéo et réalise un jeu pour ses fans et rien que pour eux. Guns of the Patriots ne s’embarrasse d’aucun tutorial en cours de jeu. La seule manière d’apprendre les mouvements et surtout de pratiquer le CQC, c’est d’aller dans la Virtual Range disponible dans le menu de lancement. Concernant le scénario, c’est le même son de cloche, ceux qui ne maîtrisent pas leur encyclopédie Metal Gear sur le bout des doigts seront perdus dès l’écran de menu.Hermétique, Metal Gear Solid 4 l’est assurément. Fort d’une base de gameplay éprouvée, d’une intégration réussie des cinématiques, Kojima peut se permettre d'expérimenter. C'est exactement ce qu'il fait ici. Aucun des épisodes de la série ne possède ce sens parfait du gameplay que l'on trouvait dans le premier Metal Gear Solid. Ils s'imposent plutôt comme de formidables creusets d'idées capables de véhiculer des émotions et d'incroyables moments de bravoure ludique. Bout à bout, la saga s'impose comme l'équivalent vidéo-ludique de 2001, l'Odyssée de l'Espace. C'est à dire un espace dans lequel Kojima prend toutes les conventions, à commencer par le contexte réaliste des jeux militaires, et les retournent sans aucun ménagement. Expérience totale, énigmatique, définitivement unique, Metal Gear Solid 4 est une oeuvre miraculeuse qui clôture la première série jeu vidéo non pas pour adultes, mais tout simplement adulte.
Test réalisé par Emmanuel Touchais.
Note globale :
Intérêt :
Les possibilités au sein de chaque terrain de jeu sont énormes. Les personnages plus charismatiques que jamais et la narration de premier choix. A moins d’être totalement hermétique au gameplay MGS, impossible de ne pas tomber amoureux fou de ce titre.
Graphisme :
En 1080p natif (Full HD), le titre est visuellement somptueux et les cinématiques réalisées avec le moteur du jeu sont d’une qualité jamais vue.
Animation :
Tout est impeccablement fluide et la manière de bouger des différents protagonistes reste détaillée sans pour autant tomber dans le réalisme pur. L’ensemble fait très jeu vidéo.
Son :
La musique a toujours été un point fort de la saga et c’est encore le cas ici avec des compositions magnifiques créées par Harry Gregson-Williams et Nobuko Toda avec la participation de Ennio Morricone sur un titre.
Jouabilité :
Aucun problème de prise en main, tout est incroyablement intuitif.
Multijoueur :
Assez proche du mode disponible dans MGS 3 : Subsistence, le online de MGS 4 est très différent de ce que l’on a l’habitude de voir mais ne manque pas d’intérêt.
Difficulté :
Quatre mode de difficulté sont disponibles dès le départ et un cinquième est déblocable après avoir fini le jeu. Tout le monde y trouvera son compte.
Durée de vie :
Copieux, le jeu possède en plus un taux de rejouabilité important.
Avis de la rédaction
A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- A ceux qui aiment la série Metal Gear Solid
- A ceux qui les jeux vidéo décalés
Vous aimerez si vous avez aimé :
- Metal Gear Solid sur autres supports.
- Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty sur PS2.
- Metal Gear Solid 3 : Snake Eater sur le PS2.
Vidéos
Astuces
Codes d’Otacon
Dans l’acte 4, une fois infiltré dans la base, au second sous-sol, Otacon vous demande d’entrer un code. A la place du code qu’il vous a précédemment communiqué, vous pouvez entrer l’un des codes suivants :14893 pour obtenir 100 000 DP.
12893 pour avoir un rabais de 20% sur le magasin.
78925 pour avoir une musique de l’iPod.
13462 pour avoir une autre musique de l’iPod.
Codes iPod
Une fois le jeu fini, rendez vous dans le menu Extras et entrez les codes suivants pour débloquer des musiques correspondantes :thomas : "Desperate Chase"
george : "Gekko"
theodore : "Midnight Shadow"
abraham : "Mobs Alive"
-
Shinobi
23.99 € - 3DS -
Sonic Generations
29.99 € - Xbox 360 -
Sonic Generations
29.99 € - PlayStation 3
-
Manette Wireless Micromania Collection
24.99 € - PlayStation 3 -
Manette Filaire Micromania Collection
14.99 € - PlayStation 3 -
Pack Ps3 320 Go Silver + Gran Turismo 5 + Infamous + Modern Warfare 2 Platinum
309.99 € - PlayStation 3
-
Pokepark 2 : Le Monde Des Voeux
49.99 € - Wii






